Un prédateur au milieu du villageUn loup aperçu en plein cœur du Brassus
Le prédateur, qui pourrait appartenir à la meute du Marchairuz, a été filmé en pleine journée dans le village, peut-être à la recherche d’une carcasse.

Il n’y a pas que des photos de paysages enneigés qui illustrent en ce moment la vallée de Joux. La chaîne publique France 3 Bourgogne-Franche-Comté relaie ce mercredi la vidéo de ce qui a tout l’air d’être un loup, observé mardi dans le village du Brassus (commune du Chenit), et publiée sur les réseaux sociaux.
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On y voit l’animal se déplacer au milieu d’une route, renifler plusieurs fois l’accotement, puis revenir sur la chaussée. Il est visiblement aux abois, comme en témoigne sa queue repliée entre ses pattes postérieures, ses oreilles en arrière et ses coups d’œil de tous côtés. Le grand canidé remonte ensuite en direction du Marchairuz pour s’asseoir en surplomb.

La séquence, qui cumulait 4000 vues en début d’après-midi, a été diffusée sur une page Facebook d’opposants au prédateur carnivore intitulée «Non au loup», dont le contenu recense notamment les attaques côté français. Une autre vidéo prise depuis le même point de vue, reprise par le groupe «T’es de la vallée de Joux si…», montre le canidé partir dans la direction opposée.
Ces séquences ont été filmées mardi matin par des employés de l’entreprise microtechnique Piguet Frères SA, située rue du Rocher, non loin du départ du téléski des Mollards. «C’est la première fois qu’on le voit ici, alors tout le monde a sorti son appareil photo, confirme le directeur Frédéric Meylan. On est chanceux de l’avoir vu. Mais ce n’est pas étonnant, car les chamois viennent régulièrement brouter l’herbe sous nos fenêtres. Forcément, leurs prédateurs sont dans les parages.»

L’entrepreneur précise qu’une carcasse, sans doute abandonnée momentanément par le loup, était présente au bord de la route un peu plus tôt, avant que des agents de la commune ne la débarrassent. «Il semble être revenu la chercher, mais il ne la trouvait plus», avance le témoin oculaire, qui insiste sur le fait que l’animal semblait apeuré et sur ses gardes. L’événement n’a pas suscité de craintes parmi le personnel, ajoute Frédéric Meylan.
La présence d’un loup dans une zone habitée en plein jour a de quoi impressionner. «Ils ne viennent pas chercher le contact avec l’homme parce que l’homme est un danger pour eux», a précisé Julien Regamey, coordinateur de terrain à la Fondation Jean-Marc Landry, interrogé par France 3. Il estime que le loup provient de la meute du Marchairuz, l’une des trois évoluant dans la zone avec celles du Risoux et du Mont-Tendre.
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