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InsoliteUn Vaudois invente le cercueil qui fait étagère

Kyril Gossweiler a imaginé une bière à double usage pour lui donner une vie avant la mort. L’objet funéraire non identifié a le don de faire parler d’un tabou.

Les cercueils-étagères imaginés par Kyril Gossweiler sont fabriqués dans des ateliers d’insertion socioprofessionnelle, notamment celui de la Fondation Le Relais, à Morges.
Les cercueils-étagères imaginés par Kyril Gossweiler sont fabriqués dans des ateliers d’insertion socioprofessionnelle, notamment celui de la Fondation Le Relais, à Morges.
Florian Cella

S’il n’existait pas, il faudrait l’inventer. Kyril Gossweiler s’en est déjà chargé. Ce Vaudois a développé un modèle de cercueil qui ne manque pas de caractéristiques inédites, la première étant qu’il peut être utilisé comme étagère bien avant que ne sonne le glas. À la fois mobilier et dernière demeure, l’objet est pour l’instant fabriqué par deux ateliers de réinsertion socioprofessionnelle en Suisse romande, à Genève et à Morges, et mis en vitrine sur internet sous le label My Last Home.

Personnalisables

Kyril Gossweiler nous accueille à la menuiserie morgienne de la Fondation Le Relais, où les prototypes ont été développés. En bois d’épicéa, on ne peut plus simple, l’un des exemplaires a tout d’une bibliothèque agrémentée de tablars. Un autre a été peint par un artiste local, Nicolas Bamert, ou l’Original, donnant une idée des possibilités de personnalisation. Seules les poignées fixées sur les côtés trahissent le fait que l’objet sera un jour mis en terre ou mené au crématorium. Les tablars, eux, s’assemblent pour former un couvercle pour ferme la boîte.

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