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Paris, Milan, Turin... des expos en veux-tu en voilà!

Pourquoi ne pas réchauffer l’hiver avec un city break, à la découverte de l’un des nombreux rendez-vous artistiques à l’affiche d’une grande ville? Notre sélection.

A la Fondation Louis Vuitton, à Paris, le talent et la carrière de l'architecte et designer Charlotte occupe tous les espaces du bâtiment imaginé par Frank Gehry. L'influence de celle qui a collaboré étroitement avec Le Corbusier (et a oeuvré à la création du célèbre fauteuil) est clairement affirmé. Images: DR
A la Fondation Louis Vuitton, à Paris, le talent et la carrière de l'architecte et designer Charlotte occupe tous les espaces du bâtiment imaginé par Frank Gehry. L'influence de celle qui a collaboré étroitement avec Le Corbusier (et a oeuvré à la création du célèbre fauteuil) est clairement affirmé. Images: DR
GERALD CORDONIER

Paris

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Charlotte Perriand en pleine majesté

Il y a des expositions qui font date. Celle que consacre la Fondation Louis Vuitton à l’architecte et designer française Charlotte Perriand (1903-1999) marquera longtemps les esprits. Ceux des amateurs d’art, des fans de design, des curieux qui souhaitent découvrir le fascinant destin et incroyable talent d’une femme libre et engagée qui a traversé le XXe siècle. En lui consacrant tous ses espaces jusqu’au 24 février, la fondation se donne l’espace nécessaire pour chapitrer l’existence et la carrière de cette pionnière et militante de la modernité. Qui a changé notre manière d’habiter et de vivre les intérieurs, qui a allié la poésie et les forces de la nature à des recherches formelles et esthétiques tout à fait pragmatiques, voire technologiques.

Pour beaucoup, le nom de Charlotte Perriand n’évoque rien. En solo ou avec Le Corbusier et Pierre Jeanneret, elle a pourtant dessiné quelques-uns des objets les plus iconiques du siècle passé. De son «Fauteuil pivotant» à sa «Table extensible», de sa «Bibliothèque Nuage» à casiers colorés à sa série d’appliques métalliques. La fondation réhabilite, d’ailleurs, son rôle essentiel dans la création de la célèbre «Chaise à bascule» ou le développement du fauteuil cubique dit «Le Corbusier», que le temps a fini par attribuer essentiellement au célèbre architecte dont l’œuvre est désormais classée à l’Unesco.

Plus qu’un simple voyage dans un esprit créatif bouillonnant, l’exposition retrace les amitiés et affinités qui l’ont nourri. Et mélange ainsi aux meubles, objets, photographies, intérieurs créés par Charlotte Perriand plus de cinquante tableaux, sculptures, tapisseries signés des plus grands artistes étroitement côtoyés: Le Corbusier et Fernand Léger, bien entendu, mais aussi Pablo Picasso, Alexander Calder, Joan Miró, Jean Prouvé, Sôri Yanagi…

«Maison du Mexique, Chambre d’étudiant», 1952.
«Maison du Mexique, Chambre d’étudiant», 1952.

Infos:www.fondationlouisvuitton.fr

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Boltanski bis repetita

La riche rétrospective que consacre le Centre Pompidou à Christian Boltanski (1944) déroule, jusqu’au 16 mars, la carrière du plasticien français à travers une cinquantaine d’œuvres.

La variété des installations et des médiums éclaire sa quête incessante menée autour du travail de mémoire. Mais dévoile aussi les faiblesses rébarbatives de ses inventaires, lorsqu’ils deviennent formules séduisantes pour commandes publiques.

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Infos:www.centrepompidou.fr

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Le Greco, émotions!

Génie artistique qui a ouvert les voies vers la modernité, Le Greco (1541-1614) a évolué au carrefour des recherches stylistiques de la Renaissance. La riche rétrospective – jusqu’au 10 février au Grand Palais – couvre tout le champ de sa production. Et retrace l’épanouissement d’un style unique, d’une touche libre aux velours et clairs-obscurs lumineux, d’un goût affirmé pour la dévotion colorée et les émotions tourmentées. Puissant!

Jusqu’au 27 janvier, le Grand Palais met un autre artiste à l’honneur: Toulouse-Lautrec, trublion du XIXe siècle représenté dans toute sa diversité.

