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JusticeL’humanité coupable d’un aumônier de Champ-Dollon

Le prêtre a été condamné pour avoir fait sortir les lettres d’un détenu. Elles contenaient des instructions pour dissimuler des preuves.

L’aumônier officiait à la prison de Champ-Dollon.
L’aumônier officiait à la prison de Champ-Dollon.
KEYSTONE

Depuis le début de cette affaire, il dort peu. Sa mémoire vacille, dit-il, et sur le banc des accusés, il apparaît sincèrement affecté par ce qui lui arrive. Lui, le prêtre engagé comme aumônier à la prison de Champ-Dollon, l’homme de foi bientôt septuagénaire décrit par ses confrères comme «dévoué mais taiseux» n’a pas compris pourquoi la police a débarqué chez lui, un matin à 5 h 30. Il n’a pas compris les menottes, le transfert à Champ-Dollon, les cinq jours de détention préventive et maintenant ce procès. «Je n’ai agi que par humanité», dit-il sobrement.

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