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A Genève s'organise une riposte à la cyberattaque

Dix jours après WannaCry, qui a affecté 150 pays, une plate-forme mondiale de collaboration a été lancée lundi.

Un objectif de la nouvelle organisation est d'attribuer un numéro d'assistance direct à chaque individu.
Un objectif de la nouvelle organisation est d'attribuer un numéro d'assistance direct à chaque individu.
Keystone

Genève s'active pour contribuer à la lutte contre les cyberattaques. Outre la plateforme de collaboration, le Conseil d'Etat s'est dit prêt à oeuvrer pour un traité international.

La nouvelle organisation Cyber-AID.org se veut le premier partenariat public-privé sur la cybersécurité, l'intelligence artificielle et le numérique. Principal objectif, elle offrira à terme un numéro d'assistance direct à chaque individu affecté par une cyberattaque, a expliqué à l'ats son fondateur et directeur Gilles Fuchs, chercheur en résidence au Centre de politique de sécurité de Genève (GCSP).

Les villes et collectivités locales pourront aussi s'allier à un laboratoire de recherche numérique. Il faut agir pour éviter que les pertes économiques de ces attaques atteignent des milliards de dollars, souligne M. Fuchs, également chercheur au Forum économique mondial (WEF).

Individus, villes, gouvernements, entreprises et spécialistes doivent collaborer. L'organisation sera active sur tous les appareils connectés mais aussi l'intelligence artificielle.

Déjà dans des dizaines de pays

Des ambassadeurs vont par ailleurs relayer les efforts de Cyber-AID.org, soutenus par le GCSP, dans le monde entier. Ils se trouvent pour le moment dans plus de 50 pays et l'objectif est d'étendre le dispositif dans 100 pays.

Outre cette action, les autorités locales sont elles aussi à l'offensive dans la lutte pour la cybersécurité. Il y a quelques jours, le conseiller d'Etat Pierre Maudet avait affirmé au quotidien Le Temps que le gouvernement proposerait à la rentrée un projet pour une Convention de Genève numérique.

D'autres travaux sont en cours, notamment à l'Union internationale des télécommunications (UIT). Mais l'Office fédéral de la communication (OFCOM) reste prudent et fait remarquer que les positions sont controversées.

(ats)

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