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JusticeTamedia publie un droit de réponse de Maudet

Le tribunal a livré son verdict dans un contentieux entre l'éditeur zurichois et le conseiller d'Etat genevois.

La justice a conclu que la version initiale du droit de réponse transmise par Pierre Maudet ne pouvait pas être publiée en l'état.
La justice a conclu que la version initiale du droit de réponse transmise par Pierre Maudet ne pouvait pas être publiée en l'état.
Keystone

Le Tribunal de première instance de Genève a tranché dans un contentieux sur un droit de réponse opposant Tamedia à Pierre Maudet. L'éditeur a dû publier un droit de réponse. La justice a toutefois exigé des modifications au texte que souhaitait imposer le conseiller d'Etat genevois au Tages-Anzeiger.

Le jugement date du 28 juin dernier et a été notifié aux parties le 30 août. Tamedia doit assumer l'ensemble des frais judiciaires, ce que l'éditeur «va contester», écrit-il dans un communiqué mardi. Tamedia doit par ailleurs verser des dépens à Pierre Maudet à hauteur de 2220 francs, indique le jugement du tribunal genevois, que Keystone-ATS a pu obtenir.

«Tamedia ne comprend pas pour quelle raison elle doit assumer l'entièreté des frais», poursuit l'éditeur. Le groupe «avait refusé à bon droit de publier la première version du droit de réponse». Malgré l'obligation de publier un droit de réponse et d'assumer les frais, il estime néanmoins dans son communiqué que le tribunal genevois a «confirmé sa position» dans cette affaire.

Le jugement du tribunal genevois ordonne à l'éditeur de publier immédiatement sur son site un droit de réponse. «J'ai ce que je souhaitais, un droit de réponse clair», a commenté Pierre Maudet, contacté par Keystone-ATS. «Quant à l'attitude de Tamedia, qui attend neuf mois pour publier un droit de réponse et s'arroge ensuite la victoire en justice, c'est un pur scandale.»

Un texte modifié

Cette affaire est liée à un article paru fin novembre 2018 dans le Tages-Anzeiger. Le texte évoquait le congé maladie d'une journaliste de la RTS, qui avait notamment enquêté sur le voyage de Pierre Maudet à Abu Dhabi. Selon l'article, le magistrat avait mal pris cette «curiosité critique» et était intervenu auprès de la rédaction en chef de la RTS.

À la suite de la parution de l'article, Pierre Maudet avait demandé au Tages-Anzeiger un droit de réponse. Ce dernier lui a été refusé, la forme proposée par le magistrat ne convenant pas au journal. Un accord n'ayant pas pu être trouvé, le contentieux a été finalement porté par Pierre Maudet devant la justice civile du canton de Genève.

Le Tribunal a procédé en tout à six modifications du texte, qui sont des éléments mineurs, selon Pierre Maudet. De son côté, Tamedia dit se réjouir du fait que la justice ait supprimé du texte «une allégation non justifiée portant atteinte à l'honneur d'une journaliste romande».

Publication en ligne

Le texte a été publié par Tamedia mardi. «Lorsque j'ai contacté» le rédacteur en chef de la RTS, c'est parce que la journaliste «ne m'avait pas confronté à des informations avant de les publier», lit-on dans le droit de réponse publié au bas de la version en ligne de l'article incriminé.

«Je n'ai jamais essayé, directement ou indirectement, d'influencer qui que ce soit à la RTS», affirme le magistrat dans le droit de réponse. Le journal zurichois précise pour sa part que «la rédaction s'en tient à sa représentation des faits».

De son côté, l'avocat de la journaliste, Romain Jordan, a rappelé «qu'aucun reproche de quelque nature que ce soit n'a jamais été formulé contre sa cliente». «Son travail et sa ténacité ont au contraire toujours été unanimement loués», a-t-il dit à Keystone-ATS.

(ats)

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