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L’artichaut violet de Plainpalais rêve du destin du cardon

Tombé dans l’oubli, ce légume 100% genevois pourrait bien faire un retour remarqué. Récit d’un destin à rebondissements.

L’artichaut violet de Plainpalais, dans son plus bel état. Revenu d’entre les légumes morts et oubliés, ce vrai genevois pourrait faire un come-back d’ampleur.
L’artichaut violet de Plainpalais, dans son plus bel état. Revenu d’entre les légumes morts et oubliés, ce vrai genevois pourrait faire un come-back d’ampleur.

Comme le cardon épineux, il est arrivé à Genève au XVIIe siècle dans les valises des huguenots fuyant la France après la révocation de l’Edit de Nantes. Et comme le cardon, il porte le nom de Plainpalais, du nom de la plaine fertile où les maraîchers réfugiés plantèrent leurs premiers légumes. Mais par rapport à son piquant cousin, l’artichaut violet de Plainpalais a connu un destin plus mouvementé. «Au XIXe siècle, cette variété issue de sélections successives était très appréciée. Genève comptait de nombreuses «artichautières», d’immenses cultures regroupant des milliers de pieds», raconte Denise Gautier, directrice pour la Suisse romande de Pro Specie Rara*.

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