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Nationalité des policiersVenus de l’étranger, ils assurent la sécurité en Suisse

Les policiers doivent obligatoirement être Suisses dans le Canton de Vaud. Le Parti socialiste veut ouvrir ce métier aux étrangers. Sur le terrain, les polices comptent déjà des personnes d’origine étrangère. Exemple dans le Canton de Vaud et à Neuchâtel.

À 36 ans, l’appointé Prem a rejoint la police cantonale vaudoise il y a huit ans. Il travaille au poste de gendarmerie de la gare de Lausanne. «Mes parents sont Thaïlandais. Je suis arrivé en Suisse avec ma mère à 10 ans. Je suis menuisier de formation et l’envie d’être gendarme m’est venue plus tard, car je voulais me sentir utile et il était primordial de pouvoir aider les gens. J’ai obtenu ma naturalisation lorsque j’étais adulte, bien avant mon école de police. Au début, je travaillais en civil et je passais inaperçu en filature. Il arrivait même que des suspects viennent me demander des conseils. Je me rends parfois en Thaïlande, car j’y ai de la famille, mais je me sens d’ici car j’ai grandi ici. Comme gendarme, j’ai eu affaire deux fois à des Thaïlandais. Je me souviens d’un incendie dans le logement d’une Thaïlandaise qui parlait peu français. Elle était très stressée et le fait que je parle sa langue a fait descendre son stress. J’ai été insulté une seule fois sur mon origine, mais par une personne qui était déjà opposée à l’uniforme.»
À 36 ans, l’appointé Prem a rejoint la police cantonale vaudoise il y a huit ans. Il travaille au poste de gendarmerie de la gare de Lausanne. «Mes parents sont Thaïlandais. Je suis arrivé en Suisse avec ma mère à 10 ans. Je suis menuisier de formation et l’envie d’être gendarme m’est venue plus tard, car je voulais me sentir utile et il était primordial de pouvoir aider les gens. J’ai obtenu ma naturalisation lorsque j’étais adulte, bien avant mon école de police. Au début, je travaillais en civil et je passais inaperçu en filature. Il arrivait même que des suspects viennent me demander des conseils. Je me rends parfois en Thaïlande, car j’y ai de la famille, mais je me sens d’ici car j’ai grandi ici. Comme gendarme, j’ai eu affaire deux fois à des Thaïlandais. Je me souviens d’un incendie dans le logement d’une Thaïlandaise qui parlait peu français. Elle était très stressée et le fait que je parle sa langue a fait descendre son stress. J’ai été insulté une seule fois sur mon origine, mais par une personne qui était déjà opposée à l’uniforme.»
Patrick Martin

Est-ce qu’il faut forcément être Suisse pour être un bon flic? Dans le Canton de Vaud, aujourd’hui, la loi est claire: un policier ou un gendarme doit obligatoirement avoir la nationalité suisse. Mais le Grand Conseil décidera dans quelques mois s’il veut ouvrir le métier de policier aux étrangers détenteurs d’un permis C, comme c’est le cas pour les assistants de sécurité publique (ASP) et les gardiens de prison.

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