Anne Cendre : Pour une place Martin Luther à Genève

Rémy Hildebrand: Amis corses souvenez-vous de Rousseau ! Jean-Noël Cuénod: Ma brève passion pour Johnny Hallyday. Philippe Morel: Johnny, merci ! Edouard Cuendet: Grève du Cartel syndical: explication de texte

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Anne Cendre : Pour une place Luther à Genève

On arrive au bout du 500e anniversaire de la Réforme de Luther. A cette occasion, Genève pourrait faire un geste en donnant le nom de Luther à un lieu de la ville. Pourquoi ne pas baptiser place Luther les quelques mètres carrés en bas du Bourg de Four, devant l’église luthérienne ? (...) La copie de la fameuse presse de Gutenberg a été un coup de génie. Le MIR a ainsi imprimé la Bible, comme celle de Gutenberg, ou presque ! Tous les jours, six pages, depuis le 4 juin. La possibilité d’actionner individuellement l’immense machine a visé les jeunes que l’interactivité séduit toujours. Plusieurs dizaines de classes ont profité de cette occasion pour combiner l’enseignement et le ludique. Mais les adultes n’ont pas rechigné. Comment ne pas se laisser entraîner en voyant Gabriel de Montmollin (commissaire de l’exposition et directeur du MIR) « serrer la vis », d’une seule main, avec enthousiasme ! La seconde partie de l’exposition, appelée "Galaxie Gutenberg", n’a pas eu le même impact : il fallait se pencher sur des vitrines ! Il y avait là cependant une vision de l’apport religieux, intellectuel, technique d’une immense qualité. La diffusion de la Réforme due à l’expansion de l’imprimerie en était éclairée. Grâce aux prêts de plusieurs institutions genevoises, dont en particulier la Fondation Martin Bodmer, de magnifiques exemples de Bibles et des premières éditions d’Erasme, Montaigne, Rabelais, une carte de Suisse de 1585, et d’autres volumes inattendus étaient exposés. (...)

Rémy Hildebrand: Amis corses souvenez-vous de Rousseau !

(...) Les élections qui ont eut lieu dimanche dernier dans l'Ile de Beauté viennent de surprendre un grand nombre d'observateurs. Les idées pour une plus grande autonomie de la Corse sont à l'ordre du jour. Des négociations sont annoncées. Leur réussite dépend de la bonne volonté de chaque partenaire politique rompu ou non au travail des pourparlers. Peut-être que les négociateurs se rendant à Paris se souviendront des propos de Jean-Jacques Rousseau admirant les Corses républicains sauvegardant leur indépendance et leur liberté par-dessous tout. Petit rappel: Le 10 juillet 1762, Jean-Jacques Rousseau s'installe à Môtiers, village du Val de Travers, près de Neuchâtel. Il a fui la capitale parce que le Parlement de Paris a condamné pour ses livres notamment l'ouvrage intitulé "Emile ou de l'Education". Jean-Jacques Rousseau accomplit de longues promenades, il lit, il écrit beaucoup, reprend ses études sur la botanique, répond à ses correspondants. Mathieu Buttafoco patriote corse - au service de la France puis de l'Angleterre - a lu le "Contrat social". Cet officier suggère à Jean-Jacques Rousseau de se muer en législateur au service de la Corse…

Jean-Noël Cuénod: Ma brève passion pour Johnny Hallyday

(...) Le repas est terminé. Le café arrive. Après le troisième top qui nous assure qu’il est bien 12h30, après le bulletin de l’ATS, le poste de radio ronronne quelques ritournelles. On appelle ça de la « musique légère », genre « Caravelli et ses violons magiques ». Soudain, explosion dans le Sondyna. Un inconnu hurle de sa voix juvénile « Souvenirs, souvenirs » sur fond de guitare électrique. Très électrique, la guitare. Comme l’atmosphère. Mon père en reste muet de saisissement. Son regard jette des éclairs un peu partout. Ma mère fait semblant de rien et préfère regagner sa cuisine pour éviter les éclats de l’orage qui menace. La chanson est terminée. D’un air gêné, le présentateur annonce le nom du coupable : «Un jeune chanteur franco-américain qui se nomme Johnny Hallyday». La rage paternelle jaillit dans un geyser d’imprécations contre « cette musique de sauvages». Et le père de bondir vers le téléphone mural pour composer le numéro de Radio-Genève et faire part à la malheureuse téléphoniste de sa plus vive réprobation contre « ce Johnny Holiday ou je ne sais quoi ». Un peu calmé, l’imprécateur termine son café, déplie la « Tribune de Genève » et laisse tomber : « De toute façon, ce petit con ne fera pas six mois… » Dans mon coin, je jubile. (...)

Philippe Morel: Johnny, merci !

Oui, comme beaucoup de personnes aujourd'hui, j'ai pleuré ! Johnny ne pouvait pas partir, ne devait jamais nous quitter ! Et pourtant, il était si humain .... Il a commencé par être un chanteur, il est devenu une idole, une star, il a porté le rock, il a ensuite incarné un mode de vie, une manière d'ppréhender la vie, l'amitié, il nous a offert un espace de liberté, il a osé, il a survécu à tant d'époques et de générations, il nous a tant donné, il nous a tant aimé, il a su rester vrai et sincère .... Il est entré dans nos vies et finalement dans nos familles ! Le chanteur devenu un frère ! Aujourd'hui nous avons mal, très mal ! Nous garderons ses chansons, sa voix inégalable, sa gueule, sa présence sur scène, sa force et sa volonté ! MERCI Monsieur Johnny Hallyday !

