Gregory Pons: L'horlogerie au Grand Conseil de Genève?

La revue des blogsDaniel Warner: Revisiting Michael Fields. Simon Brandt: Fêtes de Genève : double non à l'épitaphe. Jean-Marc Guinchard: Nauséabond. Mireille Vallette: Aumôniers et asile: un leurre bernois. Claude Bonard: Un peintre valdo-genevois au grand coeur. Pascal Holenweg: Bonne santé démocratique.

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Gregory Pons: L'horlogerie au Grand conseil de Genève?

Autoproclamée « capitale internationale de l’horlogerie », Genève a toujours préféré l’argent des montres aux intérêts de l’industrie des montres. À deux mois de l’élection des futurs 100 députés du Grand conseil de la République et canton de Genève, on ne compte qu’un seul « horloger » sur les 623 candidats en piste. Et pas un seul dans les 31 candidats au Conseil d’État. Soit 1 chance sur 654... On se moque de qui ? (...) Dans l’actuel Grand Conseil, sur les 100 députés, on ne compte pas un seul horloger actif. Un seul, le député MCG Francisco Valentin, peut se flatter d’avoir fait son apprentissage de bijoutier chez Chopard, mais il n’est plus dans la branche depuis trois lustres puisqu’il s’est reconverti comme fonctionnaire de la police judiciaire genevoise. Dans le futur Grand Conseil élu en avril, une seule voix sur 100 députés (s’il est élu), ce sera un peu juste pour sensibiliser les élus de ce Grand Conseil à l’urgence de régler le problème des travailleurs frontaliers, de développer l’École d’horlogerie, d’encourager les « jeunes pousses » indépendantes de l’horlogerie, d’accélérer la création d’un vrai musée d’horlogerie ou de mettre en place, à Genève, un grand salon horloger international de référence, en parallèle au SIHH. Au moins, lors d'élections passées, on avait vu quelques employés de Rolex s’inscrire sur la liste MCG, mais il est vrai que c’était plus par instinct de rébellion contre leurs supérieurs hiérarchiques (frontaliers français !) que par goût de la politique locale…

Daniel Warner: Revisiting Michael Fields

Where is Michael Fields today? What has he done? Has he killed someone? Michael Fields was my student in a Harlem elementary school years ago. He was placed in my 4th grade class with a file folder bulging with anecdotal records of his violence in and out of school. Numerous warnings about his dangerous behavior were properly recorded from the school’s guidance counsellor to social workers to local police to church authorities. (...) In the beginning he was relatively calm, much like any other student. He was only ten, but with a highly developed street sense of testing the waters. (...) Each time I found another way to control him, but only for a short period of time. Eventually I made an appointment to see his mother. She listened attentively as I explained the situation. When I had finished my litany of his transgressions, she took me over to the window of her 5th floor apartment. “See here,” she said. “This is where I pushed Michael’s father out the window in self-defense. Just got tired of him beating me. Michael was sitting right next to the window when his father went out.” Why am I thinking of Michael now? The horrible shooting in Parkland, Florida, has produced renewed calls for gun control with greater severity towards people with mental illness. (...) Where is Michael Fields today? What has he done? Has he killed someone? He was a time bomb, just like Nikolas Cruz. I wonder what I should have done, what could have been done, just as the people in Parkland, Florida, are wondering what they could have done to prevent the shooting. We should all campaign for gun control, but how can we campaign to help people with mental illness? What ever happened to Michael Fields? Could I have done more to help him? How should others have helped? How many Nikolas Cruz are out there? How many Michael Fields?

Simon Brandt: Fêtes de Genève : double non à l'épitaphe

L’initiative visant à limiter les Fêtes à 7 jours, de même que le contre-projet qui en propose 11, ne permettent pas la viabilité future des Fêtes de Genève. Car si les déficits des deux années précédentes sont imputables à la mauvaise gestion de celles-ci, c’est d’abord leur diminution à 11 jours qui a causé la situation que l’on connaît aujourd’hui. Comment pouvons-nous ainsi croire que ce qui n'a pas marché jusqu'alors fonctionnera demain? La seule restriction de la temporalité des Fêtes à 11 jours a entraîné deux déficits budgétaires successifs alors même que les comptes étaient équilibrés jusqu'en 2015 sous l'ancienne formule. Ce qui prouve bien qu'elles peuvent être autonomes financièrement si on leur en donne les moyens. Chaque année, ce sont plus de 1,2 million de visiteurs, dont 350'000 pour le seul feu d'artifice, qui fréquentent ces Fêtes et occasionnent près de 130 millions de retombées économiques. Parmi eux, de nombreux genevois mais aussi un certain nombre de touristes qui font vivre le commerce local. Nous devons ainsi tirer leçons des succès, comme des erreurs, du passé afin de donner un avenir pérenne et viable aux Fêtes de Genève. Il est ainsi possible d'organiser une manifestation autofinancée qui amène des touristes et contente les Genevois. Que leur durée soit fixée à 7 jours (initiative) ou 11 (contre-projet), c'est le contribuable qui finira par passer à la caisse. (...)

Jean-Marc Guinchard: Nauséabond

Tout n'est pas permis, même en campagne Un jeune politologue a twitté: "« Flinguons la délinquance », dit le visuel du MCG circulant sur les trams genevois. C’est pas un appel au meurtre ou au retour de la peine de mort, mais presque". Il s'indigne, et il a raison. Tout n'est pas permis, même en campagne électorale. Et l'on peut sérieusement se questionner sur l'attitude de la régie publicitaire des TPG qui accepte d'afficher sur ses trams des messages d'une telle violence. Flinguer", c'est tirer pour tuer, c'est, selon le dictionnaire, fusiller ou tuer… C'est dur et violent, inhumain et tellement insultant, tellement peu compatible avec nos valeurs, nous genevois qui sommes les dépositaires des conventions de Genève et qui sommes à l'origine de la création du CICR. Tout ce qui excessif est insignifiant, disait ce roué de Talleyrand. Mais là, je ne suis pas d'accord. Cette outrance est révoltante, indigne. Mais les électeurs trancheront, et ils n'aiment guère les extrêmes.

