Olivier Perroux: Derrière un départ, une démocratie qui se meurt

Christophe Ebener: Pourquoi les pêcheurs s’opposent aux seabubbles. Alexandre de Senarclens: Ne perdons pas de vue les enjeux immédiats. Sylvain Thévoz: A quoi ressemblera votre vie si la droite gagne dimanche? Jean-Noël Cuénod: La faute de l’abbé Macron

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Olivier Perroux: Derrière un départ, une démocratie qui se meurt

(...) Généralement, les chercheurs peinent à être de bons pédagogues. Ce n’est pas le cas du professeur Oris. Ses cours sont suivis avec plaisirs par un auditoire captivé… et amusé par des expressions inimitables. Parmi les chercheurs qui ont travaillé avec lui, l’homme est apprécié. Là où un nombre trop important de ses pairs surfent sur leur statut pompeux en se reposant sur des recherches passées, un nom, les serrages de mains voire rien du tout, Michel Oris ne cesse de créer. L’UNIGE lui doit, notamment, un Pôle National de Recherche, soit une structure financée par Berne qui existe depuis 12 ans et emploie ou a employé plus de 150 chercheu-se-s. Excusez du peu. Dès lors, sa nomination au rectorat de l’UNIGE était logique. Le professeur Oris y a fait un excellent travail, parfois sur des dossiers très chauds. Oris est tombé. La rumeur l’a abattu. Les mesquineries académiques, réputées basses et stériles, ont eu raison de l’Homme de talent et de son action. Ce départ ne fragilise pas seulement l’UNIGE, mais le canton tout entier. (...) Les attaques sont telles, l'environnement tellement hostile, la vindicte populaire si patiemment agitée que la vérité peine à se faire. Elle est pourtant simple: Michel Oris est lavé des accusations qui l'accablent. Ca suffit. La justice ne peut appartenir à une salle de rédaction dirigée par le conseil d’administration de Tamedia ou d’un quotidien pseudo indépendant mais participant à la curée pour flatter son lectorat. (...)

Christophe Ebener: Pourquoi les pêcheurs s’opposent aux seabubbles

Dans le canton de Genève, si vous souhaitez capturer, pour les manger, des poissons d’une qualité irréprochable, inutile de tergiverser. Le seul plan d’eau qui produit encore naturellement des perches, des feras et des truites pour votre assiette, c’est le Léman. Partout ailleurs, si vous lancez une ligne, c’est soit dans l’espoir de revivre un glorieux passé, soit parce que vous militez en faveur de la préservation des rivières, et qu’il vous est impossible de tourner le dos aux multiples agressions qu’elles subissent chaque jour. Car la réalité, c’est que le Rhône est tellement peu productif sur le plan piscicole que les responsables de la pêche des autres cantons suisses ne me croient tout simplement pas lorsque j’en annonce les chiffres ! (...) Alors, quand un projet privé de transport individuel vient réduire des surfaces de pêche déjà bien amputées, et augmenter le trafic sur le dernier écosystème qui permet de capturer quelques poissons, les pêcheurs, amateurs et professionnels, disent NON !

Alexandre de Senarclens: Ne perdons pas de vue les enjeux immédiats

(...) Trois grands dossiers marqueront les débats au cours des prochains mois et méritent une prise de position claire de la part des candidats de tous bords. Les réformes concernant la fiscalité des entreprises, la caisse de prévoyance de l’Etat de Genève et la grille salariale des employés de l’Etat doivent retenir toute notre attention dans la mesure où elles voient s’opposer deux visions diamétralement opposées du rôle de l’Etat. D’un côté émergent des propositions courageuses à la hauteur des enjeux, tandis que de l’autre, à gauche, l’on feint d’ignorer l’urgence avec des projets qui ne feront qu’alourdir le fardeau pour les prochaines générations. (...)

Sylvain Thévoz: A quoi ressemblera votre vie si la droite gagne dimanche?

(...) L'argument de la droite pour sortir le coupe-coupe est de dire qu'à Genève, "les coûts de l’aide sociale ont explosé de 37% lors de la dernière législature, alors que les revenus ont crû de 12%". Il faut contrer cet argument fallacieux. Si l'on veut baisser les coûts de l'aide sociale, il faut appliquer des modèles créatifs et dynamiques, afin de sortir les gens rapidement de l'aide sociale. Par exemple, en facilitant la rente-pont pour les personnes qui perdent leur emploi passé 60 ans; en se donnant les moyens de réduire le nombre de dossiers traités par travailleur social; en favorisant le retour à l'emploi rapide, la formation, en augmentant le nombre de places de crèche afin que tout parent puisse travailler. Voilà ce qui nous motive. Pas de précariser encore davantage les personnes vivant seules, dans un ménage monoparental avec des enfants mineurs, ou celles sans formation post-obligatoire, ou vivant dans un ménage sans aucune personne active occupée, etc. (...) Il faut le marteler, il n'y a pas d'augmentation en Suisse du nombre de personnes à l'aide sociale en regard de la population globale, mais une augmentation du coût de l'aide sociale, lié principalement à l'augmentation des primes d'assurance maladie et au coût du logement ! (...)

