Olivier Emery: Luc Barthassat, comment en est-on arrivé là ?

Blogs d'actuPaolo Gilardi: Conseil d'Etat: oubli et miséricorde… Mireille Vallette: Pour prévenir la radicalisation, finançons les mosquées! Magali Orsini: Pourquoi pas de signes religieux ostentatoires au Parlement ? Djemâa Chraïti: Quand les ouragans font de la résistance

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Sur //blog.tdg.ch, tout plein de bons blogs à consulter et à commenter. Rendez-vous sur le portail des blogs de la Tribune de Genève Pour consulter les blogs sélectionnés ci-dessous, cliquez sur la signature. Les blogueurs apprécieront d’autant plus vos commentaires qu’ils seront courtois, argumentés et signés. Pour lire les blogs sur les smartphones et les tablettes, sélectionnez la rubrique Vivre!

Retrouvez toutes les revue des blogs

Olivier Emery: Luc Barthassat : comment en est-on arrivé là ?

La défaite du candidat PDC sortant est incontournable. En vérité seule son ampleur cuisante surprend. La cause remonte à 5 ans. En 2013 une situation favorable se présente au PDC. Le siège de la PLR Isabelle Rochat est menacé et les stratèges du PDC comprennent vite qu'un deuxième siège leur tend ainsi les bras. Or le PDC a un bon candidat pour remporter ce siège : il est issu du toujours très influent monde agricole ainsi que d'une famille particulièrement respectée et appréciée; qui connaît les adorables Malou et Alfred ne saurait le nier. Le piège se referme alors : le PDC lance un candidat pour bien gagner l'élection plus que pour bien gouverner le Canton. Gouverner n'est pas facile. Il faut des qualités exceptionnelles: un sens de l'intelligence tactique et une bonne culture juridico-psychologique. Inévitablement exposé aux médias, les lacunes paraissent au grand jour en cours de législature. Comme Isabelle Rochat en 2013, Luc Barthassat est sanctionné par le vote populaire en 2018.

Paolo Gilardi: Conseil d'Etat: oubli et miséricorde…

L'un de son plein gré, l'autre à l'insu de ce dernier, deux Conseillers d'Etat quitteront ces prochains jours leurs fonctions pour rejoindre la catégorie des anciens magistrats. Une catégorie fort composite puisqu'il y a, au moins, trois catégories d'anciens ministres. Il y a en premier lieu, celles et ceux dont on se souvient car, indépendamment de leur positionnement partisan, personne ne peut nier l'influence qu'ils -hélas, rarement, elles- ont exercée sur le gouvernement, voire sur la vie des genevoises et des genevois. Sans remonter trop loin, citons, dans la catégorie, des noms: ceux d'André Chavannes, Robert Ducret, Guy Fontanet, Willy Donzé et -même- Guy Olivier Segond. Respectivement, ils nous ont laissé notamment le Cycle d'Orientation, la mensualisation de l'impôt, le droit de manifester sans être matraqués de manière préventive, le développement des HUG, les soins à domicile… Des deux qui quittent aujourd'hui le gouvernement…

Sylvain Thévoz: Le dernier stand

Pour ceux qui ressentent la puissance de ce vote, on peut comprendre qu'il y ait quelque chose de désolant d'imaginer les enveloppes de vote qui finissent à la poubelle, sont oubliées entre le coop magazine et le ghi pour finir à la benne. Crève coeur de voir ce pouvoir d'agir se diluer dans l'abstention. Au dernier stand, on se rappelle aussi que moins de 40% des citoyen.ne.s ayant le droit de vote l'exercent. S'il y a un défi constant, c'est bien d'augmenter cette participation. Pas pour donner plus de légitimité aux élu.e.s, ils s'en foutent, ils continueraient même de gouverner et pour certains se penser les rois du monde, même avec 2% de votant.e.s, mais bien parce que l'élection est une formation continue à la citoyenneté, au pouvoir d'agir, aux manière de l'exercer, et que rien ne forme mieux qu'une campagne à comprendre les rouages, les biais, les zones d'ombre et les impensés de notre démocratie qui n'est de loin pas aisément accessible. (...) Trop peu d'efforts sont fait pour faire véritablement d'habitant.e.s des citoyenne.e.s. Il est illusoire de penser que l'helvète a la démocratie directe dans le sang. (...)

