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«Pas de vacance pour les hannetons !»

Pour Walter Schlechten, la politique n'est pas une branche en vacance. Son activité est bouillonnante.

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Walter Schlechten. Alors que les vacances régissent nos journées pour le plus grand nombre, la vie tourne au ralenti. L’économie, les problèmes de transports, la culture, l’éducation, même la délinquance ne sont plus de véritables préoccupations, un calme précaire règne doucettement dans la République. Pourtant, cette année, il y a une branche qui ne chôme pas, qui n’est pas en vacance, qui n’a pas cessé son activité, elle s’est même démultipliée pour se répandre en rue et bientôt en nos boîtes-aux-lettres, c’est la politique. Année des hannetons oblige vous me direz. Sachant que les places sont limitées et que là les heureux élus vont en prendre pour cinq ans, il est normal que tous se bousculent déjà au portillon. Le plus impressionnant est la participation des ténors et de leurs lieutenants fidèles aux diverses manifestations. On les voit partout et ils ne se privent pas de répercuter l’information via les réseaux sociaux, le nouvel outil électoral. Ce que je regrette, c’est que cet investissement populaire apprécié laissera dès novembre place aux commissions, aux débats, aux travaux politiques, ceux-là même qui pourtant intéressent le peuple. Nos élus s’éloigneront alors de la rue, laissant la place à la vindicte médiatique et aux foudres partisanes qui apprécieront leurs actes. Il est malheureux que cette scission se produise, car le terreau du politique c’est justement la rue, le peuple, le contact, l’échange d’idées à travers le dialogue. (…) Battre le pavé pour être élu est une bonne chose, garder pieds sur ces mêmes pavés serait le gage que nos élus nous représentent au plus près de nos besoins, de nos réalités.

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