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Encre bleueUne ligne bien remplie

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«Ce n’est plus un bus, c’est une bétaillère!» La passagère exagère sans doute un poil. À dire vrai, je n’en sais rien. Je n’étais pas à l’arrêt de bus ce matin-là de janvier à attendre le 22 en direction de Lancy. Je n’y étais pas, mais c’était comme si, à entendre Patricia, fidèle usagère des TPG et remontée à bloc, me racontant la scène dans tous les détails.

Raison de son coup de sang? Ne pas avoir pu grimper à bord d’un véhicule de cette ligne, entre 7 h 30 et 8 h 10, tous les bus étant pleins à craquer! Ce n’était pas la première fois que pareille mésaventure lui arrivait. Mais quarante minutes dans le froid, ça ne passe pas!

«Impossible de se frayer un passage entre ces ados qui vont en cours avec leurs sacs à dos, collés-serrés jusqu’aux portes.» Tous masqués, certes, mais dans une promiscuité décourageante à l’heure des barrières sanitaires.
«Pourquoi les TPG ne font-ils pas des bus scolaires, pour que les usagers qui vont bosser puissent aussi utiliser les transports publics?» s’énerve Patricia.

Eh bien, ils existent déjà! Ces courses, dites de «renfort à vocation scolaire», se trouvent sur d’autres lignes qui desservent certaines écoles du canton. Mais pas sur la ligne 22! Selon les TPG, la fréquentation y est certes importante en début de journée mais reste acceptable, avec une moyenne de 70 voyageurs pour une capacité de 110 places. Et puis un bus circule déjà en renfort (à 7 h 49) en plus de la fréquence habituelle de dix minutes en vigueur sur cette ligne. Bon, il suffit parfois de pas grand-chose pour que cette belle organisation dérape…

Reste que le service public surveille très attentivement, me dit-on, la charge observée sur les parcours desservant des écoles. L’adaptation de son offre, le 22 février, lui donnera une certaine marge de manœuvre. Il se réserve donc la possibilité d’agir en concertation avec le DIP si la situation devait l’exiger. C’est Patricia qui va être contente!