Edmée Cuttat: "Jeune femme" raconte les galères d'une trentenaire excessive

Léonor Serraille, 31 ans, dont le premier long métrage Jeune femme a gagné la Caméra d’0r en mai à Cannes, brosse le portrait complexe de Paula, une fille de son âge au caractère impossible et au tempérament excessif. Elle est interprétée avec talent par une volcanique Laetitia Dosch, de tous les plans. (...) Largement plébiscité par la majorité de la presse française, encensant par ailleurs sans réserve Laetitia Dorsch en gros qualifiée d'exceptionnellement génialissime, Jeune femme est certes un film curieux, iconoclaste, plutôt original et humoristique, mais qui finit par lasser à force d’exagérer le côté épuisant, hystérique, voire cliché de sa principale protagoniste. C'est aussi un film de femme. Autour de Léonor Serraille, enceinte à l’époque du tournage, il n’y avait qu’elles, de l’ingénieure du son à la chef opératrice en passant par la productrice et la monteuse.

Edouard Cuendet: Grève du Cartel syndical: explication de texte

Comme député et citoyen, j’ai lu avec intérêt l’appel à la grève adressé par le Cartel syndical en vue de la mobilisation des 4 et 14 décembre. Ce document mérite quelques commentaires, paragraphe par paragraphe, fondés sur des chiffres réels :« Budget 2018 et Plan Financier Quadriennal : des besoins en hausses, mais des postes en moins ! La santé, le social, l’éducation au bord de l’implosion…. Il faut couper en prévision de PF 17. » Le budget 2018, tel qu’adopté par une majorité de centre-gauche de la Commission des finances lors de sa séance du 29 novembre, prévoit des dépenses supérieures à 8,3 milliards et un déficit de 186 millions. Il inclut la création d’environ 300 postes supplémentaires à l’Etat. Par ailleurs, il accorde une annuité complète à la fonction publique, ce qui représente une progression salariale conséquente, inconnue dans le secteur privé. On ne peut pas parler d’un budget d’austérité ! (...) Le projet SCORE a pour but de moderniser un statut de la fonction publique dont chacun admet le caractère fondamentalement obsolète. De plus, il entraînera, dans sa phase de mise en place, une hausse conséquente de la masse salariale, avoisinant les 60 millions. Ici non plus on ne saurait parler d’atteinte aux sacro-saints acquis sociaux ! (...)

Pascal Holenweg: Le genou de la baigneuse ? c'est Verdun !

Clapotis dans les bassins : le règlement municipal sur les installations sportives de la Ville de Genève a été modifié : le nouveau règlement se contente de poser des règles générales, applicables aux femmes comme aux hommes, avec comme règle de base que les tenues autorisées dans ces lieux de bain doivent être des tenues de bain. Comme les tenues autorisées sur les pistes de skis devraient être des tenues de ski, si un règlement municipal genevois avait quelque pertinence dans la poudreuse. Etre en tenue de bain dans un lieu de bains, à un esprit simple comme celui de l'auteur de ces lignes, cela paraît à la fois logique et suffisant. Mais pas à la droite et à l'extrême-droite du Conseil municipal, qui s'en sont étouffées d'indignation et ont brandi la menace d'un déferlement de "burkinis" (des tenues de bain couvrant le corps), parce que le nouveau règlement ose l'impensable… Les intégristes religieux n'exècrent rien tant que la liberté -les libertés. Et n'aiment rien tant, et ne produisent rien tant, que des interdictions et des obligations. Ne leur répondra-t-on qu'en inversant simplement leurs interdictions en obligations, et leurs obligations en interdictions ? En prescrivant la nudité là où ils prescrivent l'empaquetage, et en interdisant le voile là où ils l'imposent ? Rien ne ressemble plus à une prescription vestimentaire que la prescription vestimentaire inverse : imposer le port du voile et l'interdire, cela se vaut. (...)

Pascal Décaillet: 25 ans après, je vous raconte mon 6 décembre

6 décembre 1992 : il y a juste 25 ans, le peuple et les cantons disaient non à l’Espace économique européen (EEE). (...) Je le dis tout net : j’étais partisan de l’EEE. Dans mes commentaires, je défendais cette position, très franchement. Etais-je, comme beaucoup de correspondants parlementaires, sous l’emprise de Jean-Pascal Delamuraz, de son verbe, de son charme, de ses formules, de son humour ? La réponse, sans doute, est oui. (...) 25 ans après, beaucoup me disent qu’au fond, les Suisses ont eu raison, le 6 décembre 1992, de voter non. C’est peut-être vrai. Mais cette campagne hors-normes a été celle de toutes les énergies de ma jeunesse. En suivant, à la trace, un homme que je ne suis pas prêt d’oublier, parce qu’il incarnait la passion joyeuse de l’Etat, frémissante comme le souffle de la vie : Jean-Pascal Delamuraz.

Marie-France de Meuron: La médecine techno-scientifique

(...) Un gros problème de santé actuel, qui nous force à revenir à une médecine globale et ne pas rester cantonnés à une médecine qui fabrique des hyperspécialistes de spécialités, c’est l’électrosensibilité. Un article remarquable nous est proposé par le Dr Willem, un aîné qui a une vision large, dans plusieurs dimensions. Je le cite : « Mais dès 2005, l’Organisation Mondiale de la Santé a reconnu l’existence de symptômes potentiellement graves pouvant varier d’un individu à un autre, tout en estimant qu’il n’existait ni critère objectif pour poser un diagnostic ni base scientifique permettant de faire un lien avec les ondes. » Nous trouvons là un indice que la médecine officielle est flottante : L’OMS a reconnu l’existence de symptômes potentiellement vagues mais se réfugie derrière l’estimation qu’il n’existait pas de base scientifique. (...) (TDG)

Créé: 07.12.2017, 10h50

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