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Violences en Équateur
Nouvel état d’urgence décrété à Quito et dans sept provinces

Members of the Armed Forces patrol a street during an operation to protect civil security in Quito, on January 10, 2024. Ecuador's president Daniel Noboa gave orders on Tuesday to "neutralize" criminal gangs after gunmen stormed and opened fire in a TV studio, as bandits threatened random executions on a second day of terror in the country. Gangs declared war on the government after Noboa announced a state of emergency following the prison escape on January 7 of one of Ecuador's most powerful narco bosses. (Photo by STRINGER / AFP)
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L’Équateur, engagé dans une lutte contre les gangs de narcotrafiquants, a décrété un nouvel état d’urgence à Quito et dans sept de ses 24 provinces, celles considérées comme les plus violentes, selon un décret présidentiel publié vendredi.

L’état d’urgence, qui permet le déploiement de l’armée sur la voie publique, a été décrété pour 60 jours dans les provinces côtières de Guayas, Los Rios, Manabi, Santa Elena et El Oro, ainsi que dans les provinces amazoniennes d’Orellana et de Sucumbios.

En vigueur depuis jeudi, il inclut Quito ainsi que le système pénitentiaire, sous contrôle militaire.

«L’augmentation des taux de violence»

D’après le décret, il s’agit d’une réponse à «l’augmentation des taux de violence, à la commission de crimes et à la présence accrue et prolongée de groupes armés organisés».

Longtemps considéré comme un havre de paix entre la Colombie et le Pérou, principaux pays exportateurs de cocaïne, l’Équateur a vu la violence exploser ces dernières années, des bandes rivales liées aux cartels mexicains et colombiens s’affrontant pour prendre le contrôle du pays.

Le président Daniel Noboa, qui cherche à être réélu en février, a déclaré en janvier 2024 un état d’urgence durant les 90 jours permis par la loi pour faire face, selon lui, au «conflit armé interne» ouvert par les gangs.

De graves violations des droits humains

Depuis, l’état d’urgence avait été ponctuellement réinstauré dans certaines provinces.

Plusieurs organisations internationales dénoncent de graves violations des droits humains en Équateur.

Mardi, 16 soldats ont été placés en détention provisoire, soupçonnés de la disparition forcée de quatre adolescents dont les corps ont été retrouvés calcinés près d’une base militaire, dans une affaire qui a suscité l’indignation dans le pays.

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