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Le Waldhaus à Sils-Maria, lieu de culture et de rencontres

Un miracle permanent qui attire des personnalités du monde entier.

Cocteau, Frisch, Dürrenmatt, Rilke, Hesse, Gide et Menuhin ont notamment séjourné à l'hôtel Waldhaus de Sils.
Cocteau, Frisch, Dürrenmatt, Rilke, Hesse, Gide et Menuhin ont notamment séjourné à l'hôtel Waldhaus de Sils.
Waldhaus / Hans-Peter Siffert

«Le paradis, c'est comme dans un cinq étoiles, mais en plus grand», disait le réalisateur grison Daniel Schmid, fils d'un hôtelier de Flims. Ce paradis, Nietzsche l'avait découvert à Sils, alors qu'il était accablé de maux de tête et de migraines: «Pour la première fois, une sensation de soulagement.»

«Si tu veux savoir qui est le bon philosophe, mets-les tous en ligne. Celui qui rit est le bon», écrivait Nietzsche. À Sils-Maria, il faisait tous les jours la même balade à la même heure. Et les paysans du coin n'avaient plus besoin de sortir leur montre de leur poche.

Cette année, l'hôtel Waldhaus, dominant fièrement le village, a fêté ses 111 ans. La cinquième génération est au pouvoir, mais les «anciens» sont toujours là, prêts à rencontrer leurs hôtes. La liste est longue. Il y a eu Cocteau, Frisch, Dürrenmatt, Marcuse, Thomas Mann, Rilke, Hesse, Gide, Yehudi Menuhin. Un haut lieu de culture et de rencontres, où il est possible de se retrouver soi-même.

Le Waldhaus, aujourd'hui encore aux mains des familles Kienberger et Dietrich, est un miracle permanent qui a attiré des personnalités des mondes intellectuel, politique et artistique depuis un siècle. C'est près de Sils que j'avais pu interviewer l'architecte Norman Foster (son bureau m'avait dit qu'un rendez-vous à Londres était impossible). Pris dans un orage soudain, je m'étais abrité sous un hangar avec mon VTT lorsque je vis arriver un cycliste trempé sur son Raleigh en carbone. Nous avons fait connaissance et j'ai pu faire mon interview.

C'est au Waldhaus que Claude Chabrol a tourné «Rien ne va plus». Une histoire d'escrocs à la petite semaine pris au piège d'un réseau international, avec Isabelle Huppert, Michel Serrault et Jean-François Balmer. L'affinité s'est rapidement développée entre l'équipe du film, le personnel de l'hôtel et les pensionnaires, nous déclarait Urs Kienberger. Le tournage a duré trois semaines. Acteurs et techniciens ne sortaient pas le soir, ils restaient à l'hôtel où ils se sentaient bien.

Le dernier soir, Chabrol avait inversé les rôles. Il a libéré l'équipe de cuisine et a invité tout l'hôtel à dîner et à partager le tartare qu'il avait mijoté. Une soirée inoubliable. Après avoir vu le film, de nombreux Américains ont fait le voyage de Sils pour séjourner au Waldhaus.

Mi-octobre, l'hôtel fait le plein. Une clientèle fidèle qui réserve d'une année à l'autre. On se sent bien au Waldhaus.

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