Passer au contenu principal

Genève Unia veut revaloriser les professions féminisées de l’ombre

Le syndicat lance une campagne à Genève pour réclamer des négociations salariales dans le commerce de détail, les EMS et le secteur du nettoyage.

Les vendeuses, comme d’autres métiers très féminisés, ont été en première ligne durant la pandémie pour assurer un service essentiel à la population.
Les vendeuses, comme d’autres métiers très féminisés, ont été en première ligne durant la pandémie pour assurer un service essentiel à la population.
KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

Le syndicat Unia lance à Genève une campagne pour revaloriser les salaires des métiers qui se sont retrouvés au front lors de la crise sanitaire. La pandémie de Covid-19 a mis en lumière les conditions hautement précaires de ces branches féminisées.

Pendant la période de semi-confinement, la population a pu s’apercevoir que le personnel soignant n’a pas été le seul à montrer son dévouement et à prendre des risques pour sa santé. Les vendeuses et les nettoyeuses ont aussi participé au maintien de services essentiels pour tous, indique Unia mercredi.

Les applaudissements ne suffisent plus

Ces métiers de l’ombre, occupés en grande majorité par des femmes issues de l’immigration, ont toutefois la particularité d’être très peu rémunérés. «Le grand public s’est rendu compte que ces personnes, si indispensables à la vie en société, gagnent des salaires qui permettent à peine de vivre à Genève», note Unia.

Le syndicat rappelle que 10% des travailleurs genevois ont aujourd’hui un salaire inférieur à 23 francs de l’heure. Pour Unia, les applaudissements au balcon ne suffisent plus. Il réclame, avec d’autres syndicats, l’ouverture de négociations salariales dans le commerce de détail, dans les EMS et dans le nettoyage.

(ATS/NXP)