«Double GE»: un hot-dog furieusement genevois

Fines gueulesUn duo de saucisses GRTA, logées dans un petit pain GRTA, oint d’huile de tournesol aux herbettes GRTA: présentation ce week-end d’un roboratif et gourmand sandwich 100% local.

Une saucisse bien relevée et hachée avec modération avec des viandes genevoises dedans, un bon petit pain d’artisan, une marinade aux herbettes locales: la formule magique de la Double GE.

Une saucisse bien relevée et hachée avec modération avec des viandes genevoises dedans, un bon petit pain d’artisan, une marinade aux herbettes locales: la formule magique de la Double GE. Image: DR

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De loin, on dirait un tout bête duo de saucisses en cage. Mais ne nous fions pas aux apparences. Car derrière ce sandwich au look familier se cache une synergie sublime entre divers chevaliers du bon miam genevois. Une émouvante conjugaison de motivations, savoirs et énergies gourmandes. Voilà le divin enfant d’une exquise étreinte. Un prodige carné. Un miracle dans un petit pain. Une merveille du terroir, à dévorer avec les doigts, comme ça, avec volupté. On s’emballe? Euh… oui. Respirons un coup. Et reprenons depuis le début.

Il était une fois une poignée de paysans genevois, réunis à la Maison du terroir à Lully, qui se mettent à rêvasser d’une saucisse composée exclusivement de viandes autochtones. Ou mieux: d’un hot-dog 100% local, des aromates au pain. L’idée aurait pu en rester là. Mais non. Elle va faire son chemin. Et vite. Les gentilles fées penchées sur le berceau du sandwich terroriste, ce sont quatre éleveurs de bœufs (Claude Bieri, Claude Mercier, Nicolas Seiler, Laurent Vulliez), un éleveur de bisons (Laurent Girardet) et un éleveur de volailles (Yves Grolimund).

Marinade d’herbettes

À ce casting prestigieux s’ajoutent un boulanger de haut vol, Eric Emery, et un boucher patenté, Blaise Corminboeuf, de la Boucherie du Palais. Après quelques tests naît donc notre glorieuse saucisse bœuf-porc-volaille, aromatisée d’origan, thym, persil et marjolaine produits par Camille Boschung à Soral. Le petit pain tradition, issu de farine indigène et zébré de graines de tournesol du Domaine de l’Abbaye à Presinge, est oint d’une marinade d’huile de tournesol aux herbes aromatiques. Ce qui nous fait un casse-dalle puissamment local, nourrissant, savoureux et follement collaboratif. Une autre caractéristique: le sandwich GRTA (comprenez Genève Région - Terre Avenir) abrite non une, mais DEUX saucisses. Pourquoi? Parce que deux saucisses, c’est mieux. D’où son nom: Double GE. Oui, Madame.

Discussions et topettes

Il y a une dizaine de jours, dans une ferme d’Avully, les artisans du projet discutent des derniers détails, dégustent, commentent, en sifflant quelques topettes de vin genevois au passage. On cause du prix. Moins de 10 francs; 8 francs au moins. On choisit le pain idoine, parmi les quatre spécimens présentés par Eric Emery. On imagine les débouchés, les soucis éventuels. Le principe? «Le cadre, les ingrédients, la recette sont maintenant fixés. Il faut que tout un chacun puisse en disposer désormais», explique Blaise Corminboeuf. «Du moment que le cahier des charges est respecté, tu peux fabriquer et vendre la Double GE», renchérit Eric Emery. «C’est un endroit où tout le monde peut venir, à condition de jouer le jeu.»

Une chose de sûre: l’esprit positif et collectif qui a bercé la naissance du casse-croûte genevois sidère et éblouit ses propres protagonistes. «Quand je pense au nombre de fois où on s’est assis tous ensemble pour élaborer un projet et que tout a foiré faute d’entente», raconte, goguenard, Claude Bierri. «Il y avait toujours des râleurs, des palabres sans fin… Et là, tout a roulé de A à Z. Je n’en reviens pas.»

La Double GE connaîtra son baptême du gril public ce week-end au parc des Bastions, lors du Festi’Terroir. Et pourrait devenir ensuite, au gré des vogues, fêtes et kermesses, l’un des piliers moelleux et juteux de la culture genevoise.

Créé: 23.08.2019, 16h20

Festi’Terroir: de la bonne chère sous le nez des Réformateurs

Ce week-end, les gourmets de la République ne manqueront pas d’aller présenter leurs hommages aux sourcilleux Réformateurs des Bastions. Et en profiteront pour faire quelques emplettes. C’est que le parc de la place Neuve accueille le Festi’Terroir, imposante et alléchante réunion de producteurs, artisans de bouche, brasseurs et vignerons locaux. Il y a du beau monde à l’affiche et de quoi remplir son cabas et son bidon avec les plus chouettes vivres du cru.
Organisée par la Ville, l’Office de promotion de l’agriculture genevoise (Opage) et l’association BIO-Genève, la nouba se veut écologiquement vertueuse, avec un objectif zéro déchet. La vaisselle sera lavable et consignée. On nous promet en outre une scène avec des groupes genevois dessus et un super «Brunch du terroir» le dimanche matin, que l’on ne pourra dévorer qu’après une inscription préalable ( geneveterroir.ch ). Vous vous demandiez quoi faire de votre week-end?

Festi’Terroir. Samedi 24 août, 10 h-24 h; dimanche 25, 10 h-18 h. Parc des Bastions.

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