Féminisme: la guerre interne doit cesser

L’éditorialSi la majorité de la population se dit pour l'égalité homme-femme, personne n'est d'accord sur la manière d'y parvenir. Pas même les féministes.

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Pour la Journée des droits de la femme, vaut-il mieux offrir une rose ou brandir le poing? Si la majorité de la population se dit plutôt favorable à l’égalité hommes-femmes, personne n’est d’accord sur les façons de l’obtenir. Pas même… les féministes. C’est que les sujets clivants sont nombreux. La prostitution, par exemple, est-elle un choix personnel respectable ou une marchandisation du corps de la femme? Le voile fait-il partie de la liberté de se vêtir ou est-il un symbole de soumission à un ordre patriarcal? La pilule contraceptive garantit-elle l’émancipation des femmes ou leur ôte-t-elle la connaissance et la gestion de leur cycle menstruel?

Des féministes universalistes, intersectionnelles, différentialistes, pop ou pro-sexe nous ont exposé leurs principaux combats et leurs points de divergence. Pour défricher cette jungle idéologique, nous avons imaginé un questionnaire en ligne. Le but, vous permettre de reconnaître le courant féministe qui vous parle le plus (et celui qui vous hérisse le poil).


Lire aussi: Quel-le féministe êtes-vous?


En cette ère post#metoo, la lutte contre le harcèlement sexuel est devenue l’actualité féministe numéro un. Elle passe devant la discrimination au travail, le congé paternité ou l’hypersexualisation des femmes dans l’industrie du divertissement. Si une grande partie des féministes se sont réjouies de cette «libération de la parole», d’autres se sont scandalisées de la victimisation des femmes et de la culpabilisation des hommes, cette généralisation desservant selon elles la cause des femmes. Les affrontements musclés entre les signataires de la Tribune des Cent dans Le Monde et celles qui s’en sont offusquées ont illustré une fois de plus l’incapacité des féministes à avancer unies.

En Suisse, le récent renvoi en commission d’un projet visant à faire reculer la discrimination salariale aura, on le souhaite ardemment, le mérite de souder les troupes. (TDG)

Créé: 07.03.2018, 21h53

Marianne Grosjean, journaliste (Image: Georges Cabrera)

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