Daniel Neeser: Lorsqu'on tue votre enfant, est-ce que vous avez envie ou la force de pardonner?

La revue des blogsLeila el-Wakil Situation de crise: le grand schisme. Eric Bertinat: Zadisme genevois en vue ! Haykel Ezzeddine: Pour une meilleure visibilité de l’art urbain genevois. Rémi Mogenet: Isis dans la légende dorée de Paris. Pascal Carlier: L'heure de la tonte a sonné. Maurice-Ruben Hayoun: L’Etat d’Israël, une théo-démocratie

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Daniel Neeser: Lorsqu'on tue votre enfant, est-ce que vous avez envie ou la force de pardonner?

Telle est la question qui clot l'excellent article de Catherine Focas dans la Tribune de ce week-end (3 & 4 mars p. 3) Demander pardon a-t-il une valeur pour la justice? Il interroge le pasteur que je suis sur le sens du pardon. Pardonner est souvent difficile, non par manque de courage des offensés mais par mauvaise intelligence de cet acte. En effet il est trop souvent compris comme un "bon geste", un "allez, je te pardonne" ou, pire: "On efface tout ça, on n'y pense plus". Pardonner est d'abord un acte, celui de la personne blessée ou offensée. Pardonner c'est "donner", "dire par dessus", c'est un par-don, le don d'une parole qui n'efface rien mais rend à l'offensé d'abord sa dignité d'être agissant et offre ensuite à l'offenseur une voie nouvelle. Cette parole "je te pardonne" aide victime et offenseurs à dépasser ce qu'ils sont, pour les inviter à devenir auteurs de quelque chose de neuf. Voyez les travaux de la commission "Vérité et réconciliation" en Afrique du Sud dès les années 1995. En pardonnant, la victime n'excuse rien, elle prend le dessus, agit et ne subit plus, n'est plus réduite à son état de victime et fait ce qu'elle seule, avec Dieu, peut faire: proposer à l'autre sa libération, refuser d'être sa victime à jamais. A la différence de l'agresseur qui ne peut pas encore sortir de son identité blessante. (...)

Leila el-Wakil Situation de crise: le grand schisme

Les tensions qui agitent Genève autour du devenir de ce qu'il lui reste de territoire et de patrimoine résultent de profondes divergences de vues entre ses différents acteurs. La population d'une part qui endure des décisions entérinées par ses représentants, dont on constate à présent, à la veille des élections d'avril 2018, qu'ils ne la représentent que très imparfaitement; le politique (pour employer un terme générique) d'autre part et les différents milieux de l'immobilier, qui constituent dans notre canton un lobby très puissant, parfaitement introduit dans les différentes sphères du pouvoir. Dès lors les habitants usent de tous les moyens à leur disposition pour alerter, ralentir, voire stopper l'élan irréfléchi impulsé par le Plan Directeur Cantonal 2030, dans la frénésie duquel se sont précipités promoteurs et financiers. La crise se prépare de longue date. Et les architectes y ont bien travaillé. (...) Les habitants en effet n'en peuvent plus de ce patrimoine de demain qui se fait attendre, des énormes caisses grises que sont les gares du CEVA dont les jurys d'architectes nous avaient promis monts et merveilles…

Eric Bertinat: Zadisme genevois en vue !

Les référendums votés dans les communes ce week-end sont fondateurs d’un véritable mouvement regroupant associations et partis. Une nouvelle prise de conscience se dessine lentement à Genève, à la mine de crayon, dans le paysage politique genevois. Qu’importe le coup de gomme de ce dimanche, il ne contrariera pas la petite foule qui grossit pour s’opposer au surdéveloppement voulu par nos autorités. Le défilé du samedi 24 février est loin d’être anecdotique. Ils étaient 200 personnes, pour commencer. Les politiciens et journalistes qui prendraient à la légère la grogne (pour l’instant) des Genevois qui ne partagent pas les visions de grandeur de MM. Maudet et compagnie se trompent. Loin d’être une poignée, ils sont nombreux ceux qui s’opposent à la transformation de leur quartier ou de leur commune pour accueillir toujours plus de monde. Mais ce sujet est nouveau. Il vient s’additionner aux autres dossiers qui se multiplient sur le bureau du Gd Conseil, ces dossiers que la presse relaient quotidiennement au point qu’il s’avère difficile à gérer tant il y en a. On pense aux derniers soubresauts du CEVA ou aux dépassements de la plage des Eaux-Vives dont les évaluations font sourire (13 millions pour les uns, 6 millions pour les autres). La classe dirigeante doit faire très attention. (...)

