Michèle Roullet: Liberté d’importuner ou liberté de draguer ?

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Michèle Roullet: Liberté d’importuner ou liberté de draguer ?

Les propos de Christine Bard, recueillis par Faustine Vincent, (in Le Monde) et publiésle 12 janvier dans Le Temps sous le titre : « Une rhétorique antiféministe », sont édifiants, tant ils manquent d’une retenue qu’on pourrait attendre de la part d’une historienne. (...) En effet, cette intellectuelle a l’outrecuidance de décrire son féminisme de « processus révolutionnaire en marche, fragile, mais qui change et changera nos sociétés de fond en comble ». Avec un ton outrancier, cette ardente militante de la cause du genre brandit l’étendard d’un monde neuf pour dénigrer ceux qui n’approuveraient pas le féminisme, « ce processus révolutionnaire en marche ». Ainsi, pour elle, les voix résistantes, qui peuvent même venir de femmes (« car il y a toujours eu des femmes antiféministes qui ont craint ces changements et estimé dangereuses les revendications féministes ») ne se rallieraient pas au mouvement « #MeToo » par crainte du changement ! Bref, ces voix contestataires seraient celles des pleutres ! Un tel radicalisme me fait frémir, (...)

Christian Brunnier: Ne pas libéraliser un marché de l’électricité

Les vieilles idées redeviennent parfois à la mode. La libéralisation totale du marché de l’électricité en Suisse est dopée, avec un seul leitmotiv : le prix le moins cher possible. Il faut se rappeler qu’actuellement seuls les gros consommateurs d’électricité peuvent s’approvisionner sur le marché. Payer moins est souvent tentant, surtout lorsque vous avez toujours été un client captif. Mais, derrière ce beau décor se cache de sacrés pièges. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard, si la totalité, moins une abstention, du Conseil d’administration de SIG s’oppose au projet de loi de libéralisation totale, alors que ce conseil est composé de personnes de droite, non des moindres, de gauche ou totalement apolitiques. Le premier piège est d’ouvrir la porte aux énergies polluantes. Toute la clientèle dite « captive » genevoise est fournie par SIG. Depuis le 1er janvier 2017, 100% de l’électricité distribuée par SIG est renouvelable, ce qui est une rareté au niveau européen, et à un prix très compétitif. Si le marché était totalement ouvert, les énergies produites à partir du charbon ou du nucléaire pénétraient le marché. (...)

Marie-France de Meuron: Combien de fois faut-il mastiquer ? Maintes personnes tomberont dans le piège de répondre par un nombre ! Il est vrai que trop souvent notre civilisation se limite à des chiffres, que ce soit les notes à l’école, les statistiques de toutes sortes ou les prix. A l’heure où l’on ne cherche plus qu’à limiter les coûts des primes maladie résultant d’une médecine techno-scientifique gérée par des économistes, il est temps de revenir à notre première médecine qui est l’alimentation. (...) Le deuxième organe, la langue, permet, comme dit ci-dessus, de percevoir l’état de réduction de la nourriture mais aussi de continuer à malaxer le contenu buccal afin de bien l’ensaliver, le dissoudre et le transporter. On est moins conscient du travail du palais, sauf si on est œnologue ou dégustateur de tout autre aliment ! Quand on apprécie les saveurs, les éthers – Wikipedia vous dira qu’Ether est une divinité primordiale dans la mythologie grecque – ceux-ci viennent stimuler le cerveau, ce qui dynamise nos fonctions. D’où le fait d’apprécier notre nourriture donc de la choisir avec soin, en respectant nos intuitions et en tenant compte du temps disponible, nécessaire à la dégustation et à la mastication.

