Diego Esteban: Burquoi tant de haine?

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Diego Esteban: Burquoi tant de haine?

Dans sa newsletter du mardi 3 juillet, Le Temps annonçait une ligne de fracture au sein du PS Genevois et du PS Vaudois sur la question de la burqa. Voilà une affirmation bien téméraire. D’une part, l’article ne présente en réalité que le débat entre socialistes vaudois: c'est insuffisant pour “greffer” le PS Genevois dans cette analyse. D’autre part, c'est une déclaration de Pierre-Yves Maillard qui est à l'origine de ce débat: aurait-il eu lieu si le Conseiller d'Etat socialiste s'était tu? Car il faut savoir que les entorses aux valeurs du parti résultant du culte de la personnalité de Pierre-Yves Maillard ne manquent pas au PS Vaudois (cf. notamment mise à l’écart d’Anne-Catherine Lyon): s'il décidait de sauter dans un volcan, je me demande combien de camarades s'empresseraient de chanter les louanges de la magmathérapie. (...) La discussion sur la burqa et d'autres formes de voile islamique intégral peut se résumer à un débat entre deux camps aux positions incompatibles: soit l'on pense qu'il est possible de choisir librement de porter le voile intégral, soit l'on pense qu'il est impossible de faire ce choix librement. Une étude très intéressante de l'Open Society se penche sur le cas de 32 femmes en France qui ont choisi de porter le voile intégral. Elle constate que bon nombre de ces femmes font ce choix de manière délibérée, souvent contre l'avis de leur famille (donc avec un faible risque de représailles si elles ne le portent pas). Il en résulte qu'une interdiction totale du voile intégral se heurterait au choix librement exprimé par certaines femmes de le porter. (...)

Vincent Strohbach: Aux secours, ils reviennent !

(...) A lire l’éditorialiste le plus prétentieux de la République, cela serait, en effet, l’éclatante démonstration que les Nations-Unies, la communauté Européenne, la mondialisation et le multiculturalisme n’étaient finalement que des chimères des grands patrons véreux et autres gauchistes mondialistes et que plus vite, on reviendra en arrière, mieux ça sera pour tout le monde. Il est vrai que les inégalités entre les riches et les pauvres n’ont cessé d’augmenter, que la classe moyenne occidentale qui était pourtant la grande réussite du 20eme siècle, est en train de fondre comme neige au soleil et que ,visiblement, pour une fraction croissante d’individus l’ouverture aux autres et la solidarité sont assimilés à des signes de faiblesse. Ok, mais de là à réclamer avec impatience que la disparition des organisations internationales et l’avènement de ce nationalisme protectionniste unilatéral provoquent, enfin, le grand retour des frontières et donc du chacun pour soit, apparaît non seulement irresponsable mais surtout comme le présage de ce que le nationalisme a toujours fini par engranger; La guerre…

Rémi Mogenet: Georges-Emmanuel Clancier, Ramuz et Verdonnet

Georges-Emmanuel Clancier nous a quittés il y a deux jours à un âge très avancé, et il fut l'un des meilleurs poètes de sa génération. Mes parents le connaissaient, car lui et sa femme étaient originaires du Limousin comme ma grand-mère, que la seconde avait connue, et il m'avait dédicacé un beau livre qui témoignait du lien profond qu’il entretenait avec l’âme des choses, avec la lumière qui anime la nature. Il s'agissait de son recueil poétique le plus célèbre, Le Paysan céleste - titre qui en dit assez à lui seul. Il ne croyait pas nécessaire de voir les choses depuis Paris pour saisir l'essence éternelle du monde, et pensait au contraire que le pays natal, par le souvenirs d'enfance, mais aussi la campagne, par ses liens avec les saisons, les éléments, étaient plus propres à l'élévation intérieure. (...) Il était un grand admirateur de Ramuz: il était de son école. Il a écrit quelques poèmes sur la Savoie, notamment à la faveur de visites rendues à son vieil ami Jean-Vincent Verdonnet, près d'Annemasse. Le monde est petit. (...) Clancier est connu du grand public surtout pour ses romans, adaptés pour certains en films, notamment Le Pain noir. (...)