Haykel Ezzeddine: Pour une meilleure visibilité de l’art urbain genevois

On ne peut que saluer la naissance d’un nouveau magazine dédié au street art genevois. «Lights Geneva graffiti magazine» imprimé à 200 exemplaires et disponible pour le moment chez «Graphic Shop» a sorti il y a quelques jours son premier numéro. Plutôt de bonne facture avec davantage de photos que de textes, une mise en page aérée et des sujets qui ne manqueront pas d’intéresser les fans de l’art urbain. Au sommaire un article sur le rappeur ZIPPY, une interview avec la graffeuse LIF, une compilation des meilleures œuvres du crew genevois BCF (Bench crew family) spécialisé dans la réalisation de fresques, un coup de projecteur sur les «Latinos Artistes Sprayers» qui forment la «Old School» très prolifiques dans les années 90…

Rémi Mogenet: Isis dans la légende dorée de Paris

J'ai récemment, ailleurs, évoqué les éléments de mythologie parisienne contenus dans la littérature depuis l'époque où l'on écrivait en latin - si malheureusement rejetée par les intellectuels ordinaires, puisqu'elle reste quand même, en France, la référence en matière de merveilleux. Il faut savoir que l'ésotérisme local a constamment fait de la déesse égyptienne Isis l'origine de la cité, qu'il a estimé qu'à l'origine, celle-ci s'est créée autour d'un temple qui lui était voué, et qu'ainsi s'explique son nom. Pourquoi pas? Il y a bien des rapports entre Notre Dame et Isis, chacun le sait, et les deux étaient liées à la Lune par les temps anciens. Le nom de Paris vient du peuple des Parisii, qui étaient une subdivision des Belges, mais rien n'empêche, après tout, leur nom de venir d'Isis, ce peuple ayant pu s'appeler en celte, pour ainsi dire, les fils d'Isis. Tout a pu commencer par un petit centre de mystère créé par un prêtre égyptien, ou un Celte venu s'initier en Égypte, sur une île de la Seine. Voltaire évoque cette idée, puis Gérard de Nerval, puis Victor Hugo, et elle avait été énoncée déjà à la Renaissance par un savant local (dont j'ai oublié le nom). (...)

Hélène Richard Favre:

Tenir ce blog a été, jusque là, un véritable plaisir. Y lire certains propos tels ceux affichés ci-dessus en capture d’écran, sans conteste, non. Et ce n’est pas de jouer les fières qui les rendra inoffensifs. J’ai été souvent traitée d’agent ou de suppôt du Kremlin pour avoir tout simplement tenté de partager ici une sensibilité autre envers la Russie que celle répandue par nos médias dits mainstream. J’ai réagi en conséquence. Mais quand un intervenant se répand en considérations telles que son but est uniquement de blesser, oui, je suis touchée et m’en cacher serait vous mentir, à vous qui me suivez. Aussi bien, poursuivre la tenue d’un blog dans de telles conditions, non. Quoi qu’il en soit, sachez que pour chaque sujet, j’ai pris le temps de la réflexion, sans compter celui que j’ai passé à la lecture des commentaires, même les plus saugrenus et détestables. (...)

Pascal Carlier: L'heure de la tonte a sonné

Vendredi j'écoutais France Info et je suis tombé sur une interview d'un couple de retraités français qui se plaignaient de l'augmentation de la CSG (un impôt directement imputé sur les revenus) qui réduit leur pouvoir d'achat. J'aurais presque eu de la compassion. Je me disais que ce n'est pas normal de s'en prendre aux retraités qui en France ne sont déjà pas très bien lotis. (même si ceux-ci annonçaient un revenu cumulé de près de 4000€, ce qui ne les place pas parmi les plus démunis) Et puis ils ont dit qu'ils avaient voté Macron au Printemps dernier. Ils disaient avoir voté par défaut, parce qu'ils ne savaient pas quoi voter d'autre. Bref, ce sont typiquement ce genre de personnes qui ont permis à Emmanuel de prendre le pouvoir. Et pourtant, s'ils avaient simplement pris la peine de lire son programme, ils auraient su, car tout était dedans. On peut reprocher beaucoup de choses à Macron mais pas d'être menteur. (...)

Maurice-Ruben Hayoun: L’Etat d’Israël, une théo-démocratie

La controverse actuelle concernant l’enrôlement des ultra orthodoxes (harédim) ou leur exemption du service militaire, une option âprement défendue par les représentant de ces derniers à la Knesset, menace de provoquer la chute de l’actuel gouvernement de Benjamin Netanyahou et la convocation d’élections législatives anticipées. Cela, c’est l’apparente configuration des choses, mais l’enjeu est en réalité bien plus grave et ses racines bien plus profondes… Il faut remonter, pour tout comprendre, aux livres du prophète Samuel (1050 avant notre ère) ; c’est à cette époque là, à en croire la chronologie biblique, que remonte l’institution royale, même si, suite à un léger anachronisme, cette même institution royale semble voulue dès le Deutéronome, le dernier livre du Pentateuque… Le peuple réclame un roi qui marche, dit il, devant ses sujets pour aller à la guerre … Le prophète, désarçonné par une telle demande qui ne se justifie guère à ses yeux puisque Dieu est le seul et vrai roi d’Israël, tente de résister mais c’est Dieu en personne qui lui commande d’obéir à la volonté du peuple. (...) (TDG)

Créé: 04.03.2018, 16h40

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