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Jean-Dominique Michel: Absentéisme dans les institutions publiques : please do something

Edmée Cuttat: "Jalouse", une comédie qui sombre dans la caricature. Lise Wyler: Le fléau de la maltraitance. Rémi Mogenet: Cavalcanti, sublimer assez la femme aimée. Claude Bonard: Aigle noir et aigle blanc, ce que ne dit pas la chanson de Barbara. Pascal Décaillet: Genève, ton industrie fout le camp !

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Jean-Dominique Michel: Absentéisme dans les institutions publiques : please do something !

(...) A l’Etat, le problème semble naître tout en haut de la chaîne hiérarchique : les Conseillers d’Etat veulent dicter les politiques institutionnelles et garder un contrôle serré sur la gouvernance ; alors que leur hantise est que la révélation de difficultés vienne mettre en péril leur crédibilité et in fine leurs chances de ré-élection. Qu’on le veuille ou non, c’est un socle « par le haut » redoutable de rigidité et de tension. A partir de là se configure tout un ruissellement de loyautés anxieuses et contrôlantes, dans des processus pour l’essentiel « top-down », particulièrement nocifs pour le collectif. (...) Les points importants pour stimuler une dynamique positive sont si simples et bien connus aujourd’hui qu’il y a quelque chose d’attristant à devoir encore et encore les indiquer[4]. Les voici donc : 1/ Evaluer adéquatement la charge de travail et supprimer toutes les prescriptions inutiles qui l’alourdissent en rendant impossible de bien faire son travail ! 2/ Donner de l’autonomie aux collaborateurs. 3/ Soutenir activement les personnes et les équipes. 4/ Témoigner de la reconnaissance. (...) Je mets au défi tout responsable dont certains services dépassent un taux d’absentéisme de 7% de réaliser cet inventaire sans constater des défaillances importantes dans ces différents registres. (...)

Edmée Cuttat: "Jalouse", une comédie qui sombre dans la caricature

(...) Le portrait de cette despote autodestructrice au bord de la crise de nefs dotée d’une redoutable mauvaise foi, est signé de David et Stéphane Foenkinos et aurait pu donner une excellente comédie. Dommage que le trait soit si outrancier, les auteurs se complaisant dans la caricature et le cliché. A commencer par celui du mari qui quitte sa femme pour une plus jeune un peu bécasse mais tellement plus gentille, aimante et compréhensive… Alors qu’elle qui se veut grinçante, drôle et corrosive, mordante, mâtinée de thriller psychologique, cette comédie peu inspirée et manquant d’un minimum de subtilité n’est hélas pas à la hauteur de ses ambitions. (...)

Lise Wyler: Le fléau de la maltraitance

Présente dans beaucoup de secteurs la maltraitance est souvent passée sous silence. le Dr Nadir Boumendjel, spécialisé en gériatrie, a bien étudié la question et il tire la sonnette d'alarme. 4 à 5% des personnes âgées sont maltraitées en communauté et 10% le sont dans les hôpitaux et EMS; ce qui donnerait à Genève un total de 3 à 5000 personnes. On ne parle pas (toujours) de coups ou d'insultes, mais d'actes plus insidieux comme la malveillance ou la négligence, les harcèlements de toute nature, la crainte et le chantage. Mais encore les omissions, l'oubli d'apporter toute l'attention requise, le non-respect de l'intégrité physique... La liste est longue. Les patients dans les EMS sont vulnérables et ils dépendent du bon vouloir de l'ensemble du personnel. De plus, souvent les victimes ou leurs proches redoute d'en parler de peur de représailles. (...)

Rémi Mogenet: Cavalcanti, sublimer assez la femme aimée

Poursuivant mon exploration de la littérature italienne, j'ai lu l'ensemble des poèmes parvenus jusqu'à nous de Guido Cavalcanti, ami de Dante connu pour n'avoir pas cru, comme celui-ci, possible de sublimer assez la femme aimée pour qu'on pût parler avec elle après sa mort et en faire un être céleste et angélique - qu'on pût distinguer sa forme du corps qui l'a portée, et voyager avec elle dans l'autre monde… Pourtant de son temps il était réputé lui aussi visionnaire pour avoir perçu de son œil intérieur le dieu même de l'amour, et sa poésie porte de fait une grande capacité figurative. Elle évoque le charmant Archer de façon diverse et vivante, à un tel point qu'on lui a reproché ses fantaisies, et qu'on a contesté que cette entité pût jamais être telle qu'il la peignait. Il a par exemple composé une ballade dans laquelle, rencontrant une bergère (qui pourrait en réalité être un berger), il dit en avoir eu tant de plaisir qu'Amour lui est apparu, pour ainsi dire en personne. Était-il sincère? (...)

Claude Bonard: Aigle noir et aigle blanc, ce que ne dit pas la chanson de Barbara

L'Aigle noir... j'aime cette superbe chanson de Barbara. Pourtant depuis peu, à 1'700 km de Piogre, l'aigle noir qui tournoie dans mon ciel est un oiseau de proie belliqueux et menaçant. Un peu à l'instar de ces aigles caricaturés en France par les illustrateurs du Crapouillot entre 1914 et 1918 pour symboliser l'envahisseur d'outre - Rhin. Cet aigle noir est bien là, surtout depuis quelques jours où il s'est fait plus vindicatif, insistant et implacable. Moi, qui aime les contes et légendes qui finissent bien, j'ai envie dans mon songe de voir s'évanouir de ma vue ce rapace maléfique et de voir arriver l'aigle blanc. Dans la vraie vie aussi. Ce grand oiseau blanc qui m'était si familier il n'y a pas si longtemps. Et je me surprends à fredonner certains couplets la belle chanson de Barbara… (...)

Pascal Décaillet: Genève, ton industrie fout le camp !

(...) Au fil des années, que reste-t-il d’un secteur secondaire qui fit, naguère, la fierté de notre canton ? Nos autorités, chargées de l’Economie, ont-elles bien pris la mesure de la gravité des événements ? Se sont-elles montrées anticipatrices ? Ont-elles vu venir les drames sociaux qui menacent certaines entreprises ? Ont-elles, pour l’avenir, la justesse de perspective qui s’impose ? (...) Face à cette conception, planétaire, où le rendement financier l’emporte sur toutes choses, il nous appartient, à Genève comme ailleurs, de réinventer le concept, jugé ringard par une clique de mondialistes, d’économie nationale. Entendez, la production industrielle, ou agricole, au service prioritaire des populations de proximité. Au service des individus, des familles, de la cohésion sociale. Et non au service de l’actionnaire, qui veut optimiser son profit, et peu importerait le lieu de production ! Sécheron, à Genève, c’est notre Histoire…

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