Radio-TV publique en SuisseVous êtes 48% à vouloir une redevance à 200 francs
L’initiative populaire qui veut serrer la vis à la SSR a été déposée ce jeudi à Berne. Notre sondage en ligne confirme qu’elle a la cote.

Faudrait-il réduire le montant de la redevance audiovisuelle perçue en Suisse de 335 à 200 francs par an? C’est ce que demande l’initiative populaire «200 francs, ça suffit!» déposée ce jeudi à Berne avec plus de 128’000 signatures. L’idée d’une telle baisse semble séduire un large public, si l’on en croit un sondage (non représentatif) mené sur nos plateformes numériques: 48% des participants s’y disent favorables.
Le statu quo ne convainc, lui, que 36% des quelque 1200 personnes ayant répondu à ce questionnaire. S’y ajoutent 13% d’avis plus partagés: la redevance radio-TV devrait diminuer, mais pas autant que le souhaite le comité d’initiative. Le texte a été lancé l’an dernier par l’UDC, l’Union suisse des arts et métiers et les Jeunes PLR, peu après l’échec dans les urnes d’une loi sur l’aide aux médias.
Comment réagit le secteur audiovisuel public? «Cette prise de température ressemble à ce que nous avons vécu en 2017, avant la campagne No Billag», répond la SSR par l’intermédiaire de son service de presse. L’initiative «No Billag» voulait purement et simplement supprimer les redevances radio et télévision. En mars 2018, au terme d’une campagne tendue, elle avait été balayée par 71,6% des votants.
«Il est sans doute un peu hasardeux de tirer des conclusions à ce stade.»
«Une initiative débute souvent ainsi, relève la SSR. Puis les arguments sont développés et la population réfléchit à ce qu’elle peut gagner, mais aussi perdre. Il est sans doute un peu hasardeux de tirer des conclusions à ce stade.»
Une chose est sûre: les débats à venir s’annoncent vifs d’ici à la votation populaire. En plus de la baisse de la redevance touchant les ménages, les auteurs de l’initiative demandent la suppression de celle des entreprises. La SSR verrait ainsi son budget annuel (1,5 milliard de francs) considérablement restreint. Une alliance «Pour la diversité des médias», composée de personnalités du monde politique, culturel, économique et de la société civile, s’est formée pour combattre ce texte.
Vous avez trouvé une erreur?Merci de nous la signaler.