Antonio Gambuzza: Les élections, le vote blanc et l’abstention

(...) De loin, Genève pourrait ressembler à une cité-état. La mégalomanie de certains la vend volontiers comme une république bananière. C’est oublier que Genève est constituée de 45 communes, près de 500'000 habitants, que sur ce nombre, il y a très peu d’illettrés qui possèdent le droit de vote et même dans ce bassin de la population, lorsqu'il ont droit de citer, aucuns ne supportent d’être pris pour un mouton. Un jour peut-être, un groupement de citoyens reviendra sur la présidence du gouvernement cantonal imposé par la constituante pour réintroduire le tournus annuel. Un autre pourrait décider d’imposer un quorum de validation pour les votations qui régissent la vie de la République, une sorte de pied de nez au vote blanc qui demeure la première promesse démocratique qui rend les fous joyeux. Et un jour encore plus éloigné, la population cessera de voter pour des loups déguisés en agneaux, comme celui qui ne représente même pas les couleurs pour qui il milite, sans jamais défendre la population active et encore moins celle qui a fait la richesse de ce canton. (...)

Mireille Vallette: Pour prévenir la radicalisation, finançons les mosquées!

(...) En Suisse, le Centre suisse islam et société (CSIS) un organisme de plus en plus puissant, va plus loin: il propose (à nos frais) des formations aux staffs des mosquées, et l’opportunité de faire dans toute la société la promotion de l'islam, elle aussi financée par les secteurs publics et parapublics. Le Centre islam publie des «CSIS-papers» qui illustrent son projet. J’ai lu celui qui traite de la prévention de la radicalisation. Laquelle? Celle qui conduit vers «l’extrémisme violent». Objectif: ne pas pointer du doigt l’islam. Dans le texte pourtant, malheureux hasard, pas le moindre exemple de radicalisme shintoïste, marxiste ou même d’extrême droite si chère à notre clergé politico-islamique. Et donc pas le moindre atelier destiné à leurs adeptes. En Suisse, une petite centaine de musulmans sont aventurés sur les terres sanglantes. (...)

Magali Orsini: Pourquoi pas de signes religieux ostentatoires au Parlement ?

On nous dit que, contrairement à l'exécutif (le Conseil d'Etat), le Parlement ne saurait être soumis à aucun code vestimentaire, car les élus représenteraient le peuple et non l'Etat. Les députés auraient, de ce fait, le droit d'afficher au Parlement leurs croyances religieuses ou philosophiques. C'est faire fi du fait que les députés sont les représentants de la République, une et indivisible. Ils n'ont pas vocation à représenter des intérêts particuliers, ni des communautés au Parlement. Les signes religieux doivent s'y effacer pour laisser place au débat éclairé. Le Parlement est une enceinte qui représente la République. Il n'y a pas que l'Etat et ses agents qui doivent être soumis à la neutralité républicaine (...) La foi est une affaire privée et doit absolument le demeurer. De plus, certains éléments vestimentaires, uniquement portés par les femmes dans certaines religions, indiquent clairement la subordination de ces dernières à la domination masculine. (...)

Anne Cendre: Épatant pastel

Deux expositions ont récemment mis en lumière l’art du pastel. L’une au Petit Palais à Paris est terminée mais l’autre, à la Fondation de l’Hermitage à Lausanne, reste ouverte jusqu’au 21 mai. Précipitez-vous pour réjouir vos yeux. De grands artistes ont sublimé ces couleurs à la fois franches et délicates. Je voudrais partager mon plaisir grâce à des illustrations. (...)

Djemâa Chraïti: Quand les ouragans font de la résistance

Quelques bribes de conversations lors de mon séjour en Guadeloupe me reviennent tandis que je continue la rédaction sur la résistance des esclaves africains dont il faudra sans cesse rappeler et marteler que oui, ils ont résisté et déjà en terre africaine, où on y découvre des figures féminines extraordinaires de reines stratèges et guerrières qui négociaient et guerroyaient comme la Reine Anna Nzinga Mbende d’Angola, des royaume de Ndongo et de Matamba (actuel Angola) au XVIIème siècle. Elle savait tirer profit de la concurrence entre les Portugais et les Hollandais se battant pour mettre main basse sur les richesses de son pays y compris sur les humains. (...) La solution ? Une transition pendant 15 ans qui accompagnerait la Guadeloupe dans son processus d’indépendance et payée par la France ; c’est une façon de continuer un processus de décolonisation et de payer la facture de l’esclavagisme.(...)

