Rémi Mogenet: Le problème catalan est que la culture a allié le catholicisme et l'Art...

La revue des blogsManuel Alonso Unica: Quand le bâtiment va tout va, mais pas pour les maçons. Jean-Noël Cuénod: Catalogne: les deux mulets dans l’impasse. Charly Schwarz: 2018, mort du Politique ! Gorgui Ndoye: Genève au cœur d’une négociation inédite.

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Rémi Mogenet: Le problème catalan est que la culture, à Barcelone, a allié le catholicisme...

(...) Le problème catalan est que la culture, à Barcelone, a allié le catholicisme et l'Art Nouveau, comme le montre l'exemple de Gaudì, c'est à dire que l'art religieux a été imprégné de modernisme sous l'influence des donateurs appartenant à la bourgeoisie industrielle locale. C'est grand, c'est beau, c'est justement admiré. Face à cela, l'Espagne castillane s'appuyait sur les grands propriétaires terriens - et Franco l'a imposée à l'inverse de ce qui s'est passé en Amérique du nord au dix-neuvième siècle. On peut, pour en livrer le symbole, évoquer les statues de Jean-Paul II en Andalousie, et les monuments, du reste sympathiques, consacrant les prêtres martyrisés durant la guerre civile: je ne suis pas de ceux qui donnent raison à leurs persécuteurs. Mais il s'agit, comme eût dit Victor Hugo, d'une culture encore liée au passé, à la tradition médiévale ou romaine. Un décalage existait, et un conflit était inévitable. Surtout si on affectait de ne pas se comprendre. Le roi intervient, il règle les problèmes constitutionnels quoique pense le peuple, il est des pays où le passé restera encore longtemps, comme cristallisé. Et en son sein, évidemment, des régions qui s'impatientent. Le respect du principe de liberté de chacun pourrait imposer la paix, s'il était bien compris - c'est à dire appliqué à l'autre, plus qu'à soi.

Manuel Alonso Unica: Quand le bâtiment va tout va, mais pas pour les maçons

(...) Combien de temps encore le patronat de la branche va-t-il prétexter une baisse d’activité pour ne pas adapter la rétribution du facteur « travail » et lui donner sa part dans cet accroissement des bénéfices d’entreprise ? N’ont-ils pas eu une progression de leurs bénéfices sur cette même période ? Et ce, notamment en chargeant chaque fois plus les travailleurs, tels des bêtes de somme, et en remplaçant les plus âgés par de jeunes temporaires facilement jetables. Il n’est plus acceptable d'ignorer les préoccupations liées à la santé de ces employés qui sont confrontés à un dur labeur tout en étant chichement rémunérés. Le 21 octobre 2017, les travailleurs du secteur de la construction vont manifester massivement, au niveau national, afin de dire stop à ces abus commis sur leur dos ; alors que le taux de pénibilité de leur travail est un des plus hauts qui soient. (...) En tant que fils d’un maçon immigré espagnol, je m’insurge contre les conditions imposées aux travailleurs du bâtiment, tant sur le plan sécuritaire que financier. Nous vivons en 2017 et les conditions de travail semblent ne pas avoir changé d'il y a 40 ans (...)

Jean-Noël Cuénod: Catalogne: les deux mulets dans l’impasse

Quelle que soit l’issue de l’affrontement entre Barcelone et Madrid, on connaît déjà les perdants: l’Espagne et la Catalogne. Le premier ministre Rajoy, comme le président de la Generalitat Puigdemont ont déployé toute l’étendue de leur incompétence. Il devient donc urgent de remiser ces deux mulets dans leurs écuries, avant de s’occuper de réensemencer les prés qu’ils ont ravagés. Carles Puigdemont s’est lancé dans son entreprise séparatiste avec une légèreté qui laisse pantois. (...) Côté Mariano Rajoy, la situation est tout aussi consternante. Envoyer la Guardia Civil pour matraquer des citoyens en train de voter, c’est prendre le risque de réveiller les vieux démons, de rouvrir les plaies profondes qui ont été mal cicatrisées dans un pays qui a poussé les années franquistes sous le tapis. (...) Les solutions paraissent toutes plus mauvaises les unes que les autres, Rajoy et Puigdemont s’étant placés dans la nasse sans la capacité d’en sortir. Le moins pire serait de les y laisser et de confier à un personnel politique plus capable le soin d’entamer le déminage.

Charly Schwarz: 2018, mort du Politique !

Le renoncement à l’action politique, à la volonté de transformer les structures de la société, conduit à la mort du Politique. Et, pour y survire, les hommes politiques doivent donc se transformer en médiateurs de la souffrance des uns et de la compassion des autres. Voici pourquoi les programmes disparaissent peu à peu du débat au profit de la convivialité de l’homme, de sa personnalité et de ses bons sentiments. A cette disparition du Politique, les hommes politiques eux-mêmes y ont consenti en refusant de prendre et d’assumer leurs responsabilités. Ils courent se cacher dans les jupons des économistes ou s’abriter derrière les discours de l’expertise pour justifier ce qui est de l’ordre du Politique.