Pascal Décaillet: Les délaissés veulent la nation

(...) Dans cette logique de casino, il fallait à tout prix abolir l'idée d'économie nationale. La fierté du Lorrain, ayant travaillé toute sa vie dans la sidérurgie, ou de l'ouvrier de la Ruhr, spécialiste des aciéries, devaient impérativement, en termes d'images, passer pour des vertus d'un autre âge. C'est ce virage-là qu'a pris l'Union européenne depuis trente ans. Elle fut tellement imposée aux esprits, avec une telle férule, que la plupart des gens vous définissaient l'Europe comme ontologiquement libérale. Comme si ce libéralisme n'était pas le fruit, comme tout l'est en Histoire (lisons Thucydide, les enchaînements de causes et de conséquences, dans la Guerre du Péloponnèse), de choix politiques et économiques bien précis. Avec, aussi, une finalité parfaitement claire : permettre l'enrichissement de quelques-uns sur le dos du grand nombre. (...) Pour ma part, je ne veux pas d'une Europe libérale. En tout cas, pas d'un libéralisme imposé par une clique, venue d'en haut. Je veux une Europe des peuples. Où on commence, comme chez nous en Suisse, par leur donner la parole. (...)

Sylvain Thévoz: Ô rade ô désespoir

(...) Toujours et encore, la ville demeure pensée pour les voitures avant tout. L'autoroute urbaine qui longe le lac est dangereuse, avec des passages-piétons à risques, insuffisamment signalés le long du quai Gustave Ador, des temps de passage trop courts devant l'Horloge Fleurie - faut être adepte du sprint pour passer-, ou le long du quai Wilson - et tant pis pour les aîné.e.s ou les personnes à mobilité réduite-. La priorité aux voitures demeure la norme, c'est regrettable. Voilà pourtant, au-delà des vernis cosmétiques, ce qui changerait vraiment la rade : la rendre aux habitant.e.s, pas au trafic de transit. Au moment où certains évoquent un réaménagement futur de la rade et se réjouissent de l'ouverture de la nouvelle plage aux Eaux-Vives en 2019, pourquoi ne pas aller au-delà de l'esthétisation des quais, et refuser de laisser une autoroute les balafrer? La rade, belle rade, objet de tous les soins et obsessions, est bichonnées, nettoyée, mais malheureusement, aucun choix fort n'est posé pour la rendre à ses habitant.e.s. Témoin, le concept de l'été pour la rade : l'Escale. (...)

Marie-France de Meuron: Un exemple concret : l’hydrocution

(...) en deux brefs paragraphes, Futura Sciences donne sa bénédiction impérialeaux baigneurs tout-puissants. Toutefois, en consultant internet, des articles très approfondis, comprenant bien plus que quelques lignes, nous instruisent sur l’hydrocution et les crampes possibles lors de baignades. Ils attirent notre attention sur les mécanismes du corps, nous enseignant à y prendre garde. Non pas comme Futura Sciences qui se contente de dire que les autres ont tout faux. Ainsi donc, vulgaris medical qui s’adresse aussi au grand public fait comprendre et ressentir à ses lecteurs ce qu’est l’hydrocution et ses conséquences qui nécessitent un traitement immédiat distinct de la noyade. Il décrit clairement ce qu’est la « syncope d’immersion » et chacun peut prendre conscience de la réalité concrète et organique du processus. Nous constatons ainsi comment certaines personnes se référant à la science d’aujourd’hui court-circuitent l’enseignement au public en se contentant de donner des mots d’ordre. Ce qui est d’autant plus grave que lorsqu’il surgit un accident, les personnes présentes ne savent plus réfléchir. Ce qui peut expliquer pour une part en tout cas le « bystander effect ». (...)

Adrien Faure: Les mouvements sociaux américains des années soixante Je vous propose aujourd’hui de faire une petite pause dans notre étude de l’histoire du XVIIIe siècle genevois, de changer de continent et de faire un saut de deux siècles en avant dans le temps. Comme vous le savez peut-être, je trouve tout à fait passionnant l’étude des années soixante aux Etats-Unis, ce qui m’a évidemment mené à m’intéresser aux années cinquante et à la Beat Generation, à lire Kerouac, Burroughs, le couple Cassady, Joyce Johnson, Hunter Thompson, Leary, Rubin, un peu Ginsberg, mais aussi Bukowski et Fante. A proprement parler, l’expression Beat Generation ne désigne toutefois pas un mouvement social, mais plutôt un petit groupe d’artistes, essentiellement des écrivains et des poètes, qui fréquentent les marges sociales de la société new-yorkaise des années quarante et cinquante, qu’on appelle hipsters jusqu’en 1957, puis parfois beatniks. (...) (TDG)

Créé: 08.07.2018, 13h17

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