Pascal Gavillet: Ils nous ont quittés en mars 2018

De ces deux personnalités suisses disparues en mars, les médias du pays n’ont guère parlé, trop occupés à on ne sait quelles babioles. L’Argovienne Lys Assia, morte à 94 ans, fut à la fois la première gagnante de l’Eurovision en 1956, et la seule Suissesse l’ayant réellement remporté, puisque Céline Dion, victorieuse pour notre drapeau en 1988, est plutôt Québécoise, comme chacun le sait. Après Refrain, le titre délicieusement suranné qui permit à Lys Assia d’accéder à un semblant d’immortalité, la chanteuse revint deux fois de suite tenter sa chance au concours. Elle termine huitième en 1957 et deuxième en 1958, derrière le Français André Claveau, alors doué pour faire dormir les téléspectatrices. Jusqu’en 1962, elle publie plusieurs disques et se produit aussi bien en Europe qu’en Amérique du Sud et au Japon. (...)

Rodolphe Weibel: En variant le ton

(...) 9. Cette étude montre aussi que la capacité actuelle de Cornavin est de 30,5 trains par heure. C’est la moitié de l’offre souhaitée par les autorités et les CFF, de 61 trains par heure. La boucle, dont on a vu qu’elle permet de diviser par deux la capacité nécessaire de Cornavin, suffit à l’offre souhaitée par les autorités et les CFF, en ne coûtant que 740 millions. Il n'est certainement pas trop tard pour examiner la chose. Certes, quelques millions sont déjà engagés dans des études de la solution des autorités et des CFF. Mais que sont ces quelques millions par rapport aux 4 milliards de différence entre leur conception actuelle et leur conception d'alors! Pour en savoir plus: www.gerer.ch (TDG)

Créé: 06.05.2018, 17h10

Articles en relation

Gisèle Gaud: Le feuillu 2018 de Charrot

La revue des blogs Jacques-Simon Eggly: Souvenirs de Mai 68. John Goetelen: Mai, souvenirs souvenirs. Houda Khattabi : Préférence indigène light: le zèle genevois.Xavier Comtesse: Apple Watch sauve des vies ... Plus...

Jean-Noël Cuénod: Les Blacks-Blocs, ces houligans de la politique-spectacle

La revue des blogs Maurice-Ruben Hayoun: Veillée d’armes au Moyen Orient… Djemâa Chraïti: Ethique 4.0. Marie-France de Meuron: Quelle médecine voulons-nous vraiment ? Pascal Décaillet: Autorité. Philippe Souaille: Il faut sauver le soldat Barthassat Plus...

Leila el-Wakil: Faire acte d'écologie

Blogs à lire Eric Bertinat: Les europhiles espèrent mais pas plus. Adrien Faure: Entretien avec des libéraux, Nicolas Jutzet. Jean-Dominique Michel: Le travail c'est la santé ? Daniel Warner: Kim Jong-un and Donald Trump. Edmée Cuttat: "Lean On Pete", émouvant Plus...

Pascal Holenweg: Fête de la Réprobation du Travail

Bonne cuvée de blogs Cédric Segapelli: Séverine Chevalier : Les Mauvaises. Tout disparaît. Claude Bonard: Le 30 avril 1598, l'Edit de Nantes est promulgué par le roi Henri IV. Sylvie Neidigner: Cartographiez vous avec ArcGIS ! Carol Scheller: « Où vas-tu Papa ? Plus...

Olivier Emery: Israël, une existence légitime ?

La revue des blogs Houda Khattabi: Maison intergénérationnelle: exemples d'ici et d'ailleurs. Jean-Dominique Michel: On peut pas : mantra genevois ?! Alexandre de Senarclens: Bilan d’une campagne passionnante. Aristos Marcou: Pro Vélo et compagnie, ça suffit! Mireille Vallette: « Cher frère Yousuf… » Plus...

La rédaction sur Twitter

Restez informé et soyez à jour. Suivez-nous sur le site de microblogage

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.