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L’éditorialUn ovni dans l’islam romand

«Il paraît normal que les pouvoirs publics s’assurent de la légitimité des acteurs qu’ils reconnaissent.»

6 commentaires
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    Gilles Hieron

    «Il paraît normal que les pouvoirs publics s’assurent de la légitimité des acteurs qu’ils reconnaissent.»

    Pas du tout.

    Les pouvoirs publics n'ont pas à s'assurer de la légitimité de qui que ce soit en matière de religion, pas plus qu'ils n'ont à reconnaître qui que ce soit en matière de religion. Le deuxième point étant la cause du premier.

    L'état n'a pas à se préoccuper de religion. Ni négativement ni positivement. La religion est une pratique qui relève du privé, et l'état n'a pas à interagir avec les gens sur cette base. Cela veut dire qu'il n'a pas à s'immiscer dans les affaires d'une religion (c'est par exemple inadmissible d'interdire les minarets ou la burka, l'état n'a pas à légiférer sur ce genre de choses), pas plus qu'il n'a s'adapter à une religion ou à lui faire des concessions pour lui faciliter les choses (par exemple les horaires de piscine spécifiques pour les femmes c'est non).

    La neutralité de l'état a deux facettes, l'une renvoie au respect de la liberté de culte, l'autre renvoie à la séparation entre l'Eglise et l'état. D'une part l'état n'organise pas la religion et ses activités, ce serait de l'ingérence contre la liberté de culte. D'autre part l'état n'implémente pas dans son fonctionnement des règles religieuses, ce serait permettre à une religion de prendre le contrôle de l'appareil d'état et dinplémenter de force pour tous ses préceptes.

    De grignoter l'un ou l'autre de ces deux principes c'est aller au devant de très mauvaises surprises.