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Bertrand Buchs: La psychiatrie doit se remettre en question

«Ce qui s’est passé jeudi et vendredi, ce meurtre scandaleux, innommable est de notre responsabilité à nous les médecins.»

Bertrand Buchs: La psychiatrie doit se remettre en question Arrêtons de croire que rien n’est grave. Que tout va bien et que l’Homme peut se guérir. Qu’il suffit de se parler, de mettre en évidence le problème et que le temps et la parole ferra le reste. Arrêtons de vouloir ne rien communiquer. Vouloir défendre le patient avant la société. Ce jardin secret incompréhensible. Cette histoire de confiance, sans laquelle aucun traitement n’est possible. Foutaise. Ce qui marche c’est le travail en réseau. La transmission, la discussion et surtout prendre ses responsabilités et dire. Ce type est dangereux, il ne peut pas être guéri, juste stabilisé. Il m’est arrivé souvent de ne pas pouvoir partager mon avis avec un confrère psychiatre car il ne voulait pas me parler de ce qui se passait lors de sa thérapie. Cela sert à quoi. Cela devient ridicule, à se demander si la psychiatrie sert à quelque chose, à part à discuter des petites névroses du dimanche. Je suis devenu un vieux toubib réac qui croit de moins en moins à cette pseudo science. Ce qui s’est passé jeudi et vendredi, ce meurtre scandaleux, innommable est de notre responsabilité à nous les médecins. Je l’assume avec honte. http://bertrandbuchs.blog.tdg.ch/archive/2013/09/15/la-psychiatrie-doit-se-remettre-en-question-247085.html

Walter Schlechtent: Hommage à Adeline (...) Croire en l’humain est sûrement un don, une qualité qui nous investis d’une mission sociétale, d’un sacerdoce. (...) Croire en l’humain c’est mener un combat contre une société qui n’aime pas la différence, qui n’aime plus l’indifférence, qui vit de convictions, d'idéaux préconstruits. Croire en l’humain, c’est s’abandonner pour ne pas devenir comme eux, comme ceux qui condamnent à mort, comme ceux qui donnent la mort. Croire en l’humain, c’est mourir un peu, c’est rendre orphelins les préjugés, ceux qui guident le bien et le mal. Croire en l’humain, c’est prendre le risque de se tromper, pas sur ses choix, pas sur ses croyances, mais sur la possibilité que l’homme sait évoluer, se reconstruire, se réinsérer. Ces gens qui, au quotidien, travaillent et vivent avec cet espoir fou, cette vision humaniste d’un monde meilleur, ces gens là méritent tout notre respect car ils sont rares. Ils entretiennent une lueur d’espoir qui doit nous laisser croire que fondamentalement l’homme est bon, que nos enfants ont un avenir dans une société qui tous les jours assassine un peu plus nos fondamentaux.

Pierre Pittet : Qu’ils dégagent tous et toutes ! (…) Les deux avaient rendez-vous au centre équestre à 11h du matin, jeudi et ce n'est qu'à 14h que l'unité les "Pâquerettes" est avertie par le centre équestre: le multirécidiviste et sa jolie accompagnatrice ne se sont pas présentés au cour! Merci pour le sérieux thérapeutique! La police n'intervient qu'à 16h et ne retrouve le corps que le lendemain dans l'après-midi. Tout faux sur toute la ligne, pourquoi? (…) S'il restait une once d'honneur et de dignité à la directrice de l'office des prisons, elle aurait déjà donné sa démission. Idem pour le psychiatre et pour le juge de la Tapem (juge de l'application des peines et des mesures) qui ont donné l'autorisation à cette sombre thérapie équestre, totalement inadaptée pour le déviant. (…) C'est le combat juridique qui pourrait changer la donne à Genève car enfin la mise en danger de la vie d'autrui ayant entrainé un assassinat est un délit pénal et l'Etat de Genève doit être attaqué pénalement dans cette affaire, jusqu'à la Cour européenne des Droits de l'Homme s'il le faut et les responsables doivent être jugés. (…) Les dissidents dénonciateurs, les visionnaires du changement radical sont presque partout et toujours censurés à Genève.

Dominique Jordan : Jusqu'à quand allons acceptrer une justice qui permet à des violeurs assassins multirécidivistes de recommencer?(…) Robert Cramer explique dan le Journal " Le Matin ": " La mise en œuvre des peines est humaine et il y a une erreur stratégique. Le problème n'est pas le système carcéral; mais les décisions prises. " Non monsieur Cramer; le problème c'est le code pénal qui permet justement à ce que des personnes puissent prendre ce genre de mauvaises décisions. Ce type ne devait plus jamais sortir de prison. Comme l'a bien dit Christian Lüscher " le doute doit profiter en priorité à la société " Et il a bien raison. On parle de tueur et non d'un simple voleur ou d'un délinquant qui s'amuse à casser des vitrines ou qui crève des pneus de voitures. Et ce que dit Calos Sommaruga toujours dans la Matin: " Pour éviter que cela se reproduise on doit se demander à quel moment on a commis l'erreur " Se demander qu'elle erreur? Cela me semble évident. L'erreur (si on peut appeler cela une erreur. Moi j'appele cela une faute professionnelle grave) est d'avoir décidé de laisser sortir un dangereux violeur multirécidiviste accompagné seul d'une jeune fille. Faut-il pour M. Sommaruga créer une task force pour comprendre cela? (…)

