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Val d’Aoste: une cabine vers les cimes

Le téléphérique Skyway Monte Bianco permet d’accéder aux neiges éternelles sans effort.

Le sommet du Mont-Blanc, vu de la terrasse panoramique surplombant la station supérieure du téléphérique Syway Monte Bianco, à la Pointe Helbronner, à 3466 mètres d’altitude.
Le sommet du Mont-Blanc, vu de la terrasse panoramique surplombant la station supérieure du téléphérique Syway Monte Bianco, à la Pointe Helbronner, à 3466 mètres d’altitude.
GILLES SIMOND

Si Aoste et sa vallée recèlent de nombreux trésors (lire ci-contre), nous nous proposons ici de contourner le chef-lieu et de prendre vers l’ouest, jusqu’à Courmayeur. Afin de découvrir ce que ses promoteurs appellent «L’ottava meraviglia del mondo», oui, «la huitième merveille du monde», rien de moins. Derrière cette appellation pour le moins pompeuse se cache à vrai dire une prouesse technologique: le téléphérique Skyway Monte Bianco.

Du lieu dit Pontal d’Entrèves, tout près de l’entrée italienne du tunnel du Mont-Blanc vers Chamonix, à 1300 mètres d’altitude, il permet de gagner la Pointe-Helbronner – Punta Helbronner en italien –, à 3466 mètres d’altitude et à proximité immédiate du sommet du Mont-Blanc. À l’origine, on trouvait ici une installation militaire qui permettait d’atteindre le Rifugio Torino, point de départ de nombreuses excursions dans le massif, comme la Dent-du-Géant, le Mont-Maudit ou le Mont-Blanc-du-Tacul.

Ascension panoramique

De nos jours, il y a en réalité deux téléphériques ultramodernes, équipés de cabines de forme ronde et qui pivotent délicatement à 360 degrés durant tout le trajet. La première étape va de la gare de Pontal d’Entrèves au pavillon du Mont-Fréty, à 2173 mètres d’altitude. On se rend tout de suite compte que les concepteurs italiens ont vu grand et beau: jusqu’à 80 passagers se mettent en mouvement de rotation, attendant le meilleur point de vue.

Au Mont-Fréty déjà, tout a été pensé pour que les visiteurs passent un bon moment. À l’extérieur, impossible de rater le jardin botanique alpin Saussurea, l’un des plus hauts d’Europe. Avant de laisser les enfants s’ébattre à la place de jeux, on y part à la recherche de la saussurée des Alpes, plutôt rare astéracée baptisée en hommage au savant genevois Horace Bénédict de Saussure, naturaliste et promoteur de la première ascension du Mont-Blanc en 1786. Des rocailles présentent la flore du val d’Aoste, mais aussi celle du reste des Alpes, de la péninsule Ibérique comme de l’Amérique du Nord, sans oublier les plantes médicinales.

Cave d'altitude pour vins d'exception

Un petit creux? Le restaurant Bellevue est à disposition. Une petite soif? C’est plus insolite: le site comprend une Cave du Mont-Blanc, qui produit du vin à base de prié blanc, unique cépage blanc autochtone valdôtain, de parchets situés entre 900 et 1200 mètres d’altitude du côté de Morgex et de La Salle, tout près de Courmayeur. En est issu un vin mousseux restant de 16 à 24 mois en cave d’altitude, appelé comme il se doit Cuvée des Guides, et un «vin des glaciers» à base de raisins récoltés la nuit, après le début du gel, dénommé lui Chaudelune.

Mais trêve de distraction, il est temps de remonter dans une cabine pour la seconde ascension, vers le monde minéral de la Pointe-Helbronner. À la station supérieure, un escalier permet d’accéder à une terrasse panoramique offrant une vue imprenable sur le massif du Mont-Blanc bien sûr, mais aussi sur tout le val d’Aoste et les Alpes. Là, le toit de l’Europe (4810 m), le Mont-Maudit (4465 m) ou le Mont-Blanc-du-Tacul (4248 m) se tiennent à portée de selfie.

Mariages et alpinisme

À l’intérieur, le Bistrot des Glaciers et une exposition de cristaux complètent l’offre. Ah non, pas tout à fait: notre guide de l’Office valdôtain du tourisme (grâce auquel ce reportage a été réalisé) nous signale qu’il est possible de se marier ici, grâce à Madame la maire de Courmayeur, et que le dîner peut se tenir à la station intermédiaire, dans une salle à manger privatisée. Et on a failli oublier que le Rifugio Torino, où l’on peut naturellement passer la nuit, à 3375 m d’altitude, est accessible en quelques minutes grâce à un tunnel creusé dans la roche.

Bien sûr, tout cela a un coût: 52 euros l’aller-retour pour un adulte. À noter enfin que, sur les deux versants du Mont-Blanc, on s’active afin de valider l’ouverture du «Trans Mont-Blanc» qui permettra, en enchaînant Skyway, Panoramic Mont-Blanc et Téléphérique de l’Aiguille-du-Midi, de franchir par les hauteurs tout le massif entre Courmayeur et Chamonix, avant de revenir en car via le tunnel du Mont-Blanc (pour un prix de 129 euros environ). De quoi s’en mettre plein les yeux!

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