Jean-Noël Cuénod: La faute de l’abbé Macron

Emmanuel Macron a donc provoqué une belle polémique lundi dernier ; elle surgit fort opportunément pour distraire le public des grèves à géométrie variable et autres motifs de grogne sociale. Il ne faut jamais sous-estimer le génie médiatico-tactique de Macronpiter. Certes, il n’a pas prononcé son discours dans l’unique but de faire diversion. Mais enfin, cet effet collatéral, même de courte durée, est toujours bon à prendre en période agitée. Il faut lire – ou écouter – jusqu’au bout ce long propos (voir la vidéo de son allocution en entier à la fin de ce texte) pour admirer l’art macronien de faire semblant de distribuer des gages aux groupes les plus antagoniques. Des gages qui point n’engagent. Sauf ceux qui veulent bien s’engager à être gagés. Ainsi pour lisser les plumes violettes du corvidé épiscopal, l’abbé Macron déploie tous les effets chatoyants de sa langue de buis (...) Le repli sur sa communauté culturelle ou confessionnelle est une tendance forte qui tente de répondre au monde globalisé. En parant l’une d’entre elle d’un « lien » particulier avec l’Etat, Macron risque d’entraîner une surenchère communautariste qui sera néfaste pour tout le monde.

Maurice-Ruben Hayoun: Comment s’explique la naissance des religions?

La question majeure est la suivante : L’homme peut-il vivre sans une quête de transcendance ? comment s’explique la naissance en l’homme, résultat d’une évolution qui s’étend sur des millénaires, d’une aspiration à l’invisible, au mystérieux, bref au religieux ? Chez l’homme préhistorique, on a pu observer cette évolution au moyen de peintures rupestres retraçant sa vie quotidienne dans son environnement. La nécessite de chasser pour se nourrir, le devoir de se protéger des bêtes sauvages pour rester en vie, autant de contraintes que l’on devait alors assumer. (...) Les premières pages de l’ouvrage de Jean Chaline, Archéologie des religions et qui complète celui qui est inscrit sur la couverture, sont étonnantes car l’auteur fait œuvre d’abord de paléontologue et de biologiste. (...) L’auteur Jean Chaline progresse à petits pas pour aboutir à la formation des religions connues de nos jours et dont la consolidation s’explique par le processus de l’évolution historique auquel nul ni rien n’échappe. Cela réduit évidemment à néant l’ontologie de toute vérité religieuse ou d’une notion telle que la Révélation. L’histoire, voilà le terme qui peut tout expliquer mais qui concentre sur lui bien des critiques. (...)

Edmée Cuttat: "La finale", road movie sans surprise

La réalisation est convenue, le scénario sans surprise, les rebondissements prévisibles dans ce film qui met en scène Thierry Lhermitte et le jeune Rayane Bensetti. Plutôt convaincant, le premier ne semble toutefois pas avoir trop perdu la boule. Et le second, assez prometteur, a malgré tout tendance à forcer la dose. Reste un grand moment pour les fans de foot qui n’ont pas oublié l’événement sportif majeur de 1998…

Cédric Segapelli : Ma ZAD. Dernier retranchement.

Rien ne saurait empêcher la venue de ce phénomène saisonnier, pas même les dérèglements climatiques, où l’on observe durant cette période printanière l’apparition des magazines hors-série consacrés à la littérature noire. On saluera l’effort même si l’actualité du polar ne s’arrête pas à cette période de l’année dont on pourra évaluer toute son ampleur annuelle avec des revues spécialisées dans le domaine, comme l’Indic ou 813 qui vous épargneront les sempiternelles réflexions sur un genre qu’il faudrait considérer à part entière dans le monde littéraire. C’est par le biais de ces publications que vous découvrirez tout au long de l’année, des nouveautés, qui ne bénéficient pas toujours d’un éclairage médiatique aussi important qu’elles seraient en droit de mériter, mais également des personnalités qui ont contribuées, bien avant son avènement, au rayonnement du roman policier à l’instar d’une figure comme Jean-Bernard Pouy créateur avec Serge Quadrupanni et Patrick Raynal de la série Le Poulpe qui a la particularité d’être rédigée pour chaque épisode par un auteur différent. (...)

Pascal Holenweg: Quand on GeM, on ne compte pas

Le veau d'or bourrera-t-il les urnes genevoises, qu'on finira de remplir dimanche à midi pour l'élection du Grand Conseil et le premier tour de celle du Conseil d'Etat ? L'électeur de "Genève en Marche", ou de l'un ou l'autre (ou des deux ensemble) de ses candidats au Conseil d'Etat, Eric Stauffer et Ronald Zacharias, cet électeur en tout cas vaut de l'or (et du coup, celui du MCG aussi, puisque l'ancien parti de Stauffer claque lui aussi un pognon fou pour éviter de se faire lourder du parlement par le nouveau parti du même Stauffer -sans même que celui ait pour cela besoin d'y entrer à sa place). A eux deux, GeM et MCG auront dépensé pour leur campagne électorale plus que tous les autres partis réunis. On ne sait pas si ça leur donnera à tous les deux (ou à l'un des deux aux dépens de l'autre) de pouvoir former un groupe parlementaire, mais leur prodigalité électorale aura au moins eu un heureux bénéficiaire : la presse genevoise, qui n'aura jamais été autant arrosée de pleines pages quadrichromiques que par ces deux partis, ensemble et séparément… (TDG)

Créé: 12.04.2018, 12h12

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