Passer au contenu principal

Lettre du jourVive la plage des Eaux-Vives

Photo d’illustration
Photo d’illustration
Lucien Fortunati / Archives

Genève, 17 juin Les grincheux qui se sont exprimés lundi dernier dans ces colonnes à l’encontre des infrastructures de la nouvelle plage des Eaux-Vives sont probablement les mêmes qui déplorent l’anarchie régnant depuis des années autour de la rade: chantier naval, baraques de pêcheurs, entreposage de matériaux, stockage de bateaux, le tout en vrac. Les mêmes également qui s’opposent depuis toujours à la construction d’un pont en amont de la rade pour soulager le centre et le rendre plus attractif pour les touristes.
Certes, les édicules sanitaires, le restaurant, la Maison de la Pêche et le bâtiment de la Nautique en cours de construction modifient sensiblement l’esthétique des lieux, mais on s’y habituera. L’ensemble des avantages de ce projet majeur l’emporte largement sur ce désagrément. L’engouement de la population pour la nouvelle plage et la magnifique roselière actuellement en plein boom de nidification d’oiseaux le démontrent déjà.
Et si, comme prévu, le pourtour de la petite rade est totalement désencombré et rendu à la flânerie dans le prolongement du Jardin anglais, le pari sera gagné. Habitant les Eaux-Vives depuis ma naissance il y a 67 ans, j’ai suivi de près l’avancement de ce chantier et je ne peux que m’enthousiasmer de la réalisation de cet ensemble. Par contre, pour moi qui ai toujours rêvé de faire le tour de la rade à pied avec mes petits-enfants via un magnifique pont suspendu en amont, il faudra hélas que je revienne dans une autre vie.

1 commentaire
    Jet Houdit

    A contrario de nos voisins vaudois valaisans Coire français qui ont recherché à faire quelque chose de beau mettant en valeur leurs rades et ports, Genève n’a fait que répondre à une demande sans tenir compte d’une quelconque façon de la notion de beau. On verra ce que devient la roselière dans 5 ans, un dépotoir à ciel ouvert me paraît être le plus probable quant on voit le soin avec lequel les genevois pendent soin de ce lieu. Quand au bâtiments posés sur une magnifique armature métallique, je regrette que le bois aïe été banni de ce lieu . Pour ce qui est des dériveurs et autres bateaux, nous verrons à l’usage mais je reste sceptique vu l’intérêt des propriétaires pour leurs engins.