Offrez-vous l’apéro à vie pour 250 francs

CrowdfundingTa Cave, qui cartonne déjà à Lausanne, ouvre un bistrot à Genève. On participe financièrement. Et on se fait rincer toute son existence! Ouverture de la campagne de crowdfunding aujourd’hui

Yannick Passas et Guillaume Luyet ont prouvé à Lausanne le potentiel de leur bar participatif à apéro gourmand. Les voilà qui débarquent à Genève. À vos porte-monnaie!

Yannick Passas et Guillaume Luyet ont prouvé à Lausanne le potentiel de leur bar participatif à apéro gourmand. Les voilà qui débarquent à Genève. À vos porte-monnaie! Image: DR

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Le principe est simple. Culotté. Et drôlement futé. Ta Cave, qui devrait ouvrir un bistrot au 10 du boulevard Georges-Favon au mois d’avril, propose aux Genevois de participer à son financement. La campagne de crowdfunding ouvre aujourd’hui. Attention, les places sont limitées. Et l’enjeu de taille: l’apéro à vie pour le contributeur et un copain. Soit deux verres de bon vin quotidiens. Parfaitement. On paye. On hérite d’un petit badge porte-clefs. Et le tour est joué. Il faut à nos bistrotiers 1200 personnes pour lancer l’affaire. Et ils les auront sans doute. Car la proposition est alléchante et la demande déjà frétillante.

Mais, mais, mais… Qu’est-ce qui nous garantit que le bar ne fermera pas six mois après? «Rien», sourient Yannick Passas et Guillaume Luyet, jeunes compères pileux et cordiaux. «Simplement, notre bistrot à Lausanne ouvert il y a trois ans et demi, exactement sur le même principe, tourne à plein régime et s’avère rentable. On a chiffré le truc, on n’est pas de doux rêveurs.» Et s’ils n’atteignent pas le quorum de financeurs? «On pleure un bon coup et les sous sont intégralement reversés; ils sont sur un compte bloqué et contrôlé. Mais on a déjà des centaines de demandes.» Nous voilà quasi rassurés, limite émoustillés.

Vins naturels

Reste THE question. Dans quel genre de taverne nous propose-t-on d’investir? Ben, super chouette. Enfin, a priori. Œnologue, Yannick est vigneron à Reverolle sur la Côte, où il produit des crus naturels bien croquants. Le vin, il tutoie donc. Et sans chapelle ni préjugés. Il nous promet une trentaine de topettes ouvertes, natures ou conventionnelles, modestes ou pas, genevoises surtout mais pas forcément.

Fils de restaurateurs valaisans, Guillaume, lui, est passé par l’École hôtelière et a déjà mené maints projets gourmands. Par exemple, «la meule», super pain au look de grosse tome, dont il a déposé le copyright. Les charcutailles d’auteur et fromages d’artisans sur les planchettes, c’est lui qui les trie sur le volet. Et ne demande qu’à vous raconter le pedigree de telle viande séchée ou lard de montagne au miel. Bref, voilà un duo susceptible de nous repeindre l’apéritif aux couleurs de la volupté.

Comme à la maison

Côté ambiance, les compères veulent «du convivial et pas du conceptuel, de la générosité, pas du scolaire». «Il faut que les gens se sentent comme à la maison», martèlent-ils avec entrain. Ils ont commencé à échafauder leur projet un soir de liesse, en rêvassant d’un «bar privé, rien que pour nous et les potes. De fil en aiguille, l’idée de Ta cave a germé.»

Dans la belle arcade genevoise, qui abritait naguère la Mamounia, puis Boco, le tandem barbu nous décrit le futur bistrot. «Dans la première pièce, il y aura un comptoir bas, façon plan de travail, avec la trancheuse posée dessus et un gars qui préparera les planchettes live. Juste derrière, dans de grands frigos en verre, on pourra voir tous nos fromages et charcuteries.» Même principe que dans leur zinc lausannois. Un autre espace abritera une longue table commune et quelques spots plus intimes. Ajoutez une cave à vin avec paroi en verre pour se rincer l’œil en matant les stocks. Plus une pièce privative, baptisée «El Chai», pour ripailler tranquille entre collègues et amis, avec des vrais tonneaux blottis dans des cubes en verre. «Pas des fûts de déco, non. Ils seront pleins, de vins d’amis vignerons de Genève.»

C’est d’ailleurs dans ce salon-là que se jouera un autre pan du projet de crowdfunding, tout aussi tentant et joyeux. Car si la mise de base pour l’apéro ad vitam aeternam est fixée à 250 fr., on peut aussi participer à hauteur de 1500 fr. pour la même offre… plus un super apéro «all inclusive» pour quinze personnes dans ledit carnotzet. Et trois magnums «El Chai», issus des fûts suscités. À vos calculettes. Pour faire dans la litote de comptoir, disons que la proposition est loin d’être malhonnête.

Quoi d’autre? «Chaque mois, on proposera un zoom sur un vigneron, voire une région en Suisse ou ailleurs. Le Tessin, la Corse, le Val de Loire… On associe quelques crus locaux avec de bons produits qu’on aura dénichés sur place. Le principe, c’est de partager nos découvertes, nos coups de cœur.» Bref, Ta Cave veut nos sous. Et peut-être bien notre bonheur aussi.

Ta Cave. www.tacave.ch/geneve. Ouverture du crowdfunding aujourd’hui. (TDG)

Créé: 09.02.2018, 15h30

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