Vincent Schmid: Donner sa vie

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Image: Keystone

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Vincent Schmid: Donner sa vie

Par un mystérieux concours de circonstances, les obsèques nationales du Lieutenant Colonel Arnaud Beltrame se sont déroulées au cœur de la Semaine Sainte chrétienne qui va du dimanche des Rameaux au dimanche de Pâques. Bientôt ce sera Vendredi Saint. Ce jour-là les chrétiens font mémoire de l’arrestation, du procès, de la condamnation et de la mise en croix de leur Maître. (...) Elle nous fait comprendre le sens véritable du mot martyre. Loin d’être une quête suicidaire de la mort entraînant avec elle la mort des autres, elle envisage la grave possibilité que le don de sa vie puisse être consenti pour ne pas renier sa foi au service des autres. Le martyre chrétien ne recherche jamais la mort car il croit à la vie et au fond ne croit qu’à cela. Mais il admet que le sacrifice suprême de sa vie puisse être parfois nécessaire pour sauver celle des autres. C’est exactement ce que Arnaud Beltrame a incarné… C’est donc bien le moment de nous préparer à défendre jusqu’au bout ce en quoi nous croyons vraiment. A témoigner, au sens fort s’il le faut (le mot grec martus signifie témoin), de ce qui nous anime. Tant pis pour les faux semblants, les précautions oratoires, les pudeurs de chaisières ou les amabilités convenues. L’heure n’est plus aux élégances diplomatiques…

Jean-Dominique Michel: Osera-t-on dire la foi chrétienne d’Arnaud Beltrame ?

Osera-t-on dire (on l'a un peu évoquée) la réalité de la conviction de foi chrétienne qui l’animait ? L'époque est frileuse en la matière. La religion reléguée avec force à la sphère privée, de préférence du côté du cabinet de toilette : on veut bien à la limite que les gens en fassent usage, mais dans le secret de leur intimité, sans en faire étalage. Certes, il fait sens qu’un continent à la fois déchristianisé et habité par plusieurs dizaines de millions de musulmans soit soucieux de ne pas s'engager dans un affrontement de civilisations auquel la religion hélas prédispose. Qu’on le veuille ou non, on marche désormais sur des œufs, au point d’être embarrassés des racines chrétiennes de l’Europe ou de trouver provocatrice l’exhibition de crèches durant l’Avent. Le christianisme est il est vrai tombé en désuétude, par la faute d'institutions qui n'ont su en proposer que la dimension de contrôle moral et social, antinaturel et hypocrite, au lieu d'irriguer le collectif d’une vivifiante mise en présence du Mystère. (...)

Maurice-Ruben Hayoun: Arnaud Bertrame entre le Christ et Emmanuel Levinas

(..) Le sacrifice consenti, en toute connaissance de cause par cet officier supérieur de la gendarmerie puise à deux sources, différentes mais non point opposées car ayant grandi sur le même humus, le judéo-christianisme. Un homme, se trouvant sur ce lieu, par hasard, avait rendez vous avec le destin, son destin : la mort en se substituant à une femme otage, retenue par un odieux terroriste islamiste qui déshonore par cet acte abject, la cause qu’il prétendait défendre : tuer un être innocent au nom d’un Dieu qui est tout sauf un Dieu d’amour et de compassion. Or, en y regardant de plus près, on se rend compte que l’éthique, telle que développée par Emmanuel Levinas dans ses écrits, illustre en tout point le geste du colonel martyr : mourir pour quelqu’un d’autre, quelqu’un qui ne vous a rien demandé mais pour lequel on se sent responsable. Je sais bien que le colonel a suivi un cursus plus militaire que religieux mais cette discipline militaire suivait une théologie politique. (...)

Edmée Cuttat: Isabelle Huppert en feu dans "Madame Hyde"

Serge Bozon propose une relecture très libre du célèbre roman de Robert Louis Stevenson, L’Etrange cas du Docteur Jekyll et de Mr Hyde. On en attendait beaucoup dans la mesure où sa Madame Hydeest porté de bout en bout par Isabelle Huppert, qu’il avait déjà dirigée dans Tip top en 1913. Toujours excellente, la comédienne avait logiquement remporté le prix d’interprétation au dernier Festival de Locarno. Mais elle ne suffit pas à faire totalement décoller une histoire pourtant prometteuse où, sous couvert de dédoublement de personnalité, de fantastique, d’étrange, d’inquiétant mêlé de poésie, le réalisateur français nous parle de social, d’école, d’éducation, de connaissance, de la manière de la transmettre et de l’alimenter. (...)

Jean-Noël Cuénod: Cérémonies pour combattre l'islam politique

«Aujourd’hui, Emmanuel Macron doit répondre aux attentes les plus vives du pays». Pour le politologue français Stéphane Rozès – président de CAP (Conseils, Analyses, Perspectives) et enseignant à Sciences-Po et HEC (Hautes Etudes Commerciales) – le président français affronte le moment le plus dramatique depuis son élection. (...) Stéphane Rozès n’oublie pas les questions d’ordre social: «Il est frappant de comparer le parcours de vie du lieutenant-colonel Beltrame avec celui de son assassin. Ils sont aux antipodes. L’un a été élevé dans un environnement stable où la transmission des valeurs a été assurée. L’autre a vécu dans un milieu familial complètement désarticulé». La lutte contre le terrorisme commence dès l’école maternelle a déclaré, en substance, le président Macron aux Assises consacrée mardi 27 mars à l’enseignement de la prime enfance. De toute évidence, le contexte social ne saurait constituer une excuse au djihadisme. Mais c’est l’un des paramètres à prendre en compte dans cet affrontement avec l’islam politique. Un affrontement de longue haleine.

Alonso Unica: Une élection de fous

(...) Il est évident que personne ne gagnera une élection, c’est-à-dire acquérir la confiance d’électeurs, si l’on reste passif. La problématique de la « connaissabilité du candidat » est un point majeur pour réussir une élection. Comment faire voter pour soi, si les personnes ne savent même pas que vous existez ? Que vous plaisiez ou pas, cela n’est qu’un problème de secondaire. En premier lieu, il importe peu que vous soyez bon ou mauvais, l’électeur a besoin, pour voter, que vous ayez un minimum d’exposition, que vous puissiez être aperçu par eux. Après quoi vous pourrez montrer ce que vous êtes et comment vous êtes. Ceci est le plus important pour les candidats à la course au Grand Conseil, qui lors de ces élections sont au nombre de 623 pour 100 places. Et dont les sortants ont déjà une longueur d’avance face aux citoyens en matière de notoriété (positive). Bien que certains sortants, sont aussi inconnus aux yeux des électeurs que les nouveaux candidats. (...)

Thomas Putallaz: Chaque voix compte !

Surtout la vôtre! Je m’engage comme candidat au Grand Conseil, car j'aimerais m’assurer que nos enfants puissent toujours avoir leur liberté de choix, celle de nos anciens, qui ont su faire de notre région la région la plus prospère au monde. Le choix de se former ou de se loger sans avoir à s’expatrier, le choix d’avoir un travail ou de fonder sa propre entreprise, le choix de se soigner ou de se divertir à Genève… Vidéo (TDG)

Créé: 29.03.2018, 11h35

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