Christina Meissner: Après Lully, Lancy, Challendin et bien d'autres à venir

Les blogs de la TribuneLa députée UDC et secrétaire des propriétaires de villas dénonce la réponse de l'édile de Bernex, le candidat PDC Dal Busco.

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Christina Meissner: Lully, Lancy, Challendin et bien d'autres à venir Les habitants de Bernex ont soutenu ceux de Lully et ont voté contre un plan localisé de quartier (PLQ) imposé. L'UDC a soutenu les habitants. Une fois de plus, c'est le seul parti qui ose le faire tant au niveau cantonal que communal. La réponse du candidat Dal Busco, maire de Bernex est stupéfiante: "A cause de ce résultat , on va perdre 3 ans de procédure". Encore un peu et il menacerait de punir les habitants d'avoir osé souhaiter participer au développement de leur cadre de vie. Mais, c'est l'essence même d'un écoquartier que d'être élaboré de manière participative ! Mon projet de loi 11112 (coincé en commission) et la nouvelle Constitution le demandent. Espérons que les autorités tant communales que cantonales comprendront enfin qu'ils sont élus pour répondre aux attentes de leurs concitoyens et non pas pour faire des affaires sur leur dos.

Olivier Perroux: Le naturiste des bulletins de vote C'est la nouvelle mode. Avant de glisser son bulletin dans l'enveloppe, désormais, certains le prennent en photo et l'affiche sur les réseaux sociaux. Phénomène qui touche de plus en plus de monde au fil des scrutins. Exposer aux vues de tous son vote. Jusqu'ici, les déclarations suffisaient. Désormais, il semble falloir y ajouter des preuves. Comme si les paroles n'étaient pas suffisantes, crédibles, fortes. A moins que ce ne soit une affaire d'esthétisme... Imaginons un instant un électeur, devant un local de vote, qui voudrait faire de même. Avec son petit trépied installé devant la porte d'entrée, et son bulletin, rempli et punaisé. Comment réagiriez-vous? Je n'ai pas encore compris cette mode. Peut-être passera-t-elle. Une chose est certaine. Pour les élections prochaines, vu la taille des caractères des listes, l'exercice se révèle déjà plus compliqué...

Marko Bandler : Genève, dans 5 ans (…) Le compromis n’est pas la compromission. Et, dans 5 ans, Genève pourrait avoir un tout autre visage qu’aujourd’hui, pour autant qu’on se donne la peine d’y travailler ensemble, autrement, de manière constructive et raisonnée. Dans 5 ans, on pourra atteindre facilement le centre-ville en transports publics, grâce aux P+R gratuits qui fleuriront en périphérie et au renforcement du réseau des TPG. Dans 5 ans, il y a aura un tout petit peu plus de policiers, mais ils seront surtout beaucoup plus présents dans les rues, car on les aura déchargés de leur boulot administratif (par des assistants) ou des missions que ne sont pas forcément prioritaires pour leurs fonctions (bruits, incivilités, querelles de voisinage). Dans 5 ans, on a aura fait chuter le taux de chômage, grâce à une politique beaucoup plus volontariste de l’Etat en matière d’insertion professionnelle, notamment pour les jeunes en rupture (qui sont près de 2000 aujourd’hui), et des seniors qui peinent à retrouver du travail après 50 ans…

Ines El-Shikh : Cigarette écolo et démocratie de spectacle Grosso modo: la cigarette Parisienne verte est une cigarette écolo “sans additifs”, emballée “sans cellophane” et “sans alu”. Ayant une sainte horreur de la cigarette et n’ayant aucun fumeur dans mon cercle familial et amical proche, je ne sais pas depuis quand cette Parisienne verte est commercialisée, mais ça semble assez récent vu qu’elle surfe si bien sur la vague du greenwashing. (…)Ce que je cherche à exprimer avec cet exemple de la cigarette, c’est cette tendance que nous avons à filtrer les messages, en tant que clients, non pas en fonction de la véracité de l’information, mais en fonction de son attractivité. J’enfonce une porte ouverte, puisque c’est là quelque chose que nous savons tous. En pleine période électorale, il est opportun de rappeler que ce mécanisme de filtrage de l’information selon son attractivité est un rouage indispensable de la machine des campagnes politiciennes. Nous savons tous, nous avons pleinement conscience, que les discours de campagnes électorales sont un ramassis de promesses auxquelles ne croient ni le candidat, ni le parti, ni l’électeur…

Rémi Mogenet : Erckmann-Chatrian: porte d’Allemagne J’ai lu un recueil de contes fantastiques du célèbre auteur alsacien bicéphale Ecrkmann-Chatrian; c’était prenant et fascinant, annonçant fréquemment l’excellent Jean Ray. Il fait pénétrer d’une façon directe le monde élémentaire - l’espace magique par lequel s’anime le visible. Cependant, comme il est lié, dans ces récits, aux forces terrestres, il est traversé de pulsions folles, meurtrières, haineuses. Là se trouve aussi la source de toute superstition, et les divinités qui l’habitent sont diaboliques, effrayantes, comme chez Lovecraft: on y croise les vivantes allégories de la mort, du temps, de la vieillesse, des maladies… Sous la plume d’Ecrkmann-Chatrian, elles sont des personnes réelles qui interviennent cruellement dans la destinée des mortels! (…) Sans doute, Erckmann et Chatrian avaient quelque chose d’un peu fou qui oriente vers Hoffmann, vers l’Allemagne romantique…

