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Un succès pour la Super LigueLa justice européenne inflige une claque à l’UEFA

Aleksander Ceferin et l’UEFA font grise mine, après la décision de la justice européenne.
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Depuis l’arrêt Bosman, jamais une décision de justice n’avait été aussi importante pour le football européen. En 1995, le litige entre Jean-Marc Bosman et le club du FC Liège avait établi l’illégalité des quotas sportifs. Cette fois, c’est le premier pas vers la création d’une ligue concurrente à la Ligue des champions et aux Coupes européennes actuelles qui se dessine.

L’arrêt de la Cour de justice européenne (CJUE) ne valide pas pour autant la légalité de cette compétition privée, lancée à l’époque par douze clubs influents. Mais elle offre une nouvelle ouverture aux promoteurs d’une sécession.

«Nous n’allons pas essayer de les stopper, ils peuvent créer ce qu’ils veulent.»

Aleksander Ceferin, président de l’UEFA

En avril 2021, les clubs dissidents avaient annoncé leur propre compétition privée, à l’énorme potentiel commercial, par une offensive lancée à minuit juste avant une vaste réforme de la Ligue des champions, frontalement concurrencée. Attaquées par surprise, l’UEFA et la FIFA avaient alors menacé les dissidents de sanctions. Plusieurs pays ont alors envisagé des mesures législatives, poussant neuf des clubs rebelles à jeter l’éponge. L’aventure avait capoté en moins de quarante-huit heures. Deux ans plus tard, seuls les clubs espagnols du Real Madrid et du FC Barcelone n’ont pas désarmé.

L’organisation A22, créée après l’échec du premier projet de Super Ligue, a salué jeudi «la fin du monopole de l’UEFA» et immédiatement proposé une nouvelle mouture très différente de la première Super Ligue, puisqu'elle ne comporte «aucun membre permanent» et est assortie d’un système de promotion-relégation et de solidarité financière.

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Ainsi, ce nouveau projet concernerait 64 clubs chez les hommes et 32 chez les femmes. La Super Ligue masculine serait répartie en trois divisions. La Star League (D1) avec 16 clubs répartis dans deux groupes de 8. La Gold League (D2) est également divisée par deux groupes de 8 formations. Et enfin la Blue League (D3), avec 32 équipes réparties dans quatre groupes. Le format féminin est identique pour les deux premières divisions, mais ne comporte pas de Blue League.

Il y aurait dans tous les cas deux promotions et deux relégations par année dans les deux premières ligues. Alors qu’il y aurait 20 promus et 20 relégués (!) en Blue League. Le format comporterait une phase de «ligue» et une phase finale.

Gratuité des matches

Ces championnats se joueraient en semaine et entreraient directement en concurrence avec les Coupes européennes de l’UEFA. Les clubs disputeraient entre 14 et 19 rencontres. La société A22 a également indiqué que tous les matches et résumés de matches seraient disponibles gratuitement via une plateforme de streaming baptisée Unify, financée par la publicité.

De nombreuses réactions négatives ont suivi l’annonce de la CJUE. À commencer par celle du président de l’UEFA, Aleksander Ceferin. «Nous n’allons pas essayer de les stopper, ils peuvent créer ce qu’ils veulent, a lancé le dirigeant slovène. Nous avons regardé la soi-disant présentation de A22 Sports. Difficile pour moi de décider s’il faut être choqué ou amusé par ce spectacle.»

Des clubs comme le Bayern Munich, l’Atlético Madrid, Manchester United se sont dits opposés au projet de Super Ligue. De même que la Liga espagnole, la Premier League anglaise, le syndicat des joueurs (FIFpro Europe), la FSP (Football Supporters Europe) ou encore la Swiss Football League. Même le gouvernement britannique est prêt à légiférer en 2024 pour stopper toute initiative allant dans le sens d’une Super Ligue privée réservée aux clubs de l’élite européenne.

Nouvelle ère

Dans le camp des clubs favorables, le FC Barcelone et le Real Madrid ont manifesté leur grande satisfaction. À commencer par Florentino Pérez. «Nous sommes au début d'une nouvelle ère, nous pourrons travailler librement et sans menaces, dans le but d'innover et d'améliorer le football», a déclaré l’homme fort du Real.

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Pérez a également rappelé que la Super Ligue est fondée sur le mérite sportif et qu’elle imposera le fair-play financier. Des propos qui font sourire, quand on sait la peine que le Real Madrid a pour respecter ce fameux fair-play financier…