Un numéro vert pour dénoncer les abus à l'école publique
Le Département de l'instruction publique genevois a rappelé lundi sa fermeté face aux violences sexuelles sur des élèves.

La conseillère d'État genevoise Anne Emery-Torracinta a répété lundi qu'elle n'aura aucune indulgence à l'égard d'enseignants qui profiteraient de leur position d'autorité pour abuser d'élèves. Ce rappel a été fait par la magistrate, alors que plusieurs affaires anciennes ont été récemment relatées par la presse.
Des accusations ont notamment visé Tariq Ramadan. L'islamologue aurait eu des relations sexuelles avec certaines de ses élèves lorsqu'il était professeur au collège, dans les années nonante, à Genève. Le département de l'instruction publique (DIP) ne dispose d'aucun élément, à ce jour, pouvant confirmer ces faits.
Devoir d'exemplarité
Pour Mme Emery-Torracinta, «le principe de tolérance zéro» doit s'appliquer. Chaque dénonciation doit faire l'objet d'investigations. Aux yeux de la patronne du DIP, qui se dit très sensible à toute forme de violence sexuelle et de harcèlement à l'encontre des femmes, les enseignants ont un devoir d'exemplarité.
«Je suis responsable de la sécurité des élèves et ces derniers doivent considérer l'école comme un espace sécurisé», a poursuivi Mme Emery-Torracinta. La conseillère d'État a dit comprendre la difficulté des victimes à raconter ce qui leur est arrivé. Parfois, la parole se libère au bout de plusieurs années seulement.
Ligne verte
Afin de faciliter les confessions, le DIP a décidé d'ouvrir une ligne verte dès janvier prochain en collaboration avec le Centre LAVI d'aide aux victimes d'infractions. Il s'agira d'un lieu neutre hors du département, a souligné Mme Emery-Torracinta. Les éventuelles victimes actuelles ou passées pourront témoigner.
Le Centre LAVI évaluera les dossiers et guidera les personnes. Il livrera aussi des statistiques anonymes à l'administration. Le DIP va également rappeler aux enseignants et aux élèves leurs droits et leurs devoirs d'ici à la rentrée scolaire d'automne et adapter le dispositif interne de prévention, a noté Mme Emery-Torracinta.
Parfois, il est difficile de prendre conscience que l'on est une victime, a souligné la magistrate. Enfin, le DIP veut agir en amont en créant une plate-forme de veille chargée «d'anticiper les changements sociétaux» qui auront des conséquences sur la vie scolaire.
ats
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