Claude Bonard: La Grèce et le Navarin d’agneau

Vous reprendrez bien un peu de Navarin d'agneau ? Cette question aurait très bien pu être posée à l'occasion d'un déjeuner (imaginaire bien sûr...) donné en l'honneur de la victoire de Navarin par notre compatriote Jean-Gabriel Eynard, ardent promoteur de la cause de l'indépendance de la Grèce. Eynard s'était lié d'amitié avec Jean-Antoine Capo d'Istria ( Ioannis Kapodistrias) qui deviendra le premier président provisoire de la Grèce en 1827 avant d'être assassiné en 1831. Capo d'Istria résida de 1822 à 1827 au 10, rue de l'Hôtel de Ville à Genève. Une plaque épigraphique rappelle son séjour en ce lieu proche du palais construit par son ami Jean-Gabriel Eynard entre 1817 et 1821. Comme nous le rappelle le Dictionnaire Historique de la Suisse (DHS) : Capo d'Istria fut “envoyé spécial du tsar en novembre 1813, puis ministre plénipotentiaire auprès de la Diète fédérale dès mars 1814. (…) Sa défense de la souveraineté et de l'indépendance de la Confédération dans l'Europe post-napoléonienne lui valut la citoyenneté d'honneur des cantons de Genève et de Vaud.” Mais revenons à la Grèce et à notre Navarin. (...)

Didier Bonny: « La promesse de l’aube» : en manque d'émotions

Adapté du roman autobiographique éponyme de Romain Gary, (...) « La promesse de l’aube » raconte avant tout comment une mère par son amour, sa volonté, ses rêves et son esprit libre a façonné son fils en grand écrivain. (...) C’est un film d’aventure dans le sens où l’action et le dépaysement ne manquent pas, mais c’est aussi une aventure humaine parfois un peu laborieuse, surtout dans la première partie, et qui manque d’âme. Le jeu de Charlotte Gainsbourg n’est pas étranger à ce constat, car il agace tant il paraît excessif. A tel point qu’il devient peu crédible que son fils ait pu supporter une relation pareille quand bien même le film est adapté d’un roman autobiographique. (...) Toujours à l’affiche 4 étoiles. « Les heures sombres ». (...)

Djemâa Chraïti: Le mendiant

(...) - Je perds mon billet ! A mon grand désarroi. Le mendiant voit toute la scène, il est désolé pour moi, une réelle empathie se lit sur son visage; il regarde au fond de son gobelet le montant qu’il a récolté et hésite. Tout à coup, comme une illumination sur son visage, le « tétraplégique se lève d’un bond » , me fait des grands signes pour le suivre, nous traversons le hall au pas de course, il appuie sur le bouton de l’interphone et j’explique à une dame au bout de l'appareil ce qui s’est passé. Elle reste surprise et me dit que c’est la première fois qu’une telle chose se produit, je lui explique que les gauchers ont l’art de réinventer le monde. Le mendiant confirme qu’il a été témoin de la scène et de rajouter à la dame "Moi, tout vu, billet partir,pfff... pfff....envolé !"- Le portique s’ouvre enfin ! Je remercie mon sauveur du moment car si j’avais dû refaire la queue, assurément, je ratais mon train pour de bon et le dernier du jour, me forçant à devoir rester la nuit, à Paris. Il s’en va se rasseoir en mode tremblotements et paralysie et me décoche un clin d’œil, avec il faut le dire une certaine fierté d’avoir pu, lui, aider quelqu’un. (...)

Maurice-Ruben Hayoun: Une Europe en quête de ses racines judéo-chrétiennes…

La chose devient de plus en plus visible, de plus en plus ostentatoire : entre l’est et l’ouest de cette Europe, réunie dans une Union de plus en plus contestée, la fracture, les dissensions se font sentir avec une acuité sans précédent. Cela me fait penser –et c’est un contexte, un prolongement naturel- à ce que ressentaient les Allemands au lendemain de la réunification. Certains commentateurs disaient que le mur de pierre entre les deux parties de Berlin était, certes, enfin tombé, mais que celui, invisible, niché dans les esprits, persistait dans le regard que les gens de l’ouest jetaient sur leurs frères de l’est. On parlait alors l’opposition des Ossies (est) et des wessies (ouest). (...) Il existe donc une sorte de fracture, un schisme, au sein de l’UE séparant l’ouest de l’est : une Europe libérale, laïque, républicaine, et une Europe centrale et orientale arcboutée sur ses convictions spirituelles, constitutives de leur identité nationale. On peut même dire que c’est l’exemple allemand offert par Angela Merkel -qui coûte si cher à cette dernière- qui les a le plus motivés. Et inquiétés… Quel triste tomber de rideau... (TDG)

Créé: 14.01.2018, 11h00

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