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L’éditorialVivre avec le virus ou en finir avec lui

En choisissant d’alléger progressivement les mesures anti-Covid par paliers mensuels, le Conseil fédéral, avec l’assentiment de la conférence des directions cantonales de la santé, fait le choix de la prudence, tout en répétant que le risque demeure. Si les magasins, les musées ou les zoos pourront rouvrir le premier mars, il faudra encore attendre pour les restaurants ou les lieux de spectacle, culturels ou sportifs. Les sept Sages disent avoir ainsi tiré les leçons d’un premier déconfinement trop rapide. Dont acte.

La Suisse comme beaucoup d’autres pays européens suit une stratégie qui consiste à se dire qu’il faut vivre avec le virus.

La droite trouve qu’il faut aller plus vite pour sauver une partie des acteurs économiques à l’agonie, tandis que la gauche se satisfait de cette «voie raisonnable». La pesée d’intérêts entre le sanitaire et l’économie demeure la ligne de conduite qui amène la Suisse à suivre une voie moyenne. Mais quel est le postulat de départ? Le but à atteindre?

Lire aussi: Voici comment le Conseil fédéral veut nous sortir du tunnel

La Suisse comme beaucoup d’autres pays européens suit une stratégie qui consiste à se dire qu’il faut vivre avec le virus. À s’adapter à lui et à dépenser pour maintenir la société et l’économie à flot, plus ou moins généreusement. C’est le principe de sa politique homéopathique qui ne guérit pas tout le monde. Son but: attendre patiemment que la vaccination fasse tache d’huile et permette un retour à la vie presque normale. C’est aussi l’approche française.

D’autres États ont choisi une autre voie. Celle de l’éradication du virus sur leur territoire par des mesures dures de confinement strict, d’isolement des malades et de fermeture aux frontières. Leur idée de départ: on ne peut pas vivre avec le virus. Il faut une saignée pour rétablir le malade. Leur objectif: en finir avec le Covid pour retrouver la vie d’avant. C’est le choix qu’ont fait la Chine ou l’Australie avec succès et le chemin que l’Allemagne semble vouloir prendre. L’histoire dira qui avait raison.

16 commentaires
    Alice in Wonderland

    Il semble surréaliste persister à croire que nous allons finir avec le virus sans les vaccins. Ou peut-être c'est grâce au Père Noël ou à Alice du pays des merveilles? Non, il faut hors et déjà accepter que cela est impossible. Dès que l'on ouvre, le virus reprendra, c'est comme ça la nature et nous une espèce animale de plus. Le défi de notre pays qui pendant des longues années s'est vanté d'être le plus compétitif du monde est d'ouvrir et résister. Comment? Voici quelques idées: 1 Création d'un fond de liquidités pour les entreprises renfloué directement par la BNS . 2 Tests rapides systématiques et gratuit pour chaque client et semaine dans tous les établissements et entreprises du pays pour s'avancer au virus et prévoir qui pourrait être vulnérable avant qu'il ne tombe malade. 3. Déblocage immédiat des réserves des caisses maladie pour financer les mesures contre l’épidémie. 4. Toute activité que puisse renforcer le système immunitaire de la population doit être permise afin de résister en cas d'infection. 5. Recherche sur les nouvelles variantes afin de déterminer si elles sont en plus de plus contagieuses, plus mortelles ou pas. 6. Approbation de tout vaccin (européen, chinois ou russe) qui a été déjà utilisé en masse dans d'autres pays. Enfin, plan massif de relance économique financé par la BNS. C'est maintenant que nous pouvons nous prouver que notre pays est le plus compétitif du monde. Le reste, c'est de l'auto-complaisance.