Gorgui Ndoye: Genève au cœur d’une négociation inédite

Les cent quatre vingt treize Etats-membres des Nations-Unies sont en conclave à Genève, pour sceller un pacte mondial sur les migrations. Ce, dans l’esprit de la Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants, adoptée à l’occasion du sommet que les Nations Unies leur ont dédié le 19 septembre 2016 et qui consacre la volonté des États membres de l’ONU d’élaborer un cadre de référence international (pacte mondial) pour les réfugiés et un autre pour les migrations. Cette déclaration repose sur le constat selon lequel la communauté internationale n’est pas suffisamment préparée à aborder les grands mouvements de réfugiés et de migrants. (...)

Cédric Segapelli: Michael Farris Smith

A l’époque de la sortie de son premier roman, Une Pluie Sans Fin (Editions Super 8 / 2015), un récit post apocalyptique où l’on découvrait une région du sud des Etats-Unis ravagée par une succession sans fin de tempêtes et d’ouragans, on comparaît déjà son auteur, Michael Farris Smith, à l’illustre Cormac McCarthy en évoquant notamment son fameux roman La Route. Référence réitérée à l'occasion de la parution de son second ouvrage, Nulle Part Sur La Terre, où figure également en quatrième de couverture un rapprochement avec l’œuvre de William Faulkner qui devient la "valeur refuge" dès qu'il s'agit de citer un auteur originaire du sud des Etat-Unis, plus particulièrement du Mississipi, lieu où se déroule l'ensemble d’un roman noir dont l’indubitable maîtrise ne nécessite pas ces comparaison outrancières. (...)

Hélène Richard-Favre: Bertrand Cantat ou la polémique qui enfle...

En mai 2011, Bertrand Cantat avait suscité la polémique à Genève. De nombreuses personnalités s’étaient exprimées au sujet de la participation du chanteur à un spectacle programmé par le théâtre de la Comédie. On a eu droit à tout ou presque, c’est dire si les esprits étaient mobilisés et les passions tout autant. Rien de plus normal à cela tant l’ensemble de la situation a bouleversé, ému, meurtri les plus proches et les familles. Voici que la polémique enfle à nouveau autour de la une du journal Les Inrockssur laquelle apparaît Bertrand Cantat. Avant de se relancer dans toutes sortes de considérations déjà entendues et lues, voici un point de vue à méditer. Il s’agit de celui du juge qui a libéré le chanteur. Un tel sujet sensible ne peut laisser indifférent. Tout comme d’autres qui impliquent la mort donnée. Il en a été question dans de nombreux sujets ici. (...)

Bernard Comoli: Brésil, un militaire est confirmé à la tête de la FUNAI

(...) En juin 2016, l'Articulation avait obtenu du Gouvernement qu'il renonce à nommer un autre militaire, le général Roberto Sebastião Peternelli, à la tête de la Funai. Ces militaires sont proposés par le Parti Social Chrétien, un parti évangélique soutenant Michel Temer, le président de la République. Cette forte réticence à l'égard des militaires date de la période de la dictature pendant laquelle les Indiens ont eu à subir de nombreuses violences de la part de l'armée. De plus, la Funai a fait l'objet de coupes budgétaires qui ont entraîné la suppression de dizaines de postes, en particulier dans les Coordinations techniques régionales. (...)

Mireille Vallette: Le monde foisonnant de la radicalisation

Les initiatives destinées à dissuader d'emprunter des chemins sanglants se multiplient. Les méthodes varient, mais ont un interdit commun: l'islam. (...) Pour éviter la radicalisation, il importe que les musulmans, surtout les jeunes, se sentent chez nous comme chez eux. Trop de frustrations, de discriminations, de difficultés d’accès à l’emploi, d’islamophobie conduisent sur les sentiers d’ISIS. Du coup, nos politiciens et autres experts expriment la ferme la volonté de les dissuader en leur offrant quelques garde-fous: des formations anti-chômage, de nouvelles mesures d’intégration, des fonds pour rendre plus efficaces les activistes des mosquées: «La modicité des ressources financières dont disposent les communautés musulmanes a notamment des incidences sur les possibilités d’assurer le professionnalisme dans l’enseignement religieux et dans l’animation de jeunesse. » (selon la proposition du CSIS assimilée par les autorités fédérales). S’y ajoute le nouveau hochet des acteurs de cette comédie: l’urgence de reconnaître la religion musulmane. Et pendant que ces cogitations occupent tant d’esprits, l’endoctrinement à l’islam littéral, c’est-à-dire radical, suit harmonieusement son cours. (TDG)

Créé: 15.10.2017, 12h19

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