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Conseils sur la sexualité«Une opération a tout bouleversé»

La chirurgie est une agression. Or, la sexualité a besoin de sécurité et de confort.

Dessin d’illustration
Dessin d’illustration
Lavipo

«Suite à une intervention gynécologique chirurgicale en raison de kystes, je n’arrive plus à avoir de rapports sexuels. J’avais pourtant une vie érotique épanouie.»

Julie, 49 ans

Réponse:

Une opération chirurgicale, aussi bénigne soit-elle, n’est jamais une intervention anodine. Même si elle est nécessaire, il s’agit d’une atteinte à l’intégrité physique et psychique. Alors que la guérison est apparemment complète, il arrive que des réactions psychologiques, dont la gravité est très fluctuante, apparaissent. Parfois, il s’agit de simples émotions, qui ont besoin d’être vécues et provoquent des pleurs ou des accès de colère. D’autres fois, elles créent des traumas. L’expérience vécue lors de l’intervention ainsi que ce qu’elle représente pour vous induisent alors des ressentis que l’esprit ne peut pas intégrer. Ceux-ci se transforment en symptômes, comme des blocages, justement, en apparence incompréhensibles et qui se répètent. Pour s’en sortir, il va être important d’identifier ce qui se cache derrière ces manifestations. Fréquemment, il s’agit d’un sentiment d’insécurité. Ensuite, la démarche de soin consistera à reconstruire des sensations de sécurité et de les incarner corporellement.

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