Michèle Roullet : Tragédie qui n’aurait jamais dû survenir (…) Certes, il y a trop d’éléments dans ce drame qui soulèvent l’indignation. Et, notre société ne pourra faire l’impasse d’aborder des questions cruciales sur le suivi des criminels dangereux. Avoir autorisé une jeune femme sociothérapeute à accompagner, seule, un violeur récidiviste est incompréhensible. Cette tragédie devra nous amener à repenser le concept de proximité tant valorisé aujourd’hui dans tous les secteurs. On fait l’éloge de l’autorité de proximité, de la gestion de proximité, de soins thérapeutiques de proximité… sans réaliser combien ce concept porte en germe une dangerosité : celui d’ôter toute clairvoyance. Mais, ces questions seront pour plus tard, donnons-nous maintenant le temps du recueillement, honorons la mémoire d’Adeline et exprimons à sa famille, à son tout petit garçon de huit mois, nos plus sincères condoléances…

Jean-Michel Olivier : La littérature romande, quelle explosion de talents!… Je pourrais citer dix noms d’écrivains romands qui n’ont pas la quarantaine, tous surprenants, tous prometteurs : Antonio Albanese, Anne-Frédérique Rochat, Damien Murith, Isabelle Æschlimann, Max Lobe, Aude Seigne, Laure Chappuis, Fred Valet, Marina Salzmann… Mais cette rentrée, à mon avis, est marquée par deux livres qui feront date. D’abord, c’est le premier roman d’un auteur né à Nyon, Antoine Jaquier, qui raconte la descente aux enfers d’un jeune homme, Jacques, pris dans les rets des paradis artificiels. S’il est terrible, impitoyable même par la précision de ses scènes, Ils sont tous morts brille aussi par son style, musical, épuré, travaillé comme une symphonie en plusieurs mouvements. Une indéniable réussite. Ensuite, bien sûr, il y a Mouron, Quentin de son prénom, l’agaçant surdoué de nos Lettres. Il nous avait bluffés avec son premier livre, Au point d’effusion des égouts, un peu déçu avec le second, qui se passait au Canada. Avec La Combustion humaine, il rue dans les brancards. (…) La littérature romande — si choyée par les dames patronnesses — est morte. Une autre a vu le jour. Elle est vivante et colorée, drôle, tragique, originale et imaginative.

Marko Bandler : Sortez vos millions, Monsieur Quennec!Je suis un enfant du Servette. J’ai grandi au stade des Charmilles. Si les idoles des jeunes amateurs de football d’aujourd’hui s’appellent Messi, Ribéry, Ronaldo ou Balotelli, les dieux de ma jeunesse se nommaient Burgener, Barberis, Schnyder et Sinval. J’avais le sang grenat. Genève avait un club de football qui rassemblait les foules. Il n’était pas rare de voir notre bon vieux stade dépasser les 20'000 spectateurs pour des matches d’anthologie. Epoque bénie où les footballeurs étaient des êtres humains accessibles et pas des machines à rapporter de l’argent. Epoque bénie où le football avait une âme. Aujourd’hui, suite aux déboires financiers d’escrocs ou de bonimenteurs éloquents, Servette n’est plus qu’un nom sur une équipe qui ne fait plus rêver personne, si ce n’est d’irréductibles aficionados qui croient encore et toujours à la résurrection d’un club qui n’en finit pourtant pas de descendre vers l’abîme. Je n’ai pas leur courage et Servette ne signifie plus grand chose pour moi depuis que l’ambition mégalomaniaque de quelques uns a pris le dessus sur l’âme d’un club certes ambitieux, mais avant tout populaire. Personne n’osera décemment prétendre que le Servette d’aujourd’hui a un quelconque rapport avec celui d’il y a 30 ans… (…) Ce Stade de Genève est une absurdité. Incapable d’accueillir des manifestations d’envergure (combien de grands concerts en 10 ans ?), boycotté à demi-mots par l’ASF, construit avec des matériaux douteux dans une architecture stalinienne, et voici que Monsieur Quennec ose aujourd’hui venir nous nous dire qu’il faut allonger la facture de 35 millions pour pouvoir le rendre opérationnel ! On croit rêver…

