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Bords du RhôneUn homme coule à pic: des passants se jettent à l’eau et lui sauvent la vie

Ce nouvel accident de nage est survenu peu après 12 h 30 le long du sentier des Saules.

Police, pompiers et sanitaires, vingt sauveteurs engagés au bord du Rhône, ce vendredi à la mi-journée.
Police, pompiers et sanitaires, vingt sauveteurs engagés au bord du Rhône, ce vendredi à la mi-journée.
 Incendie Secours Genève

Le ciel voilé de la mi-journée a vidé les bords du Rhône, hier encore surpeuplés. Pas complètement. C’est la chance de cet homme qui, peu après 12 h 30, ce vendredi, se met à l’eau le long du sentier des Saules, sur la rive gauche, à mi-distance entre le pont de Sous-Terre et la pointe de la Jonction.

À peine immergé, le nageur coule à pic. Des gens l’ont vu. Ils se muent en sauveteurs et font tout juste, les gestes salvateurs comme les informations transmises. La scène se déroule à 3 mètres de la bouée rouge, plantée dans l’herbe.

Elle porte un numéro à deux chiffres, le 14, aussitôt transmis à celui qui en fait trois, le 118. La centrale géolocalise l’endroit, diffuse et envoie. Des secours en nombre, bateliers du SIS, Brigade de la navigation, des moyens terrestres, quatre véhicules, vingt sauveteurs, tous services confondus.

Les primo-intervenants sont parvenus à récupérer le corps au fond du fleuve, tout proche du bord, et à le hisser sur la berge pour le mettre en position latérale de sécurité.

Les ambulanciers du SIS prennent en charge la victime, préalablement extraite de l'eau par des passants.
Les ambulanciers du SIS prennent en charge la victime, préalablement extraite de l'eau par des passants.
 Incendie Secours Genève

L’homme était vivant, il allait mourir. La suite, dans les mains des ambulanciers, puis départ pour l’hôpital. Après cela, qui se répète mais n’est jamais banal, les félicitations des professionnels du sauvetage à l’adresse de ces citoyens anonymes qui ont uni leurs efforts, fait preuve de beaucoup de courage et de lucidité pour sauver une vie.

Les mots sans médaille sont de l’officier de communication du SIS, le lieutenant Nicolas Millot, ainsi que du commandant Nicolas Schumacher. On en profite pour réviser avec eux ces autres mots qui appartiennent au vocabulaire de la prévention.

Citation, à haute voix: «Nager en eau libre comporte des risques. Ne jamais nager seul. Porter un gilet d’aide à la flottabilité. Prévenir les amis. Disposer de moyens pour appeler les secours quand on descend le Rhône. Garder les yeux sur les autres.»

Des consignes figurant par ailleurs sur les panneaux installés des deux côtés du fleuve. Ils ne sont pas décoratifs. Encore moins en ce moment. En aval du pont de Sous-Terre, des centaines de baigneurs jusqu’au soir, sur ce plan d’eau qui ressemble de plus en plus à une piscine géante mais ouverte, traversée par de forts courants.

Les habitués du comptage empirique au ras du bitume vous le diront: on n’a jamais vu autant de monde se baigner en même temps dans le fleuve et sauter du pont. L’eau dépasse largement les 20 degrés, elle offre le meilleur des rafraîchissements. Mais elle est vive, exigeante et chahutée. Surtout, elle est objectivement dangereuse pour celui qui n’a aucune expérience de cette eau-là.

Les piscines du canton sont ouvertes, surveillées et toutes pratiquent cet été des tarifs imbattables. Profitez-en, nom de bleu. Oui, bleu aquatique, en bassin fermé.