Mireille Vallette: Aumôniers et asile: un leurre bernois

Le Temps lance un cri de détresse: «Qui va payer les aumôniers musulmans ?». Le message de la conférence presse de vendredi dernier à Berne a été reçu 5 sur 5! Un projet pilote d’aumôniers musulmans initié par le Secrétariat aux migrations (SEM) en collaboration avec les Eglises chrétiennes et israélites est en cours dans le Centre fédéral pour requérants d’asile de Zurich qui accueille 300 personnes. Deux hommes et une femme musulmans font leurs armes auprès des nouveaux venus. (...) La réalisation du projet a été confiée à l’Association des organisations islamiques de Zurich (VIOZ). Les acteurs de la conférence de presse ont bêtement oublié de rappeler comment son président, Mahmoud El Guindi a été pris la main dans le pot de confiture… moisie. En novembre 2015, le même Tages Anzeiger révélait qu’un aumônier, imam d’origine albanaise, distribuait dans une prison zurichoise des brochures qui faisaient l’apologie de la charia et de ses châtiments. Son auteur Abdul Rahman al-Sheha, d’origine saoudienne, est un pionnier du mouvement «Lis!» connu pour son extrémisme. Des livres prônent le meurtre d’ex-musulmans, la lapidation des adultères, l’amputation des voleurs…

Claude Bonard: Un peintre valdo-genevois au grand coeur

En lisant aujourd'hui l'article de la Tribune de Genève consacré à la dispersion de la collection Givel, de vieux souvenirs me reviennent en mémoire. Il est vrai qu'ils ne concernent pas le peintre vaudois Marius Borgeaud dont il est question dans l'article et dont les oeuvres enrichissent la collection Givel mais un homonyme, un autre Borgeaud, lui aussi vaudois et peintre connu, prénommé Georges. L'artiste avait quitté son canton de Vaud natal pour s'établir à Certoux (GE) jusqu'à son décès en 1998. Voici donc mon histoire. En 1964, j'étais apprenti au sein de la défunte Swissair dans les locaux occupés dans la gare de Cornavin par lnotre compagnie aérienne nationale. (...) Avec sa simplicité coutumière malgré ses succès, Georges l'artiste s'est spontanément mis à disposition afin de venir animer un atelier de peinture avec les patients et nous honorer de sa présence lors de l'inauguration de l'exposition qui s'est tenue dans une salle de l'auberge du cavalier de Saint-George sur la route du Marchairuz. Notre dernière rencontre remonte à l'année 1993 à Martigny, où une rétrospective lui fut consacrée à la fondation Gianadda. Je n'oublierai jamais Georges Borgeaud, le peintre au grand coeur.

Pascal Holenweg: Bonne santé démocratique

reize listes (six de gauche, sept de droite) en lice pour les élections cantonales genevoises d'avril et mai prochain, c'est sans nul doute un signe de bonne santé démocratique, à nuancer toutefois par le taux d'abstention, qui dépassera certainement les 50 %. Mais l'abstention est un droit, au même titre que le vote. Et pour qu'elle atteigne un tel niveau, il faut bien qu'il y ait quelque responsabilité des acteurs politiques, institutionnels ou non. (...) Une alliance politique peut se faire par réflexe, par calcul, ou par les deux à le fois. Par réflexe : on est à gauche, on est de gauche, on s'allie avec les autres forces de gauche (reste évidemment à définir la gauche...). Par calcul : on s'allie avec les forces les moins éloignées de nous, celles avec qui on a plus de convergences que de divergences, pour constituer avec elles une majorité, ou s'en approcher. L'alliance par réflexe, c'est Léon Nicole, avec les communistes (il finira néanmoins par rompre). L'alliance par calcul, c'est François Mitterrand. A Genève, une alliance de toutes les listes de gauche (on considérera comme telle, compte tenu de son programme, "la Liste" féminine, même si elle s'en défend) eut été logique. Pas forcément profitable…

Pascal Gavillet: Gus Van Sant et Steven Soderbergh

Il est paraplégique, cartoonist et alcoolique. Incarné par Joaquin Phoenix, c'est le héros réel du dernier film de Gus Van Sant, réalisateur qui à sa manière revient de loin après un naufrage cannois causé par The Sea of Trees en 2015, ratage du reste jamais sorti à Genève. Avec Don't Worry, He Won't Get Far on Foot, il retrouve sa veine classique, chronique de vies extraordinaires, là d'après un récit véridique - John Callahan a bien existé -, pour un film ni décevant ni surprenant, et qui marque peut-être un léger recul dans une oeuvre dont les ambitions semblaient à l'origine plus denses, plus amples, voire plus subversives. Le casting du film est l'un de ses points forts. Rooney Mara, Jack Black, Beth Ditto, Jonah Hill, Udo Kier, Mark Webber et Carrie Brownstein sont regroupés ici autour de Phoenix, qui avait déjà remporté, en mai dernier, un prix d'interprétation à Cannes. Ceci pour préciser que même s'il part favori pour un prix berlinois, le jury pourrait vouloir récompenser un autre comédien à cause de cela. (...) (TDG)

Créé: 22.02.2018, 16h20

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