André Naef: Le réquisitoire posthume de Basquiat contre les violences policières

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André Naef: Le réquisitoire posthume de Basquiat contre les violences policières

Michael Stewart, un Noir âgé de 25 ans, était l'un de ces artistes de rue au talent prometteur. Au petit matin du 15 septembre 1983, après une soirée bien arrosée, des policiers l'auraient surpris en train de taguer une station de métro de la 1ère Avenue. Une heure plus tard, ils l'avaient amené à l'hôpital de Bellevue, menotté, couvert de plaies et inconscient. Au bout de deux semaines, il y mourut sans être sorti du coma. L'affaire déchaîna les passions dans la communauté artistique, notamment parmi les Afro-Américains (l'expression politiquement correcte pour "Noirs"). Leur frustration fut d'autant plus profonde après l'acquittement des policiers impliqués. L'un des artistes particulièrement touché était un jeune Noir d'origine haïtienne, Jean-Michel Basquiat… (...) Le coup de colère de Basquiat est le thème d'une exposition inédite du musée Guggenheim. (...) L'exposition est aussi une première pour le Guggenheim dont le directeur, Richard Armstrong, admet l'inexpérience en matière d'art afro-américain. (...)

Edmée Cuttat: ”Diego Maradona”, gloire et décadence du roi de Naples

Deuxième perle de Cannes au menu de la Piazza Grande, Diego Maradona. Quatre ans après Amy, où il raconte la vie sulfureuse de la chanteuse fauchée à 27 ans, Asif Kapadia, qui a également retracé le destin exceptionnel du champion de F1 Ayrton Senna, se penche cette fois sur celui, hors norme, tumultueux, du footballeur le plus mythique de la planète. (...) Oscillant entre le génie de Maradona, sa fantastique science du jeu, evt les fêlures de Diego, le documentaire réalisé à partir de plus de 500 heures d’images inédites issues des archives personnelles du footballeur, est fascinant. Comme il sait si bien le faire, Asif Kapadia rend hommage à l’une des légendes vivantes du sport, à son parcours extraordinaire, en le montrant de l’intérieur. Un voyage propre à passionner tout le monde. Les connaisseurs, même s’ils ne découvriront pas la lune, et les autres.

Arnaud Cerutti: Oui, Servette est beau, mais cela pourrait ne pas suffire

Il y a de l’enthousiasme autour, et de la vie ainsi que de l’envie sur le terrain. Oui, le Servette FC néopromu en Super League joue bien au ballon, propose du beau football, ce qui nous change de ce qu’ont généralement fait les dernières équipes montées dans l’élite du foot suisse au cours de la dernière décennie. C'est beau et cela a de quoi rendre fiers tous ceux qui sont attachés au club. Mais si pour l’heure cela permet aux Grenat de figurer dans le deuxième tiers du classement, donc parfaitement dans les clous quant à leur premier objectif de maintien, il n’est pas dit que cet esthétisme puisse porter ses fruits jusqu’au bout du bout de l’exercice. Car s’il est beau à voir, ce SFC est en revanche très limité dans les quinze derniers mètres, zone de la pelouse où il n’a pas encore trouvé son sauveur. Tant face à Lucerne (malgré la victoire) que face au FC Bâle, Koro Koné, sans vouloir l'accabler plus qu'il ne le faut, a «croqué la feuille de match», comprenez par là qu’il a manqué des montagnes qui, s’il les avait concrétisées, permettraient à son équipe de figurer sur le podium de Super League. (...)

Anne Cendre: La fin d'une espérance

Comment s’est envolée une grande espérance, apparue il y a un siècle et disparue vingt-sept ans plus tard ? Comment s’est achevée la courte histoire de la Société des Nations ? Cette organisation qui avait pour but de supprimer les conflits, d’améliorer la condition humaine, ne fut qu’un intermède entre deux guerres. (...) (Ici, j’ouvre entre parenthèses un témoignage personnel. Mon père était un de ces fonctionnaires internationaux destinés par Avenol à être déplacés à Vichy. Tandis que nous apprenions le bombardement et l’invasion de notre patrie, les Pays-Bas, nous aussi étions arrachés à notre confort. Nous devons liquider l’appartement, mettre le mobilier au garde-meubles, la voiture au garage sur plots et, en attendant d’être fixés sur notre sort, nous passons l’été à la campagne dans la famille genevoise de ma mère. (...)

Pascal Gavillet: Fulvio Bernasconi: ”Un dîner avec Che Guevara”

Mercredi soir, il a reçu le Premio Cinema Ticino, décerné tous les deux ans à un Tessinois ou une Tessinoise dont l'oeuvre au cinéma fait rayonner sa région. Le réalisateur, actuellement entre Lausanne et Genève, où il parachève le montage de Quartier des banques 2, succède à la maquilleuse Esmé Sciaroni. Il a accepté avec le même plaisir le principe de l'interview express. Recevoir le prix Cinema Ticino, cela signifie quoi pour toi? (...) Tu es également le réalisateur de la série Quai des banques, dont tu viens de mettre en boîte la deuxième saison à Genève. Est-ce que c'est conciliable avec ta démarche d'auteur? Je ne vois pas de grosse différence entre une commande et un film soi-disant d'auteur. (...)

Jean-Noël Cuénod: La bien-pensance pense-t-elle mal?

Le mal-pensant se proclame seul à bien penser puisque justement, il pense mal, c’est-à-dire en dehors des clous de la bien-pensance. Ce dandy du cynisme est mû par une obsession : ne pas être dupe. Or, dupe, il l’est, et tout d’abord de lui-même. Car loin de nager à contre-courant, le mal-pensant barbote dans les eaux de la pensée qui, aujourd’hui, est devenue largement majoritaire. Nombre de sondages s’accordent pour conclure que l’immigration – principal sinon unique cheval de bataille du mal-pensant – est devenue très impopulaire en France et ailleurs. S’y attaquer ne constitue donc ni une preuve de courage ni une marque de rébellion. C’est tout simplement se laisser dériver dans le courant tout en proclamant faire l’inverse. Le mal-pensant d’aujourd’hui est le nouveau bien-pensant. Partisan de la nov’langue orwelienne, cet anticonformiste est devenu la figure la plus achevée du conformisme. Le mal-pensant d’aujourd’hui est donc le bien-pensant d’hier. (...)

Bruno Hubacher: L’externalisation de la misère

Depuis bientôt une année les chambres parlementaires suisses tentent d’élaborer une contre-proposition à l’initiative populaire dite « Multinationales responsables ». Un bel oxymore ! Quoi qu’il en soit, on n’est pas sorti de l’auberge. (...) Une possible consultation populaire est donc envisageable, mais ce n’est malheureusement pas un gage de réussite, car le peuple suisse, à l’instar de ses voisins, continue à subir la lobotomie médiatique de la « fabrique du consentement » comme l’attestent les précédents refus d’initiatives populaires, destinées pourtant à améliorer le sort du plus grand nombre par la redistribution démocratique des richesses produites. On pense à l’acceptation par le peuple, 66 % de oui, taux d’abstention 63 %, de la réforme de l’imposition des entreprises qui perpétue le statut international de la Suisse comme paradis fiscal, tout en offrant aux entreprises suisses un cadeau fiscal disproportionné, au détriment des finances et services publics. On pense à l’acceptation de la proposition de notre ministre socialiste de la santé publique de créer des postes de détectives dans le but de débusquer les fraudeurs à l’aide sociale, 64% de oui. On pense à l’initiative dite « Fair food » qui voulait imposer un contrôle plus sévère des importations alimentaires (...)

Créé: 15.08.2019, 18h54

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