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«A l’instant fatal, mon fils n’a plus vu d’autre choix»

Loïc a commis l’irréparable il y a une année et demie. Sa maman témoigne de la fragilité des adolescents, des tabous, mais aussi de comment continuer à vivre.

A l’instant de la photo, un rayon descend du ciel pour caresser la joue de la maman blessée.
A l’instant de la photo, un rayon descend du ciel pour caresser la joue de la maman blessée.
Christian Brun

«Venez vite, mon fils s’est pendu.» Cette phrase horrible, le cauchemar absolu de tout parent, la maman de Loïc a dû la prononcer un soir de janvier, il y a une année et demie. Après des mois de souffrance, de larmes, mais aussi de lente reconstruction, elle a aujourd’hui retrouvé suffisamment de paix pour témoigner. Pour dire que les mots écrits sur les forums par les ados ne sont pas qu’un alignement de caractères; pour expliquer pourquoi le suicide d’un enfant ne doit pas être tabou; et finalement, pour demander à ce qu’on accorde aux familles des disparus le droit de simplement continuer à vivre.

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