Marie Robert «jeune cheffe de l'année» selon le Guide Michelin

GastronomieLa Bellerine a été récompensée lundi soir à Lugano. Seul autre Vaudois à être monté sur scène, Franck Giovannini garde ses trois étoiles.

Après une année 2019 exceptionnelle, Marie Robert confirme en 2020.

Après une année 2019 exceptionnelle, Marie Robert confirme en 2020. Image: Chantal Dervey

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Avec une chevelure et les semelles de ses bottines accordées au plus célèbre guide gastronomique du monde, Marie Robert, la cheffe du Café Suisse de Bex, était parfaitement dans le ton de la très chic soirée qui s’est tenue lundi à Lugano. Ce n’était que la deuxième fois que la Suisse célébrait ainsi son appartenance à la famille Michelin, après Lucerne l’an dernier. Une ville où la Bellerine avait d’ailleurs décroché son étoile, qui scintille dans son cabinet de trophées virtuel aux côtés de ses 16/20 points au «Gault&Millau» et de son titre de «cuisinière de l’année 2019» remis par le même guide.

Un prix inédit

Depuis ce lundi 24 février, elle peut rajouter un prix supplémentaire à sa collection, avec l’inédit titre de «jeune cheffe de l’année 2020» décerné par le prestigieux Guide Michelin. «Je ne m’attendais pas à recevoir quoi que ce soit ce soir, s’amuse-t-elle, les yeux écarquillés. Comme je comprends mal l’anglais, je n’ai réalisé que je devais monter sur scène qu’en voyant mon nom sur l’écran! Ce prix, c’est un ovni parmi ces étoiles. Il est la récompense du formidable travail de toute une équipe. Mais ça ne modifie en rien mon but premier, qui est de faire plaisir. Les récompenses, c’est la cerise sur le gâteau!» Si la plupart des chefs auréolés lundi soir affichaient une timidité touchante, la Vaudoise, elle, restait fidèle à sa nature extravertie.

Décrocher des distinctions, c’est bien. Mais continuer à briller au sommet, c’est souvent beaucoup plus dur. «Après une année aussi positive que 2019, j’avais peur de ne pas réussir à faire mieux. Cette récompense me rassure et nous encourage à continuer dans la même direction.»

Le seul autre Vaudois a être monté sur scène l’a aussi mérité pour sa constance. Franck Giovannini a brillamment œuvré pour que les trois étoiles récoltées avec sa brigade continuent à décorer son Hôtel de Ville de Crissier.

Double ambassadrice

Marie Robert endossait bien malgré elle le rôle de double ambassadrice, tant les femmes et les Vaudois étaient rares dans la lumière. Aucune cheffe n’a reçu de nouvelle étoile. La seule autre représentante de la gent féminine mentionnée, Ruth Wiget, du restaurant Adelboden, a été récompensée du prix du service pour son accueil incomparable.

Si la Suisse compte désormais vingt établissements étoilés de plus qu’en 2019, aucun nouvel astre n’illumine le ciel gastronomique vaudois. Les nouveaux arrivés romands sont Le Pérolles à Fribourg, Le 42 à Champéry, La Table d’Adrien à Verbier ainsi que L’Aparté et le Fiskebar à Genève. Et La Maison Wenger accueille désormais une deuxième étoile au Noirmont.

Créé: 24.02.2020, 21h35

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

La débâcle du PLR
Plus...