Jean-Michel Bugnion : Une journée d’Abdo ou l'accueil continu à la genevoise... Le 28 novembre 2010, la population acceptait avec enthousiasme la loi sur l’accueil continu des élèves : 81,1% de oui de l’école obligatoire, CO compris. Sa concrétisation est en cours, mais doit affronter beaucoup d’obstacles avant sa réalisation ; lorsque ce sera le cas, une nouvelle mission particulière incombera à l’école, sans rapport direct avec l’enseignement. Imaginons, de manière un peu caricaturale, la journée d’école d’un élève de 14 ans que nous appellerons Abdo. 6 heures : le réveil sonne, rien. (…) 10h 30 : français. La prof est accaparée par l’élève trisomique, intégré partiellement et très gentil, mais totalement décalé dans les apprentissages. Du coup, l’ambiance devient turbulente, Abdo s’en paie une bonne tranche. 11h 20 : fin des cours et reprise à 13h45. Abdo fait partie du premier service à la cafétéria du CO, aménagée en vitesse et à moindres frais. Un bruit constant, une assiette labellisée « fourchette verte » dans laquelle Abdo laisse consciencieusement les légumes. (…) 13h45 : cours d’éducation à la santé. Thème : l’alcool et les drogues ; à la fin, Abdo pense qu’il préfère les cours portant sur l’éducation sexuelle, on rigole davantage avec les copains. (…) 16h 20 : les cours sont finis mais pas la journée d’Abdo. A nouveau, cercle d’étude ; faut bien faire ses devoirs et ses parents ont insisté, connaissant la difficulté de les exiger après le repas du soir et pendant la retransmission du match de foot. Bâillements et gargouillis resurgissent. (…) 18h30 : Abdo grimpe dans la voiture de son père ; comme la plupart de ses copains, il n’a pas pris de douche… Abdo aura passé 11 heures et demi dans son établissement scolaire, reconductibles 3 fois dans la semaine, le mercredi après-midi de congé étant consacré à de nouvelles activités, mais extrascolaires… Son école aura pris en charge, outre l’enseignement, des pans éducatifs entiers qui reviennent pourtant aux parents en priorité. N’y a-t-il pas là un déséquilibre qui s’amplifie ? Où sont les plages de liberté et de repos pour nos ados ? Voulez-vous vraiment inscrire votre fils ou votre fille à l’accueil continu ?

JF Mabut Vuillod et Frey dominent le débat de Bardonnex Alternative A l’Eki-Thé, samedi 14 septembre (…) Une dernière intervention met en cause le niveau des salaires. Oui, je veux bien augmenter les salaires dans mon secteur, répond le maraîcher de Charrot, Georges Vuillod, encore faut-il que les gens consomment local. Dans l'agriculture, c'est le canton qui fixe les salaires et les horaires: 45 heures pour 3300 francs. À Zurich, les travailleurs agricoles touchent 3000 francs pour 55 heures de travail. Faisons très attention! Ne perdons pas de vue ce qui se fait à l'extérieur! Genève a mis toutes sortes de taxes pour financer ceci et cela. C’est autant d’obstacles pour les entrepreneurs et pour les emplois. Ce sera le mot de la fin. Il est midi 15. Christian Hottelier remercie les intervenants : Christian Frey de Landecy, socialiste, Daniel Fischer, de Bardonnex, démocrate-chrétien, Philippe Heimo, de Croix-de-Rozon, Mouvement citoyen genevois, et Georges Vuillod, de Charrot, radical.

Michel Gutknecht : Personne ne veut parler des coûts ... Ecoles, routes, piscines, infrastructures, que les genevois vont bien devoir financer, ni des transports catastrophiques. Rappelons-nous qu'aujourd’hui, la dette du canton dépasse déjà les 10 milliards ce qui représente une très lourde dette par habitant, voir un peu plus si l’on ne compte que ceux qui payent des d’impôts... Voulons nous continuer comme cela ou demander aux genevois décider de l’avenir de leur canton en votant pour des candidats ayant une vision réaliste…

Christian Kursner : Sidérant !...Alors que Voyager 1 a rejoint l'espace intersidéral, au-delà de notre système solaire, après 36 ans de voyage de notre "temps" humain, voilà que les hommes de pouvoir les plus importants de la planète se réunissent à Genève pour éviter le pire ! mais que se passe-t-il donc dans le ciel astrologique pour qu'un tel évènement se produise alors que la 3ème guerre mondiale est déjà commencée ? le croisement dans le zodiaque de la planète de la raison, du sacrifice, de l'ordre mais aussi du commandement, SATURNE, pour ne pas la nommer, "Chronos", le Maître du temps des anciens, en transit actuellement en Scorpion, dans le signe du renoncement, du dépouillement, chez MARS, son patron, qui engendre les guerres visibles et invisibles, sanglantes mais aussi occultes et purificatrices de la folie des hommes; le croisement, dis-je, de cette planète fondamentale avec un aspect particulier créé par la relation soli-lunaire que l'on nomme les Noeuds de la Lune, justement, dont la révolution autour du zodiaque s'effectue en 18 ans…

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