«L'acte sexuel ne me fait pas jouir»

FEMINASaint Graal de la sexualité, le plaisir louvoie parfois, mais à mieux se connaître on le traque plus efficacement.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

«Lorsque j’ai des relations sexuelles avec un partenaire, je n’arrive pas à jouir. Je me masturbe plusieurs fois par semaine et j’ai entendu que cette pratique pouvait être la cause de mon problème. Est-ce le cas?»

Matthieu, 24 ans

Réponse:

La pratique masturbatoire est entourée d’innombrables croyances et cela depuis bien longtemps. Selon certains, elle peut aller jusqu’à rendre sourd… Au sein des professionnels de la santé, il y a également des discours contradictoires: elle est parfois bonne, voire prescrite, et d’autres fois décriée. Disons-le tout net: la masturbation n’est ni bonne ni mauvaise en soi. Elle n’est envisagée, positivement ou négativement, que selon les valeurs et le regard de la personne qui la juge. Elle peut en revanche devenir problématique, par exemple lorsque toute la sexualité d’un individu se cristallise autour d’elle seule. Toutefois, là encore, c’est avant tout à la personne de dire si la situation la fait souffrir. Qu’en est-il dans votre cas? Est-ce un problème pour vous ou pour les autres?

Évaluer le problème

D’un point de vue sexologique, il s’agirait tout d’abord de mieux cerner cette difficulté orgastique relationnelle. Est-ce une difficulté systématique ou survenant dans des situations particulières? Est-elle présente depuis le début de votre vie sexuelle ou y a-t-il eu un déclencheur identifié? Les raisons peuvent être relationnelles, corporelles, contextuelles ou psychologiques. Une fois cette évaluation effectuée, il est possible d’envisager s’il y a un lien entre votre pratique masturbatoire et le problème.

Dans le cadre d’une sexothérapie, votre comportement masturbatoire actuel pourrait vous aider à changer. Par exemple, en le modifiant, vous pourriez apprendre d’autres types de stimulations sensorielles plus proches de ce que vous vivez lors de vos rencontres érotiques. Cela pourrait vous aider à mieux prendre conscience de la montée de l’excitation, de l’accroissement du plaisir et, au final, favoriser l’orgasme.

Pour résumer, la masturbation n’est pas forcément problématique et peut même faire partie de la solution.

NOTRE EXPERTE
Cette semaine, envoyez vos questions à Laurence Dispaux, psychologue-psychothérapeute FSP, conseillère conjugale FRTSCC, sexologue clinicienne ASPSC: laurence. dispaux@femina.ch


Retrouvez plus de contenus Femina sur www.femina.ch

(Femina)

Créé: 03.12.2018, 12h42

Articles en relation

«Je pleure après l'orgasme»

SEXUALITÉ Etait-ce trop bon, trop fort, trop fou ou trop angoissant? Les larmes après le plaisir vous aident aussi à mieux vous connaître. Plus...

«Je ne supporte plus qu'il me touche!»

SEXUALITÉ Celui que nous avions dans la peau autrefois nous inspire aujourd'hui un rejet épidermique. Mais si l'amour est encore là, tout n'est pas perdu. Plus...

Sexualité: «Il ne veut pas du chien dans notre lit»

FEMINA La place des animaux domestiques dans un couple tout neuf peut constituer un écueil affectif insoupçonné. Plus...

La rédaction sur Twitter

Restez informé et soyez à jour. Suivez-nous sur le site de microblogage

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.