Passer au contenu principal

Sylvain Thévoz: Tempête dans un bassinet pour un maillot de bain

Jean-Michel Bugnion: La séduction, mot tabou à l'école? John Goetelen: « Les amours inclusives ». Diego Esteban: (Re)construire l'école genevoise. Mireille Vallette: Un Centre islam et société ambigu. Daniel Warner: The Sex Scandals and Responsibility.

Sur http://blog.tdg.ch, tout plein de bons blogs à consulter et à commenter. Rendez-vous sur le portail des blogs de la Tribune de Genève Pour consulter les blogs sélectionnés ci-dessous, cliquez sur la signature. Les blogueurs apprécieront d’autant plus vos commentaires qu’ils seront courtois, argumentés et signés. Pour lire les blogs sur les smartphones et les tablettes, sélectionnez la rubrique Vivre!

Retrouvez toutes les revue des blogs

Sylvain Thévoz: Tempête dans un bassinet

Tempête dans un bassinet. La droite municipale hurle à l'introduction du burkini dans les piscines municipales. La presse s'en fait l'écho, agitant les peurs et les polémiques. Mais de quoi parle-t-on en fait ? Tout simplement d'un nouveau règlement (excellent) du service des sports, qui énonce que les usagers et usagères doivent porter une tenue décente et appropriée dans et au bord des piscines. Cela implique que les tenues de bain sont autorisées pour autant qu’elles ne soient ni sales ni négligées. Les combinaisons de triathlète sont désormais autorisées ainsi que les maillots en dessous des genoux, pour autant qu'ils soient destinés à la natation uniquement. Alors oui, c'est vrai, les costumes de bain ne seront plus mesurés par les gardes bains avec un centimètre pour calculer ce qui dépasse et ce qui ne dépasse pas du coude ou du genou, ce qui n'était pas pas dans l’ordre de leur mission, et ce qu'ils n'ont d'ailleurs jamais fait, heureusement. De toute façon ils n'avaient pas de base légale pour le faire. L’objectif de ce nouveau règlement vise donc à assurer l’hygiène, la sécurité, l'accessibilité, et que l’équité de traitement soit garantie dans les piscines. Ce but est respectable. C'est même le seul que doit se proposer un établissement public…

Jean-Michel Bugnion: La séduction, mot tabou à l'école?

Je souhaite ici présenter l’entier de mon raisonnement pour compléter l’article paru dans la TdG de ce jour qui ne pouvait offrir la place nécessaire à sa totalité. Le point de départ est une simple constatation : les jeux de séduction entre, schématisons, un homme adulte et une jeune fille adolescente existent dans le cadre extrascolaire ; ils sont reconnus comme tels et pénalement sanctionnés (abus sexuel sur mineur) lorsqu’il y a passage à l’acte, mais ne génèrent pas les mêmes émotions, en intensité et en nombre, que quand ils se produisent au sein d’une école. Il y a là une résonnance particulière, un parfum de tabou. Quelle est la première mission d’un prof ? Faire naître l’intérêt pour sa discipline et les connaissances qu’elle procure. C’est-à-dire éveiller chez l’élève le désir d’apprendre, de savoir, de grandir, désirs qui ne sont pas équitablement répartis. (...) Dans le 4ème de couverture d l’essai de Caroline de Mulder, Libido sciendi, le savant, le désir, la femme, paru au Seuil, en 2012, on peut lire ceci : « Si le lien entre désir de connaître (libido sciendi) et désir érotique (libido sentiendi) se trouve déjà suggéré dans les Ecritures, il devient explicite depuis la Renaissance et joue un rôle crucial dans la configuration de la science moderne. ». C’est peut-être bien là que se niche le tabou que j’ai, semble-t-il, dérangé (...)

John Goetelen: « Les amours inclusives »

On a beaucoup écrit sur la laideur des formes inclusives avec signe graphique médian. Par exemple: tou-te-s les participant-e-s. Tout y a passé: parenthèses, tirets, majuscules, et point médian. Ces formes compliquent la lecture et la langue. (...) Enfin, aucune de ces formes n’est réellement inclusive. Dans tous les cas, le féminin suit le masculin ou en est un appendice, quand il n’est pas mis entre parenthèses. Un comble! Et une manière implicite d’exclure par séparation des sexes, sous prétexte d’inclusivité. Cette langue dite épicène, chère à son altesse Madame la Maire (heu, pas la mère…) de Genève, n’est qu’une manière de politiser la langue et donc de détourner à des fins partisanes par exemple les textes officiels. Ce qui est contraire à l’esprit de la démocratie. (...) Il y a 35 ans Julien Clerc chantait Femmes je vous aime. Aujourd’hui il serait peut-être hué par les adeptes d’Oser le féminisme et stigmatisé pour sexisme, harcèlement et paternalisme.

