Chevron au VenezuelaLe rapatriement de migrants affecté par une licence pétrolière
Le président vénézuélien a dit samedi que la fin de la licence du pétrolier Chevron «affecte» le rapatriement de migrants.

La révocation par Washington de la licence du pétrolier Chevron au Venezuela «affecte» le rapatriement de migrants depuis les États-Unis réclamé par l’administration de Donald Trump, a déclaré samedi le président Nicolas Maduro.
Les deux pays, qui avaient rompu leurs relations en 2019, ont rapatrié 366 Vénézuéliens depuis l’arrivée à la Maison-Blanche de Donald Trump.
Le président vénézuélien avait reçu un envoyé spécial du président américain, Richard Grenell, pour discuter des expulsions de Vénézuéliens des États-Unis, des prisonniers américains et des canaux de communication.
«Nous avons un petit problème»
«Maintenant, nous avons un petit problème parce qu’avec ce qu’ils ont fait, ils ont endommagé les communications que nous avions ouvertes», a déclaré Nicolas Maduro lors d’un événement officiel lors duquel il a critiqué la décision d’avoir mis fin à la licence de Chevron dans le pays.
«Et cela a affecté les transferts aériens que nous avions déjà programmés pour amener nos frères et sœurs migrants chez nous et les embrasser avec amour lorsqu’ils arrivent dans leur patrie».
Les vols de rapatriement convenus étaient assurés par la compagnie aérienne publique Conviasa, sous sanctions, qui a pris en charge un premier groupe de 190 Vénézuéliens à El Paso, au Texas, et un autre groupe de 176 ressortissants au Honduras, venant de la base militaire américaine de Guantanamo.
Des sanctions américaines
Selon des informations publiées par le Wall Street Journal vendredi, le gouvernement vénézuélien a averti en privé l’administration Trump qu’il n’accepterait plus de migrants à la suite de la révocation de la licence de Chevron.
Washington ne reconnaît pas Nicolas Maduro, au pouvoir depuis 2013 et investi en janvier pour un troisième mandat, comme le président légitime du pays sud-américain sous sanctions américaines.
Donald Trump avait présenté la révocation de la licence de Chevron comme une réponse au résultat, jugé illégitime, de l’élection présidentielle de juillet dernier.
Un peu plus d’un million de barils de pétrole par jour
Washington reprochait aussi au Venezuela de n’avoir pas appliqué des accords de rapatriement de migrants illégaux des États-Unis.
Le Venezuela produit un peu plus d’un million de barils de pétrole par jour, dont plus de 200’000 barils étaient issus des opérations de Chevron et destinés aux États-Unis.
Le groupe américain était partenaire de la compagnie pétrolière nationale PDVSA pour quatre projets pétroliers. Nicolas Maduro a assuré que la production de pétrole ne baisserait pas après le départ de Chevron.
AFP
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