Une mode estivale qui vaut son pesant d’or

TatooLes tatouages éphémères dorés ou argentés fleurissent cet été sur les peaux féminines.

Beyoncé X Flash Tattoos. Set de 5 feuilles de 57 tatouages éphémères, codesignés par la chanteuse. Prix: 28 dollars sur www.flashtat.com

Beyoncé X Flash Tattoos. Set de 5 feuilles de 57 tatouages éphémères, codesignés par la chanteuse. Prix: 28 dollars sur www.flashtat.com

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A croire qu’une épidémie a contaminé les peaux genevoises. Autour des bras ou des poignets, sur un décolleté ou en haut d’une cuisse, le tatouage éphémère doré ou argenté squatte les épidermes coquets.

Le principe? Exactement le même concept que ces bonnes vieilles décalcomanies que l’on trouvait sous les emballages des chewing-gums Malabar: on sélectionne son motif, on ôte le film transparent qui le recouvre, on applique le dessin sur la peau avant de l’humidifier à l’aide d’un linge ou d’une éponge et de retirer le papier. Et le tour est joué: la brillante bestiole vous colle au corps au moins trois jours, à condition toutefois de ne pas s’acharner sur elle au gant de crin sous la douche.

Ne nous trompons pas: cet apparat-là est un phénomène planétaire, au point que la chanteuse américaine Beyoncé, toujours à l’affût d’un bon filon marketing, a elle aussi cédé aux sirènes du tattoo tout en dorures. La diva a sorti il y a une semaine sa première collection (voir photo ci-contre), bling-bling à souhait, sur laquelle se sont ruées les fashionistas du monde entier. «Beyoncé ou encore Rihanna ont été les premières à se montrer avec ce type de parures. Elles ont largement contribué à leur popularité», estime Marie-Charlotte Lamard, porte-parole de l’entreprise de bijoux éphémères Sioou.

Socialement acceptés

Autre explication de ce succès mondial: les tatouages – les vrais, les durables, ceux qui piquent – ne sont plus l’apanage des filles de mauvaise vie. Socialement acceptés, ils ont ouvert un boulevard à leurs petits frères éphémères en leur livrant sur un plateau le marché florissant de celles qui n’osent pas franchir le pas du permanent. En Suisse, c’est l’entreprise Tattyoo qui profite de l’effet de mode: «C’est le meilleur été que nous ayons eu!» se réjouit Xavier Grousson, à la tête de la maison. Qu’en est-il des ventes de ces fugaces frivolités dorées? «Super bonnes! Nous en avons fait nos best-sellers ce printemps. Mais selon moi, ce n’est que le début d’un phénomène. Personnellement, je trouve certaines pièces assez vulgaires, celles qui prennent la totalité du bras ou tout le décolleté. On les a trop vues. L’heure est venue de réinventer tout ça, de proposer des modèles plus discrets et plus raffinés.»

Allergie à la vulgarité

Même constat de fond pour Marie-Charlotte Lamard. «La collection de Beyoncé, par exemple, reste «très américaine», imposante au niveau des traits et des motifs, ce n’est pas exactement ce qui est demandé dans nos régions.» Trop vulgaires pour les modeuses européennes les dessins de «Queen B»? Effectivement, à voir le gros pistolet noir et or que l’artiste se propose de vous coller sur la peau, on peut comprendre que les Genevoises ne soient pas prêtes. Le graal sous nos cieux helvétiques comme à Paris? Des pièces plus raffinées, plus discrètes, si possible sorties tout droit de l’imagination d’artistes. Bref, un morceau d’art contemporain posé sur l’épiderme.

Et le meilleur reste peut-être à venir puisqu’on voit arriver le must have 2016: une véritable fleur séchée collée à même la peau.

www.tattyoo.com

www.sioou.com (TDG)

Créé: 14.08.2015, 16h47

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