Diego Esteban: (Re)construire l'école genevoise

L'école est victime d'un mal qui touche toutes les infrastructures publiques genevoises: la saturation. Cette saturation est notamment due à une population grandissante, une évolution dont les autorités n'ont pas suffisamment su tenir compte, mais pas seulement. L'augmentation du nombre d'élèves par classe, qui a grimpé de 18.97 à 20.55 entre 1990 et 2004 (source: DIP), continuera à grimper tant que la pénurie dans la capacité d'accueil des établissements publics perdure. Cela entraînera une diminution aggravée de la qualité de l'encadrement, tant il est difficile d'offrir une formation adéquate à chaque enfant lorsque l'enseignant-e doit s'adresser à un nombre trop important d'élèves. (...) Mais les moyens d'actions sont limités: en matière d'investissements publics, la décision des priorités est conditionnée par le rapport entre les forces politiques au Conseil d'Etat et au Grand Conseil. Ce rapport de forces est flou en ce qui concerne le Grand Conseil, mais au Conseil d'Etat, la droite détient une claire majorité. C'est à ce niveau qu'il s'agit d'apporter davantage d'équilibre (suivez mon regard...) afin de garantir un cadre adapté aux besoins de la population et pour assurer une scolarisation appropriée des enfants et des jeunes du canton.

Mireille Vallette: Un Centre islam et société ambigu

Jusqu’où favoriser l’islam et ses propagateurs au nom de l’intégration? Le Centre suisse islam et société (CSIS) de Fribourg donne ses réponses. Elles mériteraient pour le moins un débat. (...) D’un organisme de niveau universitaire, on attendrait quelques recherches scientifiques: sur la fabrication du Coran et la production des hadiths passées au filtre de l’archéologie, de l’épigraphie, de la linguistique, et l’organisation débats contradictoires. Récemment, le CSIS a choisi d’être la caisse de résonance de la victimisation des adeptes du prophète. Son colloque consacré à «l’hostilité envers les musulmans» a réuni une quinzaine d’intervenants: tous ont défendu le même point de vue et dénoncé l’islamophobie. Association suisse vigilance islam a envoyé au Centre une pétition munie de près de 800 signatures qui demande l’organisation de colloques critiques. Question textes, le Centre ne distingue pas science et foi conformément à l’orthodoxie islamique. (...)

Daniel Warner: The Sex Scandals and Responsibility

(...) The difference between moral responsibility and legal responsibility is a fine distinction. Many of those accused will be found legally guilty and suffer the consequences. But, in the Weinstein case, while many people in Hollywood appear to have known about his behavior – as is the case in many of the other revelations – there is at least a moral responsibility for those who knew, or had inklings, but did not react. (...) Responsibility is a backward and forward process. It determines who did what and who should be held accountable. But if properly publicized, it can also be a strong deterrent against future immoral or illegal actions. While the current focus is on the perpetrators, in the interest of the future, let’s hope those who were indirectly involved will be scrutinized morally and legally as well.

Thomas Wenger: Quand la prime d'assurance maladie rend malade

L'alternative PS-Verts-EAG veut plafonner les primes maladie à 10% maximum du revenu d'un ménage. Aujourd'hui à Genève, 110'000 personnes touchent un subside du Canton pour l'aider à payer sa prime. Ça représente 340 millions dans le budget de l'Etat, 25 millions de plus pour 2018. On ne peut plus continuer sur cette voie. Il faut proposer des remèdes. Il faut arrêter de juste dire que ça doit changer mais en même ne rien proposer et continuer d'avoir certain-e-s de ses parlementaires fédéraux (PDC, PLR, UDC) qui siègent en commission de la santé à Berne et sont en même temps payés par les assureurs maladie privés pour que rien ne change tellement ce système profite aux assurances privées.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.