Adrien Faure : (Re)construire une culture politique (révolutionnaire) La construction d'un mouvement social révolutionnaire passe nécessairement par la (re)construction d'une culture politique (révolutionnaire)*. Je mets une parenthèse au mot « révolutionnaire » car j'ai du mal à considérer l'état actuel du champ culturel politique comme relevant d'une culture politique en tant que telle. Entre pragmatisme consensualiste prêt à tous les compromis(sions) et électoralisme carriériste, en passant par la posture anti-idéologisme dépolitisante ou le réformisme minimaliste (anti-radical) petit-bourgeois, je crois que je ne suis en effet pas grandement convaincu (bon d'accord j'exagère volontairement quelque peu). Par conséquent, le premier pas consiste à (re)construire une culture politique de qualité, mais dans une optique socialiste et révolutionnaire évidemment. La (re)construction d'une culture politique révolutionnaire signifie que le militant doit se faire en quelque sorte, non forcément théoricien, mais en tout cas propagateur théorique (et donc débattant théorique). Cela implique évidemment un effort de notre (les organisations socialistes) part dans la formation des militants…

John Goetelen : Nairobi, Bagdad, Tessin: sang et burqua Les islamo-fascistes se douchent dans le sang. Hier c’était encore une fois Bagdad. Bagdad dont le quotidien se chiffre en dizaines de morts par attentats, pour ceux que l’on connaît. (…) L’islamo-fascisme tue par conviction, peut-être par goût. Il n'est pas exclu que ses soldats veuillent forcer l'occident à ouvrir un nouveau front en Afrique. Il n’y a plus de religion dans cette politique: rien qu’une lutte sanglante pour le pouvoir, menée au nom d’un pseudo-islam à vomir. Rien à voir avec les musulmans de coeur. Ici ces assassins font le simulacre de la prière, récitent avec exaltation mais sans âme leur maudit coran, comme des mécaniques qui confondent exhibition et conscience. Les gens de foi sont forcément mal à l’aise: voir leur religion utilisée à de telles fins par des gens qui sont initialement des frères et sœurs de sang et de foi suscite un terrible conflit de loyauté. De cette grande méprise de l’islam seuls s’en sortiront avec honneur ceux qui apprendront à séparer la foi et le djihad, l’état et la religion, la coutume oppressante de la communauté et la liberté intérieure de conscience…

Pascal Décaillet: Par pitié, du sang neuf ! (…) La vérité de cette campagne, c'est qu'il y a des sortants qui sont là depuis la nuit des temps, et entendent prolonger à l'infini ce délice nocturne de leur domination, et, comme dans toute démocratie du monde, des gens qui, du dehors, aspirent à entrer. Verts libéraux, par exemple, qui apportent beaucoup de fraîcheur et d'idées concrètes dans la campagne. Mais plein d'autres, aussi. MCG, bien sûr: on vient de passer deux législatures à les traiter de Gueux, on aurait peut-être mieux fait de prêter l'oreille à certaines de leurs revendications, notamment sur la protection de l'emploi local. Ou encore UDC. Ou encore Ensemble à Gauche. Ou encore Pirates. Ou encore PBD. Et jusqu'à M. Jenni, qui sur la mobilité tient un discours autrement solide que celui de la ministre sortante…

Pierre Scherg : Il faut interdire le port du voile à Genève Après l’acceptation par le Tessin de l'interdiction du port du voile dans l’espace public, il est grand temps de faire la même chose à Genève. Un ami égyptien rencontré par hasard au bord du lac m’a informé qu’il n’a trouvé nulle part dans le coran la prescription faite aux femmes de porter le voile. En revanche, cela se trouve dans la Charia, à côté de l’exigence de couper le bras au voleur et d’autres monstruosités. De même que personne n’ose exiger l’introduction de telles peines cruelles, il faut renoncer à la cruauté de dépersonnaliser les femmes en les mettant « dans un uniforme» (je reste poli) et leur permettre d’exprimer librement leur personnalité. Voici la proposition UDC à la constituante : « Le port de vêtement cachant le visage est interdit en public à toute personne domiciliée dans le canton. La loi peut prévoir des exceptions. »

Djemâa Chraïti : Meurtre d'Adeline, la monstruosité au cœur du débat humaniste (…) Après la haine et le cerveau reptilien surinflammé, il est temps de diriger le débat au niveau du cortex et de réfléchir, enfin ! Avec Jacques Derrida, on craint de nommer le monstre au risque d’être de connivence avec lui et surtout à travers lui, cette peur de voir muter notre modèle normatif parce que devant un monstre on prend conscience de ce qu’est la norme et à la voir transgresser, il nous faut de toute urgence redéfinir nos frontières et notre cadre. Confrontés à cette nécessité de revoir nos modèles, nous sommes aussitôt contraints d’en comprendre les limites. Avec Michel Foucault, on surveille et on punit, le pouvoir se définit et s’impose à travers ses lois, les bafouer, les ébranle et c’est en cela que le monstre a une toute-puissance qui nous déstabilise, il transgresse et nous renvoie le miroir de nos failles. (…) Il s’agit moins de remettre en question des avancées d’une société ouverte et tolérante que de mettre en place les mesures adéquates pour éviter des drames comme celui que nous venons de vivre. Comprendre et corriger ce qui doit l’être ne doit pas remettre en question nos choix fondamentaux, nos choix de sociétés à l'image de notre conscience…

Magali Origa : Le futur de Genève (…) Plusieurs jeunes autour de moi sont contents qu’on pense à l’aménagement de Genève dans le futur. Nous sommes dans un petit canton-ville où beaucoup aiment venir, les inclure dans le futur de notre canton n’est pas une chose idiote... Il faut savoir penser au delà du bout de notre nez, au delà de la discrimination que l’on veut ABSOLUMENT inclure. Cette discrimination va loin, va trop loin, il est temps de penser autrement que par la haine. (TDG)

Créé: 23.09.2013, 16h33

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