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Les jardins familiaux 5/5Un typographe dans les légumes

Jean Desbaillet cultive son jardin depuis dix ans, à Chêne-Bourg. Des constructions vont mettre fin à sa deuxième carrière.


Anne et Jean à leur fenêtre, un peu cachés par d’énormes géraniums, savourent la vie. Pour entrer dans leur chalet, il est conseillé d’actionner le trombone en pressant vivement sur… euh… mettons la soufflette.

Anne et Jean à leur fenêtre, un peu cachés par d’énormes géraniums, savourent la vie. Pour entrer dans leur chalet, il est conseillé d’actionner le trombone en pressant vivement sur… euh… mettons la soufflette.
Lucien FORTUNATI

Jean Desbaillet dans les géraniums… Il y a dix ans, l’âge de la retraite arrivé, il quittait la «Tribune de Genève», un peu à contrecœur. Le jardin, c’est l’antidote à l’ennui qu’Anne, sa femme, lui a concocté. On voit que le traitement a marché quand il énumère l’étalement des récoltes du printemps à l’automne: «La salade qui n’aime pas la chaleur et pousse vite, les radis, les petits pois, les fèves, les artichauts, puis les tomates, les poivrons, les piments. En automne, ce sont les choux, les poireaux, les pommes de terre.» Et l’hiver? C’est l’époque des semis, avec un petit problème de réglage: au début de sa carrière, le jardinier amateur a planté plus de soixante pieds de tomates, avant d’être submergé lors de la récolte.

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