Journée mondialeUn nouveau guide recense les offres de soutien face au cancer
Travail, assurance, famille, activité physique… en Suisse romande, des dizaines d’associations accompagnent les patients.

- Un nouveau guide recense quelque 80 organisations de soutien pour les malades du cancer.
- La maladie bouleverse la vie des patients bien au-delà des aspects médicaux.
- Jusqu’ici, il était difficile d’avoir une vue d’ensemble des prestations existantes.
- Des conférences ont lieu le 4 février à Lausanne et Genève pour présenter le guide.
Le diagnostic d’un cancer, quel qu’il soit, bouleverse la vie des malades et de leurs proches. «Rapidement, une équipe de soignants se met en place autour des patients, avec un programme médical très structuré. Mais il y a toutes sortes d’autres besoins face auxquels il peut y avoir un grand sentiment de solitude ou d’impuissance. Il est donc important de montrer que de nombreuses offres de soutien existent», observe Chantal Diserens, directrice de la Ligue vaudoise contre le cancer (LVC).
C’est la raison d’être du nouveau guide édité par la LVC et son homologue genevoise à l’occasion de la Journée mondiale contre le cancer, mardi. S’il n’a pas la prétention d’être exhaustif, l’ouvrage présente tout de même 80 organisations réparties dans toute la Suisse romande. Il comporte une partie pour les adultes et une autre pour les enfants et adolescents.
Des besoins multiples
Quels peuvent être ces besoins? Ils sont liés au travail (manière d’annoncer sa maladie à son employeur ou de gérer son activité en tant qu’indépendant), à la famille (comment se comporter vis-à-vis des enfants, quel soutien existe pour les proches), aux assurances sociales (quelle protection s’applique) ou, bien sûr, aux patients eux-mêmes (quels espaces existent pour se ressourcer, quelles activités sont proposées).
«Les ligues cantonales sont bien connues, notamment pour la réadaptation oncologique, le soutien aux proches et les questions liées aux assurances et aux finances, mais il existe plein d’autres structures complémentaires. Elles sont parfois plus spécialisées sur une maladie et un type d’activité. Il y a aussi des associations qui se concentrent sur des cancers rares», explique Chantal Diserens.
Mieux connaître le réseau
En visitant des structures médicales, la LVC s’est rendu compte que la documentation mise à disposition des patients n’était pas toujours très fournie, par manque de place dans les salles d’attente ou parce que l’éventail d’organisations est tellement large qu’il est difficile de toutes les présenter. Le problème est en partie résolu par ce nouveau guide qui tient en une cinquantaine de pages et renseigne, pour chaque entité, sur le type de soutien qu’elle offre, son coût, le lieu d’accueil et ses coordonnées. Il sera régulièrement étoffé.
La préparation de ce petit livre a aussi permis aux différents acteurs de mieux se connaître. «Ce n’est pas anodin, ça permet à chacun d’entre nous de mieux orienter les patients dans le réseau si nous estimons qu’il y a une autre offre qui peut leur correspondre», conclut la directrice.
À noter que deux conférences sont organisées mardi à Lausanne (Musée olympique à 18 h) et Genève (Centre médical universitaire à 18 h) afin de présenter le guide et d’échanger sur l’impact émotionnel de la maladie, en particulier «la quête de sens».
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