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Mode de financementUn nouveau type d’obligations durables fait mouche

Les emprunts obligataires liés à la durabilité, dont le taux d’intérêt versé aux investisseurs grimpe si des objectifs environnementaux, sociaux et de bonne gouvernance ne sont pas atteints à l’échéance, attirent les entreprises.

À l’inverse des obligations vertes, les emprunts liés à la durabilité n’obligent pas les entreprises à investir l’argent collecté directement dans des projets durables. Mais ces dernières doivent avoir fixé des objectifs de durabilité au niveau de leur activité globale.
À l’inverse des obligations vertes, les emprunts liés à la durabilité n’obligent pas les entreprises à investir l’argent collecté directement dans des projets durables. Mais ces dernières doivent avoir fixé des objectifs de durabilité au niveau de leur activité globale.
KEYSTONE

Le point commun entre le cimentier Lafarge Holcim, le fournisseur délectricité Enel, Novartis ou encore Chanel? Ces géants ont lancé des emprunts dont le taux d’intérêt augmente s’ils n’arrivent pas à montrer patte verte. Un concept totalement nouveau en matière obligataire. «Si les objectifs ESG définis au niveau de la firme ne sont pas atteints à l’échéance, le coupon à payer grimpe, ce qui va lui coûter plus cher», souligne Antoine Mach, directeur de l’agence de notation Covalence.

«En tapant au portefeuille, on s’assure que les objectifs de durabilité affichés par l’entreprise seront pris au sérieux.»

Bertrand Gacon, cofondateur de la plateforme collaborative Impaakt

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