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Au Palais de l’AthénéeUn opéra s’invite dans les arts plastiques

La jeune artiste genevoise Anaïs Wenger a réinterprété «Tosca» dans une installation à voir à la Salle Crosnier, au Palais de l’Athénée.

L’acte II de l’opéra de Puccini vu par Anaïs Wenger.
L’acte II de l’opéra de Puccini vu par Anaïs Wenger.
Greg Clément

Par la fenêtre ouverte, le timbre fauve de Maria Callas s’échappe à travers le store baissé. Jaillissant de barres de son posées au sol, l’aria tragique de «Vissi d’arte» («J’ai vécu pour l’art») matérialise dans l’espace la douleur de Floria Tosca: l’héroïne de l’opéra éponyme de Puccini y dit son désespoir d’être forcée de s’offrir au chef de la police pour sauver son peintre bien-aimé. Le mélodrame constitue le point de départ de l’exposition présentée par Anaïs Wenger à la Salle Crosnier jusqu’au 18 juillet. Usant d’un langage visuel, la plasticienne genevoise a transposé l’œuvre lyrique dans une installation en trois actes, à l’instar du livret.

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