Passer au contenu principal

Education – Tu seras un mec bien, mon fils!

Personne n'a envie que son petit bonhomme tourne gros macho toxique à la Harvey Weinstein. Comment s'y prendre? Mode d'emploi.

Sergio Souza - Unsplash

Réclamer une société (enfin) égalitaire à coup de #MeToo, #BalanceTonPorc, manifestes féministes, BD, films ou séries TV, c’est très bien; tout comme la pub des rasoirs Gillette, qui enjoint aux hommes de cesser de se comporter en machos toxiques à la Weinstein ou la récente publication de l’Association américaine de psychologie expliquant que «la masculinité traditionnelle est nocive pour les hommes eux-mêmes, aussi bien psychologiquement que physiquement». Pourtant, si encourageants et bien intentionnés soient-ils, ces messages ne suffisent pas à faire bouger les lignes en profondeur. Pire, ils passent mal. Preuve en est, par exemple, la polémique suscitée par la campagne Gillette, qui a vu des milliers d’internautes se dire «insultés»; en témoignent aussi des essais comme Le premier sexe, d’Eric Zemmour, ou le succès planétaire des vidéos de Jordan Peterson, visionnées des millions de fois, qui, chacune à leur manière, s’inquiètent des effets «délétères» d’une «sur-féminisation» du monde et se plaignent d’une crise de la masculinité «due à la perte des repères classiques» inculqués depuis des millénaires.

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.