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Infos:grandpalais.fr

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Léonard de Vinci au Louvre, circulez!

Le Louvre ne pouvait manquer les 500ans de la mort de Léonard de Vinci. Mais qui veut contempler les grandes œuvres du génie de la Renaissance préfèrera un week-end à Cracovie pour un face-à-face avec «La dame à l’hermine», une virée à Milan pour contempler la monumentale «Cène» ou… une visite du Louvre une fois que cette exposition (dont on annonce des prolongations) sera terminée.

Certes, elle se révèle intéressante pour qui veut comprendre l’ampleur des recherches artistiques de Léonard de Vinci. Mais elle s’avère décevante si l’on espère voir ses chefs-d’œuvres (que le Louvre n’a pas réussi à réunir). Même «La Joconde» est restée dans les étages du musée, là où les quelques œuvres déplacées pour l’occasion (telles que le «Saint Jean Baptiste» ou «La belle ferronnière») se contemplent habituellement beaucoup plus aisément.Infos:www.louvre.fr

Milan

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Poésie lumineuse et rencontres végétales au Pirelli HangarBicocca

Une fois de plus, la Fondation Pirelli HangarBicocca brille par sa programmation. Et prouve que l’espace d’exposition aménagé, au nord de Milan, dans les anciens bâtiments industriels de la célèbre marque de pneumatique est l’un des lieux de création contemporaine les plus intéressants du moment. Les expositions solo sont sa marque de fabrique, entre relève et artistes confirmés. Jusqu’au 23 février, elle ouvre ses vastes surfaces à deux créateurs aux univers affirmés: le Catalan Daniel Steegmann Mangrané (né en 1977) et le Gallois Cerith Wyn Evans (1958).

Fasciné par la biologie, nourri autant de chamanisme amérindien que de technologie, le premier offre au visiteur un voyage conceptuel écologique qui décline les médiums (vidéo, dessin, photographie, installation...) pour réinventer le lien homme-nature. Avec en point de mire la rencontre ludique avec une colonie de phasmes. Après le détour par l’œuvre permanente d’Anselm Kiefer, «The Seven Heavenly Palaces 2004-2015» et ses tours apocalyptiques dressées dans une aile du site, c’est à travers les gigantesques compositions synesthétiques du Britannique que la balade immersive se poursuit.

Au milieu de ses installations sonores et lumineuses le temps se suspend, les perceptions vacillent. L’optique devient plastique, le sonore visuel. Le public en redemande.

Au milieu de dizaines de mobiles de néon suspendu, la balade devient hypnotique, les perspectives enivrantes.
Au milieu de dizaines de mobiles de néon suspendu, la balade devient hypnotique, les perspectives enivrantes.

Infos:pirellihangarbicocca.org

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Cabinet d’Anderson chez Prada

Derniers jours pour découvrir «Momie de musaraigne dans un cercueil et autres trésors», surprenant voyage entre art, nature et artisanat. A la Fondation Prada, le réalisateur Wes Anderson et son épouse Juman Malouf ont imaginé une exposition qui questionne autant la scénographie muséale que la constitution d’inventaires.

Au fil d’un parcours tissé de petites et grandes vitrines – telles les salles d’un musée –, le couple réunit des dizaines d’objets issus de la fascinante et hétéroclite collection d'art et de sciences naturelles de la famille de Habsburg. A voir jusqu’au 13 janvier.

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Infos:www.fondazioneprada.org

Turin

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Claudia Comte à Rivoli

Une fois à Milan, pourquoi ne pas pousser le voyage jusqu’à Turin? Et se plonger dans la monumentale intervention picturale dévoilée lors de la dernière Foire d’Art de Turin.

Au Castello di Rivoli, à 20 minutes de la cité piémontaise, la plasticienne lausannoise Claudia Comte (1983) déploie dans le labyrinthe de combles du musée d’art contemporain une incroyable installation murale inspirée des motifs de la nature ou de l’architecture du lieu. «Comment grandir et toujours garder la même forme» envahit les cimaises et décline courbes et couleurs dans d’infinies variations hypnotiques. A voir jusqu’au 23 février.

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Infos:www.castellodirivoli.org

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