Passer au contenu principal

Fashion WeekUn duo suisse imprime sa vision chez Dior

Lucie Meier et Serge Ruffieux étaient aux manettes chez Dior pour un défilé mêlant classique et fantaisie, vendredi.

Au quatrième jour de la Fashion Week parisienne, le défilé Dior a été très bien reçu. Il était orchestré par les Suisses Lucie Meier et Serge Ruffieux. (4 mars 2016)
Au quatrième jour de la Fashion Week parisienne, le défilé Dior a été très bien reçu. Il était orchestré par les Suisses Lucie Meier et Serge Ruffieux. (4 mars 2016)
AFP
Le défilé se tenait dans la Cour Carrée du Louvre, à Paris, où étaient installé un système de miroirs reflétant les façades du musée. (4 mars 2016)
Le défilé se tenait dans la Cour Carrée du Louvre, à Paris, où étaient installé un système de miroirs reflétant les façades du musée. (4 mars 2016)
AFP
(4 mars 2016)
(4 mars 2016)
AFP
1 / 10

Sans directeur artistique officiel depuis le départ de Raf Simons en octobre, Dior a présenté vendredi une collection mêlant classicisme et fantaisie. Elle est réalisée par Lucie Meier et Serge Ruffieux, le duo de stylistes à la tête du studio de création.

Le défilé, au quatrième jour de la Fashion Week parisienne, se tenait dans la Cour Carrée du Louvre, où avait été installée une structure provisoire faite de miroirs reflétant les façades du musée. A l'intérieur, le visiteur plongeait dans un décor futuriste de tunnels donnant une impression d'infini.

Les deux créateurs suisses étaient déjà à l'oeuvre pour le défilé haute couture en janvier. Cette collection de prêt-à-porter en «était une prolongation», a expliqué Lucie Meier.

Spontanéité

Avec un esprit plus «spontané»: «On laisse vivre le vêtement, on le laisse se poser, ce n'est pas trop rigide, trop strict», décrit la jeune femme qui a dans le passé travaillé chez Balenciaga et Louis Vuitton.

Le tailleur «Bar» à la taille marquée, emblématique de Christian Dior, est bien sûr décliné. Sur les manteaux de cette garde-robe complète, les cols des manteaux s'ouvrent largement sur les épaules, ou au contraire se ferment en un noeud autour du cou. Asymétries et mélanges de motifs apportent fantaisie et modernité à la silhouette.

Jouer avec les codes

«Les codes de Dior sont tellement forts et présents que c'est facile de jouer avec», commente Serge Ruffieux, 39 ans, arrivé chez Dior en 2008.

Les accumulations de bijoux d'oreille et de bagues, un rouge à lèvres sombre donnent une touche rebelle à d'élégants manteaux, en laine écrue ou cachemire rouge. Côté accessoires, des sacs sont entièrement brodés, d'autres se déplient comme des portefeuilles.

Comment prendre la suite d'un créateur comme Raf Simons, vivre la pression d'un poste aussi prestigieux? «On continue! On a tellement de travail, il ne faut pas trop réfléchir je pense, on avance!», commente simplement Lucie Meier.

PDG satisfait

Le PDG de Dior Sidney Toledano a salué le travail du duo. «Ce sont des créateurs qui ont une belle expérience, ils ont travaillé avec les plus grands, ils ont pu donner une vision, et je pense que le résultat est là aujourd'hui», s'est-il félicité.

«C'est leur expression dans un esprit Dior et aujourd'hui chez nos nombreuses clientes qui étaient là, on a entendu des réactions extrêmement positives», a-t-il dit, rendant aussi hommage au savoir-faire des ateliers de la maison.

Les deux créateurs vont-ils être confirmés dans le rôle? «Nous verrons! Là-dessus, on ne se prononce pas maintenant mais en tous cas je salue ce travail formidable, cette vision et cette rigueur dans la recherche de la qualité», a répondu Sidney Toledano.

ats

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.